Diese Präsentation wurde erfolgreich gemeldet.
Wir verwenden Ihre LinkedIn Profilangaben und Informationen zu Ihren Aktivitäten, um Anzeigen zu personalisieren und Ihnen relevantere Inhalte anzuzeigen. Sie können Ihre Anzeigeneinstellungen jederzeit ändern.
26 N° 09 - Mars 2011 N° 09- Mars 2011 27
Focus sur… Focus sur…
La médecine légale...une réalité dif-
férente de la fiction ...
Nächste SlideShare
Wird geladen in …5
×

La médecine légale... une réalité différente de la fiction mais tout aussi exaltante !

420 Aufrufe

Veröffentlicht am

La médecine légale : voici une spécialité, sinon mal connue, tout du moins auréolée d’un certain mystère qui nourrit souvent de nombreux fantasmes tant dans le monde médical qu’au sein de la population générale.



Pour certains d’entre vous, elle évoque un stage plutôt tranquille et original pendant l’externat, pour d’autres, le sujet d’un dossier tombé à l’ECN, pour d’autres enfin, simplement le nom du service dans lequel travaille leur doyen.

Dans la population générale, la simple évocation du médecin légiste rappelle les romans policiers et les fictions américaines avec leur parfum de soufre ou leur odeur de cadavre.

Mais qu’en est-il réellement ? Les médecins légistes sont-ils de curieux personnages de roman, morbides et insensibles ? Vouent-ils une adoration perverse aux cadavres et à la mort ?
La réalité est toute autre. Si en effet la thanatologie représente bien une part de l’activité des légistes au quotidien, elle ne constitue pourtant pas, loin s’en faut, le centre de leur activité.

Si les médecins légistes sont bien parfois des médecins spécialisés « conteurs de la mort sans témoin », ils sont aussi et avant tout les médecins de la violence sous toutes ses formes.

reseauprosante.fr

Veröffentlicht in: Gesundheit & Medizin
  • Als Erste(r) kommentieren

  • Gehören Sie zu den Ersten, denen das gefällt!

La médecine légale... une réalité différente de la fiction mais tout aussi exaltante !

  1. 1. 26 N° 09 - Mars 2011 N° 09- Mars 2011 27 Focus sur… Focus sur… La médecine légale...une réalité dif- férente de la fiction mais tout aussi exaltante ! P our certains d’entre vous, elle évoque un stage plutôt tranquille et original pendant l’externat, pour d’autres, le sujet d’un dossier tombé à l’ECN,pourd’autresenfin,simplement le nom du service dans lequel travaille leur doyen. Dans la population générale, la simple évocation du médecin légiste rappelle les romans policiers et les fictions américaines avec leur parfum de soufre ou leur odeur de cadavre. Mais qu’en est-il réellement ? Les médecins légistes sont-ils de curieux personnages de roman, morbides et insensibles ? Vouent-ils une adoration perverse aux cadavres et à la mort ? La réalité est toute autre. Si en effet la thanatologie représente bien une part de l’activité des légistes au quotidien, elle ne constitue pourtant pas, loin s’en faut, le centre de leur activité. Si les médecins légistes sont bien parfois des médecins spécialisés « conteurs de la mort sans témoin », ils sont aussi et avant tout les médecins de la violence sous toutes ses formes. C’est le médecin légiste qui recevra et accompagnera, le plus souvent au sein de véritables équipes pluridisciplinaires dédiées, toutes les victimes d’agressions, qu’il s’agisse de coups et blessures, de violences sexuelles ou de maltraitance ; qu’il s’agisse d’enfants ou d’adultes, de femmes ou d’hommes. Ces victimes vivantes représentent la grande majorité des « patients » du médecin légiste pour qui, malgré ce qu’on pourrait croire, les cadavres ne représentent qu’environ le tiers de la « clientèle ». Dans chacune de ces situations de violence, le médecin légiste sera bien entendu le médecin expert, requis pour la rédaction des divers certificats, mais il sera également le pilier chargé de la coordination et de l’organisation de la prise en charge globale des victimes. La médecine légale est ainsi axée autour de la prise en charge des victimes comme des agresseurs. De par cette singulière particularité, les interactions de la médecine légale avec le monde judiciaire sont constantes. Elle est en quelque sorte une discipline hybride, située à la frontière de la médecine et du droit. Chez les anglo- saxons, on l’intègre au vaste champ des « Forensic sciences », un terme sans traduction française qui dérive du mot forum, le centre antique de la vie publique. On comprend dès lors bien à travers ce terme, la place particulière que tient cette discipline au sein de notre société. Par extension, de nombreuses activités connexes s’ouvrent aussi au médecin légiste : l’expertise médicale concernant en particulier la réparation du dommage corporel, la médecine pénitentiaire, le droit médical et notamment responsabilité médicale, la médiation médicale, la bioéthique... La médecine légale fait aussi le lien, quand elle ne les héberge pas directement en son sein, avec des disciplines plus spécialisées en criminalistique comme la psychiatrie médico-légale, l'anthropologie médico-légale, l'odontologie médico- légale, la toxicologie clinique et analytique, l'entomologie médico- légale, les empreintes génétiques… Selon les villes françaises, la médecine légale est organisée de manière différente avec la mise en avant de domaines de compétence divers et d’un certain nombre de spécialités. Une nouvelle réforme nationale, entrée en application le 15 janvier 2011, regroupe désormais les activités de thanatologie dans quelques grands « instituts médico-légaux » régionaux alors que la plupart des structures hospitalières générales se voient confiées la responsabilité de la médecine légale clinique du vivant. L’exercice de la médecine légale est essentiellement hospitalier mais peut être également libéral pour ceux qui choisissent d’exercer dans le domaine de la réparation du dommage corporel. Pour l’exercice hospitalier, il est probable que de nombreux postes seront à pourvoir dans les années à venir du fait de la réorganisation globale de la spécialité. Pour les internes en cours de cursus, l'accès à cette discipline se fait par le DESC de médecine légale et expertises médicales (voir encadré). Il s'agit d'un DESC de 4 semestres (dont 2 en post-internat) qui est accessible à partