René barjavel

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  • 24.1.1911 René Gustave Henri Barjavel wird in Nyons (in der Drome) geboren. Seine Mutter heiratete Henri Barjavel, Bäcker, im 1909, nachdem ihr 1. Mann im 1903 verstorben war. Marie nimmt zwei Söhne mit in die Ehe, Paul (geboren 1899) et Émile (geboren 1902), die elf und neun Jahre alt sind als René die Welt erblickt. Diese « Patchwork » - Familie lebt harmonievoll und wird mit grossem Enthusiasmus von René getragen
    1914-19 Henri, sein Vater verlässt die Familie und geht an die Front, Marie kümmert sich um die Bäckerei. Der junge René war vor allem von weiblichen Wesen umgeben: seine Mutter, seine Tanten und Cousinen.
    29.5.1922 Mit elf verliert er seine Mutter an der Schlafkrankheit, die von den Soldaten des 1. Weltkrieges importiert wurde, er fühlt sich verlassen und ist destabilisiert.
    1923-27 beginnt er das « Collège » Gymnasium im Internat und entdeckt seine Passion für Literatur. Macht den Baccalauréat, doch dabei bleibt es dann auch, da er über wenig familiäre Unterstützung und Geld verfügt.
    1928-34 Verschiedene Aushilfsjobs als Aufseher, Bankangestellter und Moderator usw. Mit 18 beginnt er seien journalistische Karriere bei « Progrès de l'Allier » in Moulins. 
    1934 schreibt er sein 1. Buch : Colette à la recherche de l'amour, publiziert von La Nouvelle Province Littéraire, 400 Ex. 1935 Sekretär der Redaktion des Magazins Le Document, danach wird er Produktionsleiter des Verlags Denoël. Er schreibt eine Kinokolumne beim Merle Blanc, wo er das Pseudonym G.M. Loup verwendet (Grand Mechant Loup).
    1936 Heirat von Madeleine de Wattripont. 1937 Naissance de Renée. 1939 Naissance de Jean. Er dient in der Armee als Kaporal.
    René Barjavel est mobilisé comme caporal d'intendance dans un régiment de Zouaves (Infanterie légère, armée d’Afrique).
    1940 Deutsche Besetzung und Demobilisierung. Er kommt zurück nach Paris mit seiner Familie und arbeitet wieder bei Denoël. Er schreibt einen Essay über die Zukunft des Films. Viele seiner Voraussagen haben sich bewahrheitet.
    1942 Die Stimmung des Krieges, die verbombten Städte und vielleicht auch verschiedene Ideologien dieses Zeitalters veranlassen ihn einen Roman zu schreiben, den er zuerst « Colère de Dieu » nennt. Er gibt ihn Denoël zum publizieren, dieser ändert den Titel und
    1943 erscheint der Roman unter dem Namen Ravage bei Denoël.
    Janvier 1944 René Barjavel wird bei Denoël zum Direktor Literatur befördert. 1945 Ende des Krieges. Es findet eine Bereinigung der Literaturwelt statt. R. Barjavel wird untersucht, aber für unschuldig befunden. Denoël wird hingerichtert. 1946 Journalist bei der Wochenzeitschrift Carrefour (1948-52) wo er die Rubrik "Theater" schreibt. Tarendol (Roman). Les Enfants de l'ombre (Novellen). Oct. 1950 wird er krank und zieht sich in den Süden zurück. 1951  Übernimmt er die Rubrik der Radiokritik. Zurück in Paris, schreibt er «Le Journal d'un homme simple »,
    De 1951 à 1965 arbeitet er vor allem als  Drehbuchautor und adaptiert verschiedene Texte für den Film, unter anderem arbeitet er mit Julien Duvivier: Don Camillo (Filmserie). 1957  Les Misérables (film). Jour de feu (roman). 1962  Barjavel nimmt am Aufschwung der französischen Science-Fiction teil. Er schreibt Colomb de la lune (Roman). 1965  Letzter Film : Don Camillo en Russie. Januar 1969 großer Erfolg der La Nuit des temps der den Prix des libraires bekommt.
    1969 Barjavel kommentiert die Apollo-Flüge zum Mond auf RTL. Er schreibt im Journal du Dimanche: Les Libres Propos. Die Artiker erscheinen in 3 Sammlungen, er schreibt auch Artikel im France-Soir.
    1972 beteiligte er sich an der Erstellung von Science-Fiction-Preis Apollo und wird Teil der Jury.
    1974 Barjavel arbeitet zusammen mit Olenka de Veer, an einer irischen Familiensaga Les Dames à la Licorne.
    1975 Les Années de la liberté (Berichte).
    1977 Barjavel schreibt wieder mit O. de Veer und der erste gemeinsame Roman erscheint: Les Jours du monde.
    1977 öffentliche Debatten und Demonstrationen über die Kernenergie. Barjavel, von der Natur fasziniert, nimmt Position als Umweltschützer ein und schreibt in seinem Buch: Offener Brief an die Lebenden und diejenigen die es bleiben möchten.
    1980 Barjavel sammelt seine Kindheitserinnerungen mit seinem Halbbruder Paul Achard, und macht eine fiktive Autobiographie: Blau Charette.
    1981 im Alter von 70 hört er auf mit dem Journalismus und schreibt Romane: Une Rose au paradis (roman).
    1982 La Tempête (roman).
    1984 Inspiriert von der Arbeit mit Olenka de Veer, schreibt er eine Adaptation der Artus-Zyklen : L'Enchanteur (Roman).
    1985 Barjavel packt ein neues Genre an : den Kriminalroman. Er sammelt seine Gedanken und Überlegungen über die Zukunft in einem Essay, stirbt aber im
    November 1985 in Paris an einem Herzinfarkt und sein Essay wird posthum auf Initiative seiner Tochter Renée.
    1986 Demain le paradis veröffentlicht.
    Während seines sehr produktiven Lebens, schrieb er auch Lieder und lebte seine Leidenschaft für die Farbfotografie aus.


    24.1.1911 René Gustave Henri Barjavel est à Nyons (en Drome). En effet, sa mère a épousé Henri Barjavel en 1909, boulanger à Nyons, après le décès (en 1903) de son premier mari. Du premier mariage de Marie avait deux fils, Paul (né en 1899) et Émile (né en 1902), âgés de onze et neuf ans à la naissance de leur demi-frère René. Cette famille "recomposée" a vécu dans une très bonne entente, supportée sans grand enthousiasme par le petit René. 1914-19 Henri, son père part pour le front, Marie se charge de la boulangerie. Le jeune René était surtout entouré de présences féminines : sa mère, ses tantes et ses cousines, dont Nini à laquelle il restera attaché toute sa vie. 29.5.1922 Marie succombe des suites de la maladie du sommeil, apportée par les soldats coloniaux de la première guerre mondiale. Sa mort laissa René alors âgé de 11 ans extrêmement déstabilisé.  1923-27 Il entre au collège de Cusset, devient pensionnaire et passionné de littérature. Baccalauréat. Ayant peu de famille, et sans argent, poursuivre ses études n'est guère réalisable. 1928-34 Différents métiers pour gagner sa vie: pion, employé de banque, conférencier, etc….Il débute à dix-huit ans dans le journalisme au Progrès de l'Allier, à Moulins. En 1934 il écrit son premier livre de 45 pages, Colette à la recherche de l'amour, édité chez La Nouvelle Province Littéraire est tiré à quelques quatre cents exemplaires. 1935 Secrétaire de rédaction de la revue Le Document, puis chef de la fabrication des éditions Denoël. Il collabore à divers journaux, en particulier au Merle Blanc, comme critique cinématographique. 1936 Mariage avec Madeleine de Wattripont. 1937 René Barjavel, tout en étant employé chez Denoël, est journaliste à l'hebdomadaire Le Merle Blanc où il tient la rubrique de cinéma qu'il signe du pseudonyme G.M. Loup (Grand Méchant Loup). Naissance de Renée. 1939 Naissance de Jean. René Barjavel est mobilisé comme caporal d'intendance dans un régiment de Zouaves (Infanterie légère, armée d’Afrique). 1940 Occupation allemande et démobilisation ; installation dans les Pyrénées puis à Palavas les Flots. Participe à un journal d'étudiants, « L'École étudiante ». R. Denoël rouvre sa maison d'édition. René Barjavel revient à Paris avec sa famille et reprend son travail chez Denoël. Rentré à Paris, il y publie une série de romans d'anticipation qui font de lui le précurseur de la vogue de la "science-fiction". Il écrit un "Essai sur les formes futures du cinéma", « Cinéma Total », dont un grand nombre de prédictions se sont depuis réalisées. 1942 L'atmosphère de l'occupation, les visions des villes bombardées et peut-être aussi certaines idées de l'époque l'inspirent pour un roman qu'il avait imaginé quelques années avant la guerre. Il prévoit de l'intituler « Colère de Dieu » et, pour le publier, le soumet à Denoël. Celui-ci n'a pas aimé le titre. 1943 Son premier roman science-fiction sort sous le nom de Ravage chez Denoël qui l'"aide" à le mettre en forme. Il écrit trois nouvelles. Janvier 1994 René Barjavel devient directeur littéraire chez Denoël. 1945 Fin de la guerre. Campagne d’épuration du monde littéraire, il est innocenté, mais son éditeur Denoël est assassiné. 1946 Journaliste à l’hebdomadaire Carrefour (1948-52) où il tient la rubrique "Théâtre". Tarendol (roman). Les Enfants de l'ombre (nouvelles). 1947 Il fait pour Georges Régnier, sa première adaptation et son premier dialogue de cinéma : Paysans noirs. 1948 Le Diable l'emporte (roman). Oct. 1950 Malade, il doit momentanément arrêter son activité. Part dans le midi en convalescence. 1951  Reprend la rubrique de critique des émissions radiophoniques. 1951  Retour à Paris, Le Journal d'un homme simple. De 1951 à 1965 travaille essentiellement comme scénariste et dialoguiste pour le cinéma, en particulier avec Julien Duvivier. Don Camillo (série de films). 1957  Les Misérables (film). Jour de feu (roman). 1962  Barjavel participe à l'essor de la science-fiction française. Publie des nouvelles dans la revue Fiction Colomb de la lune (roman). 1965  Dernier film : Don Camillo en Russie. 1966  Reprend une activité littéraire et journalistique : presse écrite et radio (RTL). La faim du tigre (essai). 1967  Fait la connaissance d'Olenka de Veer, astrologue et écrivain irlandaise. 1968  Projet de scénario avec André Cayatte. Le film ne peut se faire, mais Barjavel l'adapte en roman : la Nuit des temps. Janvier 1969 Grand succès de La Nuit des temps qui obtient le Prix des libraires. 1969  Barjavel fait le scénario d'un film avec A. Cayatte, et l'adapte en roman : Les chemins de Katmandou (film puis roman). 1969. Vols vers la Lune. Barjavel commente les vols vers la Lune sur RTL. Il tient la chronique hebdomadaire du Journal du Dimanche : Les Libres Propos. Les articles seront compilés dans trois recueils, « Les Années de... » écrit aussi des articles dans France-Soir. 1972  Barjavel participe à la création du Prix de science-fiction Apollo, et fera partie du jury. Roland, le chevalier. Les Années de la Lune (chroniques). 1973  Projet de film pour la télévision avec A. Cayatte. Non satisfait Barjavel en fait un roman : Le Grand Secret. 1974  Barjavel s'associe à Olenka de Veer pour écrire une saga familiale irlandaise Les Dames à la Licorne. 1975 Les Années de la liberté (chroniques). 1976  Barjavel monte une pièce au théâtre des Bouffes-Parisiens Madame Jonas dans la baleine (pièce) Si j'étais Dieu (essai) Brigitte Bardot amie des animaux (album). 1977  Barjavel continue la collaboration avec O. de Veer pour la "suite" de leur premier roman en commun Les Jours du monde. 1977  Débats publics et manifestations sur l'énergie nucléaire. Passionné par la nature, Barjavel prend des positions écologistes mais "non-conformistes". Il les expose dans son livre : Lettre ouverte aux vivants qui veulent le rester (essai) Barjavel regroupe ses meilleures photographies de nature dans un album : Les Fleurs, l'amour, la vie (album de photos avec textes). 1980  Avec son demi-frère Paul Achard, Barjavel collationne ses souvenirs d'enfance et en fait une autobiographie romancée : La Charrette bleue. 1981  Barjavel, âgé de 70 ans ; arrête ses chroniques au Journal du Dimanche. Il reprend l'écriture de romans : Une Rose au paradis (roman). 1982 La Tempête (roman). 1984  Bien que la collaboration avec Olenka de Veer se soit interrompue, le thème du merveilleux inspire Barjavel un roman adapté des cycles arthuriens : L'Enchanteur (roman). 1985  Barjavel s'attaque à un nouveau genre, le roman policier : La peau de C (roman). Barjavel regroupe ses pensées et réflexions sur l'avenir dans un essai. Mais sa disparition soudaine le laisse inachevé. Novembre 1985 Crise cardiaque et mort de René Barjavel à Paris. 1986  Son dernier essai est publié au printemps, à l'initiative de sa fille Renée. Demain le paradis (essai).

    Il a également écrit des chansons. Il se livrait, quand il en avait le temps, a une passion, la photographie en couleurs, illustrée par un album (Les Fleurs, la vie). Il est décédé en 1985 à 74 ans.




  • Signalons enfin que jusqu'en 1966 ses œuvres étaient toujours signées "René Barjavel", et à partir de cette date, à l'occasion de la parution de La Faim du tigre, il "perd son prénom" comme on l'a vu plus haut...
    Enfin, pour ses amis de jeunesse, il se faisait simplement appeler "Barja", diminutif affectueux qu'il lui arrivait d'utiliser pour signer son courrier, ses envois et dédicaces

    Romans
    1934 : Colette à la recherche de l'amour,
    1942 : Roland, le chevalier plus fier que le lion
    1943 : Ravage
    1943 : Le Voyageur imprudent
    1946 : Tarendol
    1948 : Le diable l’emporte 1957 : Jour de feu
    1962 : Colomb de la lune
    1968 : La Nuit des temps
    1969 : Les chemins de Katmandou
    1973 : Le Grand Secret, Presses de la Cité, (Prix Maison de la Presse)
    1974 : Les Dames à la licorne (avec Olenka de Veer)
    1977 : Les Jours du monde (suite de Les Dames à la Licorne, avec Olenka de Veer)
    1981 : Une rose au paradis
    1982 : La Tempête
    1984 : L'Enchanteur
    1985 : La Peau de César

    Contes et nouvelles
    1945 : La Fée et le soldat
    1946 : Les Enfants de l'ombre
    1974 : Le Prince blessé
    1974 : Béni soit l'atome et autres nouvelles
    Ils ont été réunis sous le nom de Le Prince blessé et autres nouvelles.

    Récit autobiographique, journal
    1951 : Journal d'un homme simple
    1980 : La Charrette bleue

    Chroniques
    1972 : Les Années de la lune
    1975 : Les Années de la liberté
    1976 : Les Années de l'homme

    Albums
    1953 : Collioure (Dessins de Mucha)
    1974 : Brigitte Bardot, amie des animaux
    1978 : Les Fleurs, l'Amour, la Vie

    Essays
    1944 : Cinéma Total : Essai sur les formes futures du cinéma
    1966 : La Faim du Tigre 1976 : Si j'étais Dieu...
    1978 : Lettre ouverte aux vivants qui veulent le rester
    1986 : Demain le paradis (inachevé, édité de façon posthume)

  • 1950: Drehbuch «Frauen ohne Namen» (Donne senza nome)
    1952: Don Camillo und Peppone (Le petit monde de Don Camillo)
    1953: Don Camillos Rückkehr (Le retour de Don Camillo)
    1953: Eine wunderbare Liebe (L’étrange désir de M. Bard)
    1956: Die Abenteuer des Till Ulenspiegel (Les aventures de Till L‘Espiègle)
    1956: Der Damenschreck (La terreur des dames)
    1956: Der Mann im Regenmantel (L’homme à imperméable)
    1956: Doktor Laurent (Le cas du Docteur Laurent)
    1957: Die Miserablen (Les misérables)
    1959: Das kunstseidene Mädchen
    1959: Ein Engel auf Erden (Mademoiselle Ange)
    1959: Pariser wider Willen (Toto a Parigi)
    1960: Lichter von Paris (Boulevard)
    1962: Der Teufel und die Zehn Gebote (Le diable et les dix commandements)
    1963: Rasthaus des Teufels (Chaire de poule)
    1969: Katmandu
    Literarische Vorlage1989: Das große Geheimnis (Le grand secret) (Fernseh-Mehrteiler)
  • Der Roman Ravage wurde 1943 veröffentlicht.
    Der Roman findet im Jahre 2052 statt. Das Funktionieren der ganzen Gesellschaft beruht auf Technologie. Die Stadt Paris hat sich auf Grund der Pläne des Architekten Le Cornemusier (Paronym* Le Corbusier) neu gestaltet, nur das Sacré Coeur, ein Überbleibsel der alten Zivilisation, dominiert immer noch die Hauptstadt. Die Fahrzeuge bewegen sich in der Luft, Wasserhähne verteilen Wasser und Milch. Große Bildschirme beherrschen die Häuser.
    Eines Tages, lähmt ein gigantischer Stromausfall alle. Das tägliche Leben wird dadurch unmöglich und die Menschen kämpfen um zu überleben. François Deschamps, ein junger Mann vom Land, entscheidet, aus der Hauptstadt zu fliehen und hofft auf eine bessere Welt. Er sammelt einige Gegenstände und Proviant, vereint seine Freunde und Blanche, ein Mädchen, das er liebt lange und sie machen sich zusammen auf den Weg, der lang und schwierig ist. Sie müssen die rauen Wetterbedingungen und eine Reihe von praktischen Schwierigkeiten überwinden.
    Sie erreichen ihr Ziel im Süden von Frankreich und errichten dort eine neue Gesellschaft auf der Basis eines patriarchalischen Modells. François ist der Anführer. Er ermöglicht die Polygamie, um schneller zu wachsen. Es verbietet auch jede Maschine, denn er will nicht riskieren wieder in das alte Gesellschaftsmodells zu fallen. Doch am Ende des Romans, zeigt sich ein Mann mit einer Maschine, die gerade gebaut hat. Francis, wütend, befiehlt die Zerstörung der Maschine und den Tod des Mannes.
    Das Finale ist ziemlich pessimistisch, weil es zeigt, dass der Mensch sich nicht davon abhalten lässt, Maschinen zu bauen, die ihn dann in den Ruin treiben...
  • PREMIÈRE PARTIE : LES TEMPS NOUVEAUX
    Wir sind im einundzwanzigsten Jahrhundert. Ein junger Mann, François Deschamps, sitzt in einem Buffet im Bahnhof Saint-Charles in Marseille. Dann nimmt er einen Zug nach Paris. In Paris, der Direktor von Radio 300, wird Jerome Seita eine neue Funktion, Weiß Rouget unter dem Künstlernamen von Regina Vox starten. Er lädt sie zum Abendessen, aber diese lehnt die Einladung ab, denn sie will ihren alten Freund François Deschamps treffen. Jerome bietet ihr eine Wohnung in der Radiant City an und verführt sie.. Von der Aussicht auf einen angenehmen und luxuriösen Leben angezogen, verzichtet sie auf ihr Abendessen mit Francois und sagt, sie sei krank, um der Einladung von Jerome zu akzeptieren. Jerome nutzt seinen Einfluss, um François zu schaden. Ihm wird das Wasser und der Strom abgeschnitten.
  • Zweiter Teil : LA CHUTE DES VILLES
    Während der Launch-Party von Regina Vox, gehen die Lichter aus : "Und ganz plötzlich, wie ein Stein, fiel die Dunkelheit. Die Position, Deckenleuchten, alle auf einmal, gestorben.Der Strom ist weg und keine Gerät funktioniert. Flugzeuge fallen. Es gibt Panik. Ein Ministerrat tagt in Katastrophe: das Phänomen ist nicht auf einen Angriff zurückzuführen; und die ganze Welt ist betroffen. Auch die Toten, die auftauen. Die Folgen sind verheerend: moderne Waffen sind nutzlos und Goldreserven nicht zugänglich.
    Blanche verliert das Bewusstsein. Sie beschliesst mit François zu fliehen…Seita wird von einem Pferd zertrampt und stirbt.. Die Stadt wird von Plünderern angegriffen. Im Kampf gegen das Feuer, trifft François Pierre und sie beschliessen die Kräfte zu bündeln, um Paris mit Blanche und Peters Frau, die schwanger ist, zu verlassen. Andere Leute kommen und zusammen, bereiten den Start vor, mit Fahrrädern, Waffen und Vorräte. Eine Cholera-Epidemie bricht aus, aber der Arzt impft die kleine Gruppe. Andere Rekruten kommen sie auf dem Weg dazu. Sie verfolgen ihren Weg, kommen zu einem Bauernhof, wo sie Hühner stehlen.
  • Die Zugehörigkeit zu Gurdjieff-Gruppe könnte teilweise erklären, warum er die pessimistische Vision der modernen Gesellschaft schrieb. Durch den Krieg erkannte wie abhängig wir von Energie waren, deshalb überlegte er sich ein Szenario: «Was wäre wenn……ohne Energiequellen?!»

    Ausgehend von seiner fundamentalen Kritik am modernen Menschen, dessen fragmentiertem Ich und unterentwickeltem Sein, präsentierte Gurdjieff ein System für eine ganzheitliche menschliche Entwicklung, das er „esoterisches Christentum“ nannte: „We can only strive to be able to be Christians“.[4]
    Ihm zufolge kann der Mensch sich der göttlichen Wahrheit bzw. einem bewussten Sein nur nähern, wenn alle Teile oder „Zentren“, die laut Gurdjieff den Menschen ausmachen, harmonisch entwickelt und integriert werden: das Denken, das Fühlen und die Bewegungen des Körpers.

    Anhänger von Gurdjieff behaupten, dass die Güte der es seine Gelehrsamkeit, die durch die Anzahl von Intellektuellen, deren Name mit der Bewegung verbunden bestätigt werden scheint erreicht: Katherine Mansfield, Aldous Huxley Louis Pauwels, René Daumal, Peter Brook oder René Barjavel um einige zu nennen. Gurdjieff hatte einen großartigen Sinn für Strategie, zusätzlich zu seiner manipulativen Fähigkeitern. Er gab seiner Bewegung eine kultiviertes und intellektuelles Bild und verruhte sich auf die Lehr der Theosophie *.
    *Der Begriff Theosophie hat im wissenschaftlichen Diskurs zwei verschiedene Bedeutungen. In der ursprünglichen Bedeutung bezeichnet Theosophie eine Strömung innerhalb der westlichen Esoterik, die sich bis in das späte 15. Jahrhundert zurückverfolgen lässt. Diese wird konkreter zumeist als abendländisch-christliche Theosophie bezeichnet und zeichnet sich dadurch aus, dass religiöse Erkenntnisse durch individuelle mystische Erfahrung angestrebt werden.

    Ravage wird immer wieder neu aufgegriffen. Dieser Roman hat nichts an Aktualität verloren. Vielmehr mahnt er uns, wie gefährlich Abhängigkeiten sein können.


    Ravage est votre premier livre. Il a eu tout de suite un succès foudroyant. Est-ce que cela ne vous a pas un peu tourné la tête de connaître, à trente et un ans, le vertige des gros tirages ?
    Tourné la tête ? Non. Mais une joie, une joie !... Mitigée d'ailleurs d'un certain étonnement, assez semblable à celui que j'éprouvai en classe de quatrième quand fut lue ma composition. Cet étonnement, je n'en suis pas encore revenu... Je ne suis pas rassuré... Cet accord avec le public me semble fragile, miraculeux, susceptible d'être remis en question à la parution de chaque livre, de chaque article. C'est pourquoi je "m'applique" tant à ce que je fais, comme mon père s'appliquait à son pain pour ne pas rater sa fournée. D'abord parce qu'on doit bien faire ce qu'on fait, pour sa propre joie. Ensuite pour la joie de ceux qui mangeront le pain. Enfin pour conserver leur fidélité. Et pour continuer de gagner sa croûte... Aujourd'hui, un nouveau livre, c'est important, certes, mais plus jamais l'émotion du premier...
    La catastrophe qui se produit dans le roman a-t-elle été inspirée par les événements de l'époque ?
    En 1942, en effet, on était "au plein" de la Seconde Guerre mondiale. Plus que la guerre qui était alors en cours, c'est le chemin pris par notre civilisation qui m'a fait prévoir la catastrophe de Ravage. Si je l'écrivais aujourd'hui les péripéties en seraient peut-être différentes, mais le ton général ne changerait pas. Et je situerais le désastre beaucoup plus près de nous...
    On peut, à la lecture, avoir 1'impression que les propos tenus peuvent être assimilés au comportement de Hitler avant le (et au moment du) déclenchement du dernier grand conflit mondial. Est-ce que cette assimilation a été volontaire de votre part ?
    Oui, cette silhouette lointaine et menaçante de l'empereur noir voulait rappeler les terribles mois de 1938 (Munich) et 1939, où Hitler faisait peser sur l'Europe le poids effrayant de sa voix. Il n'y avait pas encore la télé et on entendait cette voix sauvage, à laquelle on ne comprenait rien, qui tombait du ciel dans les haut-parleurs- ceux qui n'avaient pas de poste allaient écouter ses discours au café ou parfois même sur la place de la mairie - comme celle d'un démon noir qui faisait le bruit de la haine et de la mort. Si bien que la guerre nous apporta , le soulagement. On se dit : "Enfin nous allons en finir avec ce fou !" Nous étions persuadés que nous serions de retour dans trois semaines. On nous avait tellement dit qu'il n'avait que des tanks en carton...
  • Ravage läutet das Ende einer Zivilisation ein. Die erste Szene unter den schimmernden Lichtern der Technologie und Moderne bröckelt allmählich. Die ruhige und wohlhabenden Atmosphäre wird düster und unsicher, und letztlich hoffnungslos, denn die Situation verschlechtert sich von allen Seiten, bis der Horror den Text überwältigt. Diese Entwicklung des Romans wird lokal im Text mehrmals gefunden. Typisch Barjavel, wird sich in vielen anderen zukünftigen Romanen finden.
    Auch im Herzen der Katastrophe erfindet Barjavel ein viel versprechendes Klima, brüderlich, positiv. Pariser versammeln sich, beten,, scheint alles gut zu gehen, aber bald kippt die Situation. Es endet im Horror, hier mit dem Priester in der Szene, die vom Eiffelturm springt .

    « De l'autre côté de la Seine une coulée de quintessence enflammée atteint, dans les sous-sols de la caserne de Chaillot, ancien Trocadéro, le dépôt de munitions et le laboratoire de recherches des poudres. Une formidable explosion entrouvre la colline. Des pans de murs, des colonnes, des rochers, des tonnes de débris montent au-dessus du fleuve, retombent sur la foule agenouillée qui râle son adoration et sa peur, fendent les crânes, arrachent les membres, brisent les os. Un énorme bloc de terre et de ciment aplatit d'un seul coup la moitié des fidèles de la paroisse du Gros-Caillou. En haut de la Tour, un jet de flammes arrache l'ostensoir des mains du prêtre épouvanté. Il se croit maudit de Dieu, il déchire son surplis, il crie ses péchés. Il a envié, parjuré, forniqué. L'enfer lui est promis. Il appelle Satan. Il part à sa rencontre. Il enjambe la balustrade et se jette dans le vide. Il se brise sur les poutres de fer, rebondit trois fois, arrive au sol en lambeaux et en pluie.  Le vent se lève. Un grand remous rabat au sol un nuage de fumée ardente peuplé de langues rouges. Une terreur folle secoue la multitude. C'est l'enfer, ce sont les démons. Il faut fuir. Un tourbillon éteint en hurlant les derniers cierges. Dieu ne veut pas pardonner. »
     

    L’Apocalypse
    René Barjavel zeichnete sich als einer der ersten Autoren der modernen Science-Fiction, auch wenn der Begriff in Frankreich im Jahre 1943 noch nicht bekannt ist. Die gegenwärtigen Themen drehen sich um die Zerstörung des Menschen durch den Menschen.
    « Apocalypse » bedeutet aus dem Griechischem soviel wie Offenbarung, Enthüllung und keine negative Konnotation.
    Ravage et Le Diable l’Emporte, das im Jahre 1948 herauskam - und das sein letzer post-apokalyptischen Roman sein wird - ermöglicht es uns, die gesamte Voraussicht des Autors zu verstehen. Mit viel schwarzem Humor und Zynismus hat nur die penetrante Realität eine alarmierenden Relevanz . Barjavels Prämisse ist es den modernen Menschen als machtlos, unfähig zu Leben ohne die Unterstützung der technologisches Komfort. Die entwickelte Gesellschaft versus dem archaischen Lebensstil von anno dazumal. entgegen Leben zu betrachten. Der Mensch ist autodestruktiv und abhängig von seiner Selbstschöpfung! - Hier ist auch ein zu tiefst romantischer Gedanke vorhanden. Der die Wertschätzung der Natur, dem Urbanen und Modernem vorzieht.
  • In Ravage sind die Charaktere sind nicht nur Helden, die vom Verantwortungsbewusstein gelenkt werden. Sie sind in der Lage, Liebe, Freundschaft, Brüderlichkeit zu empfinden, edle und heroische Gesten zu vollbringen. Ihre Fehler können auch ans Licht kommen. Im Kampf ums Überleben, denkt jeder, an seine unmittelbaren Interessen. Sie sind von Egoismus und Intoleranz getrieben, werden zeitweise kriminell beinhalten Kraft oder, wenn sie Geld haben, sind Kriminelle gelegentlich und haben Respekt vor der Autorität aus Angst vor Vergeltungsmaßnahmen. Als widersprüchliche Wesen, bieten sie die ergreifende Wahrscheinlichkeit sich mit der Realität zu messen. Der Roman von Barjavel offenbart die menschliche Natur unverblümt und realistisch.

    FRANÇOIS DESCHAMPS
    Der unangefochtene Leader
    Der Held des Romans ist ein eindrucksvoller junger Mann von zweiundzwanzig Jahren. Er hat eine solide Konstitution, ist sehr groß und dominiert. Er beabsichtigt auch, seine Frau zu dominieren, und beginnt damit, als seine Freundin Blanche sich entscheidet sich mit einem Anderen zu verloben. Er schafft es den Rest der Männer unter sein Kommando zu bringen. Dafür wird er als Patriarch und Führer von allen geliebt. Die beiden jungen Leute sind das Mittel für Barjavel um uns zu zeigen, dass wir auf bestimmte Werte zurückkehren sollten : die Liebe zum Land, Anstrengung, Mut, Stolz, Liebe zur Familie.
    Er zeigt keine Gnade und erweist sich als sehr pragmatisch. Er tötet mit seinen eigenen Hände ein Teammitglied, der eine schwere Straftat begeht. Bäuerlicher Herkunft, er ist mutig, ausdauernd, bis zur Hartnäckigkeit. Er erreicht seine Ziele, wird zu einem grauen und ehrwürdiger Greis, hat eine patriarchalische Gesellschaft durch strenge Gesetze etabliert. Er Verweigert jegliche Veränderungen, die er als eine Destabilisierung dieses mittelalterlichen Gesellschaft sieht, in Konflikt mit dem Erfinder der Dampfmaschine, den er in einem Moment des Wahnsinns töten wird. BLANCHE ROUGET
    Weibliche Leichtigkeit
    Blanche ist die Kindheitsfreundin von Francois. Sehr hübsch, verfügt sie über viele anderen weiblichen Vorzüge. Sie wird in einem Wettbewerb zur Sängerin Regina Vox vom Radio 300 erkoren. Sie zieht den Radiodirektor und seine finanzielle Avancen, dem unsicheren und tolpatschigen François vor. Sie entscheidet sich für ein Luxusleben mit allen Einschränkungen, die dieses beinhaltet. Als plötzlich die Situation kippt und ihr Verlobter entmachtet wird, flüchtet sie völlig opportunistisch in den Schoss von François, dem sie viele Tugenden findet: Sicherheit, Stärke und Charakter. Sie wird seine hingebungsvolle Frau, er ist gefangen in seiner Führungsaufgaben und gewährt ihr wenig Interesse.
    JÉRÔME SEITA
    Fragile Macht
    Blanche ist die Kindheitsfreundin von Franciois. Sehr hübsch, verfügt sie über viele anderen weiblichen Vorzüge. Sie wird in einem Wettbewerb zur Sängerin Regina Vox vom Radio 300 erkoren. Sie zieht den Radiodirektor und seine finanzielle Avancen, dem unsicheren und tolpatschigen François vor. Sie entscheidet sich für ein Luxusleben mit allen Einschränkungen, die dieses beinhaltet. Als plötzlich die Situation kippt und ihr Verlobter entmachtet wird, flüchtet sie völlig opportunistisch in den Schoss von François, dem sie viele Tugenden findet: Sicherheit, Stärke und Charakter. Sie wird seine hingebungsvolle Frau, er ist gefangen in seiner Führungsaufgaben und gewährt ih wenig Interesse.
    JEROME SEITA
    Die fragile Macht
    Jerome Seita ist der allmächtige Direktor von Radio-300. Seine Kontrolle über Geld und Politik lassen ihn glauben, er ist der Herr der Welt. Dieser Mangel an Objektivität und sein Gefühl der Überheblichkeit, machen aus ihm einen einen bösen und verachtenwerten Menschen, der sich alles aneignet, falls nötig mit subversiven Mitteln. Es tut nichts von selbst, sondern lässt sich immer von seinen Untergebenen bedienen. Er ist das Opfer einer Welt, in der Menschen von Geld und Maschinen abhängig sind.
  • René Barjavel hat in Ravage die Dekadenz der Gesellschaft vielfach als "Fortschritt" beschrieben. Eine Gesellschaft, das von Robotern für und vom Hedonismus lebt und die wahren Werte vergessen hat, ist dekadent. Diese Dekadenz ist Anlass für eine Apokalypse, die hier über das Fehlen der Energie gesteuert wird. Es folgt zuerst Katastrophe und dann eine Flucht in eine andere, bessere Welt.
    Wir entdecken eine futuristische Welt, die sich in einer technologische Abhängigkeit offenbart.
    Dieser Roman bietet eine interessante Reflexion über das, was unsere Welt Zukunft werden könnte.
    Die Apokalypse
    Barjavel bedient sich des Motivs der Apokalypse um die negative Seite einer technologischen Abhängigkeit darzustellen. Ravage, schrieb er 1942, im 2. Weltkrieg, wo der Mensch den technischen Fortschritt zur Vernichtung der Menschen nutzte. Denken Sie Flugzeuge, Waffen, Atombomben. Die Evolution des Mannes, scheint allmählich in Richtung seiner eigenen Zerstörung laufen. Die Erzählung von ihm und die Straße durch Berge und Täler auf die Sicherheitskampagne ist auch eine große postapokalyptischen Zeit.
    Dystopia oder Utopie einer perfekten Welt
    Barjavel ist weder der erste noch der letzte, der Science-Fiction als Utopie darstellt. Wir können sehen, dass jede Utopie - perfekte Welt – auch ihr Gegenstück, die Dystopie hat und manchmal nur in einem Detail, das es unerträglich macht. In der Tat scheint es schwierig, ein Geschicht in einer perfekten Welt zu erzählen. Darin liegt das Problem ... und die utopischen Erzählungen enden oft schlecht oder sehr schlecht.
    Was wäre denn eine Geschichte, in der alles in Ordnung ist? Niemand möchte eine solche Geschichte lesen, zumindest nicht bis zum Ende. Barjavels Romane sind keine Ausnahme, was eine Regel zu sein scheint: Sie enden eher schlecht und katastrophal: der Begriff "Katastrophe" bezeichnet den Ort, an dem eine Funktion abrupt die Form ändert.
    Ist es unvermeidlich? Mit Bezug auf die Geschichte der Utopien, scheint es so ... Der Garten Eden endet schlecht nach jüdisch-christlichen Tradition, nach dem Verzehr der verbotenen Frucht, der Erbsünde.
    Die Katastrophe kann sowohl von innen als auch von außen über Ereignisse provoziert werden. In den Geschichten, die als "moralische« gelten, äußert sich der göttliche Zorn oder Strafe. So hatte Ravage den Originaltitel Zorn Gottes, Robert Denoël, was seine erste und einzige schriftlich Lektion für Barjave sein sollte, liess er ihn ändern - ". Aus Gründen des Säkularismus" würden wir heute sagen,

    Durch das Fehlen der Maschinen, erfährt die Menschheit eine zweite Steinzeit. Nun gilt es nicht mehr die gleichen Fehler zu machen aus der Vergangenheit gelernt zu haben.

    Das interessante von Ravage bis zu Le Diable l’Emporte vergehen ganze 5 Jahre und Barjavel ändert seine Meinung keinesfalls es wird nur noch verstärkt.
    Durch das Fehlen der Maschinen, erfährt die Menschheit eine zweite Steinzeit. Nun gilt es nicht mehr die gleichen Fehler zu machen aus der Vergangenheit gelernt zu haben.


  • Je m'excuse, je n'ai aucune imagination. J'ai seulement les yeux ouverts et un esprit simple, et assez logique. Ravage, Le Voyageur imprudent et Le Diable l'emporte ne sont que des catalogues d'éventualités. Je n'imagine pas. Je considère ce qui est possible. Donc je me suis dit : « Que se passerait-il si l'énergie venait à disparaître, que feraient les Hommes, quel serait leur comportement, que deviendrait la Ville ? », et là j'ai laissé, il m'a suffi de laisser parler la logique. Et Ravage est un roman dicté par la logique. Ce que j'ai décrit arriverait fatalement si tout à coup l'énergie commençait à manquer.


    Je vais d'abord vous dire, en gros, pourquoi et comment j'ai écrit Ravage (2). C'était, vous savez, le temps de l'Occupation, vous ne pouvez pas imaginer ce que c'était, dans une grande ville, à Paris. D'abord, évidemment, on était privé de tout, c'était le temps de la grande misère au point de vue nourriture, vêtements, on se faisait tailler... moi je me suis fait tailler un pardessus dans les doubles-rideaux de le fenêtre, puisqu'il n'y avait plus de tissus... les chaussures avec des semelles en bois, les ménagères parisiennes, les mères de famille, se levaient à cinq heures du matin pour aller faire la queue où il y aurait peut-être quelque chose à vendre, ce n'était pas sûr, pour la nourriture. Le grand souci quotidien, c'était la pomme de terre : est-ce qu'on aurait quelque chose à manger ? Et quand arrivait le soir, surtout l'hiver, c'était terrible, les villes devenaient des grands déserts de ténèbres, c'était une espèce de no man's land, tout le monde restait enfermé chez soi, parce que en plus de l'interdiction de la lumière il y avait le couvre-feu qui arrivait très vite, et les rues, quand on pouvait s'y risquer, étaient des espèces de couloirs noirs et déserts, de temps en temps passait une voiture noire, c'est à dire une voiture allemande, et dont les phares eux-mêmes étaient camouflés, ils éclairaient juste un mètre devant la voiture, qui était obligée de rouler lentement. C'était un... quelque chose d'absolument terrifiant, affreux, irréel. J'ai donc eu l'idée, par contraste, sans doute, d'une civilisation très avancée, [où] la technique serait libérée, et où toutes les forces de la science seraient au service de l'Homme, au lieu d'être au service de la destruction. Mais je me suis rendu compte très vite que cette société que j'allais dépeindre serait extrêmement vulnérable. Vous avez, évidemment, entendu parler jusqu'au rabachage de la Société de Consommation ; oui, évidemment notre société est une société de consommation, mais, pour consommer, pour que nous puissions consommer, il faut bien que les choses soient d'abord fabriquées, donc notre société de consommation est avant tout une société où tout est en mouvement, l'Énergie, les matières premières, la main d'œuvre, les objets manufacturés, les déchets, tout remue sans cesse et c'est surtout vrai autour des grandes villes, dans les grandes villes et autour des grandes villes, il n'est pas rare que des travailleurs fassent soixante kilomètres le matin pour aller à leur travail, à Paris, ou de Paris en banlieue, et en fassent autant, fassent la même chose le soir à l'envers. Si un de ces courants vitaux s'arrête, et en particulier le courant de l'énergie, tout s'arrête, c'est comme un corps vivant qui est frappé d'infarctus, tout s'arrête et c'est la gangrène et la mort du grand corps vivant qu'est la Société. Donc je me suis dit : « que se passerait-il si l'énergie venait à disparaître, que feraient les Hommes, que serait leur comportement, que deviendrait la Ville ? », et là j'ai laissé, il m'a suffi de laisser parler la logique. EtRavage est un roman dicté par la logique. Ce que j'ai décrit arriverait fatalement si tout à coup l'énergie commençait à manquer. Par exemple le... la panne de courant qu'il y a eu à New York, je crois il y a deux ou trois ans (3), et qui n'a duré que vingt-quatre heures, a déjà provoqué un commencement de destruction de New York, New York commençait à flamber, à pourrir. Et pourtant ce n'était qu'une panne, on savait que cela ne durerait pas. Voila donc quel a été le... l'inspiration, si vous voulez, de Ravage. Je n'ai pas écrit un livre contre le Progrès, j'ai écrit un livre, si vous voulez, mettant en garde ceux qui le lisent - mais, malheureusement ils n'y peuvent rien - mettant en garde ceux qui, soit-disant, prétendument, dirigent la Société et l'évolution de la Civilisation- mais, eux aussi, contrairement à ce qu'ils pensent, n'y peuvent rien - mettant en garde contre cette évolution qui fait que l'Homme, peu à peu, perd l'usage de ses mains. L'Homme ne sait plus rien faire de ses mains, qu'est-ce que vous savez faire de vos mains, vous, à part tenir votre stylo, et moi je n'en sais pas davantage, éplucher une pomme de terre, déjà, c'est un travail que nous sommes parfois pas capable de faire sans nous couper, et, en tout cas nous ne savons plus fabriquer les choses, ce sont les machines qui font tout, et à partir du moment où les machines s'arrêtent, l'Homme est comme... devient comme un escargot dont on a cassé la coquille, et encore, la coquille de l'escargot se ressoude...
    Donc, le héros principal de Ravage, François, qui, lui est resté un paysan, en partie, va avoir l'idée immédiate de reprendre contact et de se recycler dans la civilisation du village qui est, effectivement, celle qui ne dépend pas d'une autre énergie que celle qui est dans les muscles et dans les membres de l'Homme, de l'être humain, dirons-nous, puisque il ne faut pas... être sexiste !... (4)
    Bon ! Donc j'ai mis au service de cette idée une histoire un peu simple, avec des personnages qui le sont également, ce sont des personnages qui ressemblent beaucoup plus à des personnages de bande dessinée qu'à des personnages d'un roman traditionnel, et d'ailleurs, un de vous me le fait remarquer, ils ont des noms un peu bizarres, il y en a un, il s'appelle, ah, je ne me rappelle plus comment il s'appelle....François Deschamps, vous voyez, François Deschamps qui vient... de la campagne, il y en un qui s'appelle Lavoine, un abbé qui s'appelleLegrain, son Excellence Meunier, etc., etc. Ce sont des personnages sans épaisseur, ils n'ont que deux dimensions. Mais ils sont là pour faire une démonstration beaucoup plus que pour prêter à des analyses psychologiques. Donc ils sont pris par l'aventure, qui est une aventure collective, et, effectivement, ils vont quitter, ils quittent cet endroit qui est devenu monstrueux, qui est la ville morte, pour retrouver, dans les lointaines campagnes, la possibilité de vivre et de commencer, de recommencer une société basée sur l'effort musculaire et sur les rapports directs de l'Homme avec les choses.


  • http://sites.univ-lyon2.fr/lettres/lire-ensemble/an2001/pages01/menzikian/bio.html
    http://barjaweb.free.fr/SITE/ecrits/Ravage/ravage.html
    http://apocryphos.com/2015/12/09/le-post-apocalyptique-selon-barjavel/
    http://www.senscritique.com/livre/Ravage/critique/23566119
    http://www.etudier.com/dissertations/La-Nuit-Des-Temps/408999.html
    https://meslectures.wordpress.com/2013/04/19/ravage-rene-barjavel/
    http://www.magazine-litteraire.com/actualite/barjavel-perdu-nuit-temps-10-03-2011-33543
    http://mementofrancais.blogspot.ch/2012/03/nuit-des-temps-la2-description-dune.html
    https://www.cairn.info/revue-diogene-2005-1-page-118.htm#anchor_abstract
    http://goo.gl/pHZYjj
    https://leportique.revues.org/2203 (vue en janvier 2016)

    Dossier de « Ravage », Édition Rombaldi, 1943 by Editions Denoël, 1974 Editions Rombaldi pour la préface, imprimé en Espagne : Imprenta Sevillana SA.  
    Lynn E. Nichols: Considerations of the Science-fiction Novels of René Barjavel, Department of Foreign Language, Kansas State Teachers College, Emporia: 1969
    Raymond Williams et Eddy Trèves: Utopie et science-fiction, L’Homme et la société, 1984, volume 73, numéro 1, pp.51-67
    René Barjavel: Ravage, Paris : Editions Denoël 1943
     
  • René barjavel

    1. 1. René Barjavel RAVAGE Caroline Demeulemeester 21 janvier 2016
    2. 2. Inhaltsverzeichnis  Biografie René Barjavel  Bibliografie und „Cinematographie“  Ravage:  Zusammenfassung  Figuren  Themen  Barjavel über Barjavel  Science Fiction und Utopie  Schlussfolgerungen  Quellenverzeichnis
    3. 3. Biografie (24.1.1911- 24.11.1985) « Mon nom, Barjavel, signifie "bavard" en provençal. Ce n'est sûrement pas à moi que ce terme s'applique car je suis très taciturne - et ma famille s'en plaint souvent - mais il s'agit à coup sûr d'un ancêtre qui devait autrefois "conter" des histoires au coin du feu à la veillée. C'est sûrement de lui que j'ai hérité ce goût d'inventer des histoires, où je me libère du naturalisme, où je fabrique ma propre réalité. »
    4. 4. Bibliografie 17 Romane, wovon: Drei Romane "extraordinaires" :  Ravage (1943)  Le Voyageur Imprudent (1943)  Le Diable l'emporte (1948) Zwei Science-Fiction Romane :  Colomb de la lune (1962)  La Nuit des temps (1968) Drei Romane :  Tarendol (1946)  Jour de feu (1957)  Les chemins de Katmandou (1969) Zwei Essays:  Cinéma Total  La Faim du Tigre Zwei Sammlungen von Erzählungen:  Les enfants de l'ombre (1946)  La Fée et le soldat (1945) Literaturpreise: 1969 Prix des libraires 1973 Prix Maison de la Presse 1975 Prix Claude-Farrère 1980 Prix Saint-Simon (zusammen mit Charles Le Quintrec)
    5. 5. „Cinématographie“  1950: Drehbuch «Frauen ohne Namen» (Donne senza nome)  1952: Don Camillo und Peppone(Le petit monde de Don Camillo)  1953: Don Camillos Rückkehr (Le retour de Don Camillo)  1953: Eine wunderbare Liebe (L’étrange désir de M. Bard)  1956: Die Abenteuer des Till Ulenspiegel (Les aventures de Till L‘Espiègle)  1956: Der Damenschreck (La terreur des dames)  1956: Der Mann im Regenmantel (L’homme à imperméable)  1956: Doktor Laurent (Le cas du Docteur Laurent)  1957: Les Misérables  1959: Das kunstseidene Mädchen  1959: Ein Engel auf Erden (Mademoiselle Ange)  1959: Pariser wider Willen (Totò a Parigi)  1960: Lichter von Paris (Boulevard)  1962: Der Teufel und die Zehn Gebote (Le diable et les dix commandements)  1963: Rasthaus des Teufels (Chaire de poule)  1969: Katmandu 5
    6. 6. Zusammenfassung Ravage (1943)  RAVAGE : Verwüstung, das Jahr 2052  Gesellschaft beruht auf Technologie  Wasserhähne verteilen Wasser und Milch. Große Bildschirme beherrschen die Häuser.  Gigantischer Stromausfall  Hoffnung auf eine bessere Welt  Ziel im Süden von Frankreich und errichten dort eine neue Gesellschaft auf der Basis eines patriarchalischen  Modells.
    7. 7. LES TEMPS NOUVEAUX (Ravage)  Regina Vox und Jerôme Seita  Blanche Rouget wird in die Radiant City befördert.  François erfährt von der Verlobung von Blanche und Jérôme.
    8. 8. LA CHUTE DES VILLES  Die Party für Regina Vox  Die Dunkelheit  Das Chaos  Der Exodus  Die Reise
    9. 9. Über Ravage  Barjavel: «Zwei Jahre vor dem Krieg war ich Anhänger von Gurdjieff.»  Kritik an der modernen Gesellschaft  Abhängigkeit von Energie, die Wohlstand generiert  Aktualität des Romans
    10. 10. Auszug « De l'autre côté de la Seine une coulée de quintessence enflammée atteint, dans les sous-sols de la caserne de Chaillot, ancien Trocadéro, le dépôt de munitions et le laboratoire de recherches des poudres. Une formidable explosion entrouvre la colline. Des pans de murs, des colonnes, des rochers, des tonnes de débris montent au-dessus du fleuve, retombent sur la foule agenouillée qui râle son adoration et sa peur, fendent les crânes, arrachent les membres, brisent les os. Un énorme bloc de terre et de ciment aplatit d'un seul coup la moitié des fidèles de la paroisse du Gros-Caillou. En haut de la Tour, un jet de flammes arrache l'ostensoir des mains du prêtre épouvanté. Il se croit maudit de Dieu, il déchire son surplis, il crie ses péchés. Il a envié, parjuré, forniqué. L'enfer lui est promis. Il appelle Satan. Il part à sa rencontre. Il enjambe la balustrade et se jette dans le vide. Il se brise sur les poutres de fer, rebondit trois fois, arrive au sol en lambeaux et en pluie. Le vent se lève. Un grand remous rabat au sol un nuage de fumée ardente peuplé de langues rouges. Une terreur folle secoue la
    11. 11. Auszug Ende einer Zivilisation Katastrophe Apokalypse
    12. 12. Menschliche Charaktere  FRANÇOIS DESCHAMPS, der unangefochtene Leader  BLANCHE ROUGET, die weibliche Leichtigkeit  JEROME SEITA, die fragile Macht
    13. 13. Themen  Die Dekadenz des Fortschritts  Die negative Entwicklung der Menscheit  Die Post-Apocalypse  Die Rückkehr zur Erde  Dystopie ou Utoie
    14. 14. Barjavel über Barjavel Quand j'ai écrit Ravage et Le Voyageur imprudent, nous étions, donc pendant l'Occupation, totalement coupés des États-Unis, bien entendu, il n'y avait aucune relation entre l'Europe et les États-Unis, ni journaux, ni courrier, ni radio, rien, c'était un... il y avait le mur du silence et du vacarme de la guerre entre eux et l'Europe ; donc je ne savais pas ce qu'était la science-fiction. Je vous dirais même qu'on ignorait même le mot en France à cette époque-là. Rien n'avait été traduit de la production américaine qui était déjà très importante. Tout ce que je connaissais dans le genre c'était les Anglais, en particulier Wells qui est le grand maître et le grand inventeur de tout, et bien sûr aussi les Français, Jacques Spitz, Maurice Renard et surtout Jules Verne dont j'avais nourri mon enfance ; et j'avais qualifié mes romans de « Romans Extraordinaires » entre guillemets, en hommage à Jules Verne qui qualifiait ses livres de « Voyages Extraordinaires".
    15. 15. Quellen http://sites.univ-lyon2.fr/lettres/lire-ensemble/an2001/pages01/menzikian/bio.html http://barjaweb.free.fr/SITE/ecrits/Ravage/ravage.html http://apocryphos.com/2015/12/09/le-post-apocalyptique-selon-barjavel/ http://www.senscritique.com/livre/Ravage/critique/23566119 http://www.etudier.com/dissertations/La-Nuit-Des-Temps/408999.html https://meslectures.wordpress.com/2013/04/19/ravage-rene-barjavel/ http://www.magazine-litteraire.com/actualite/barjavel-perdu-nuit-temps-10-03-2011-33543 http://mementofrancais.blogspot.ch/2012/03/nuit-des-temps-la2-description-dune.html https://www.cairn.info/revue-diogene-2005-1-page-118.htm#anchor_abstract http://goo.gl/pHZYjj https://leportique.revues.org/2203 (vue en janvier 2016)  Dossier de « Ravage », Édition Rombaldi, 1943 by Editions Denoël, 1974 Editions Rombaldi pour la préface, imprimé en Espagne : Imprenta Sevillana SA.  Lynn E. Nichols: Considerations of the Science-fiction Novels of René Barjavel, Department of Foreign Language, Kansas State Teachers College, Emporia: 1969  Raymond Williams et Eddy Trèves: Utopie et science-fiction, L’Homme et la société, 1984, volume 73, numéro 1, pp.51-67  René Barjavel: Ravage, Paris : Editions Denoël 1943
    16. 16. Merci pour votre attention!

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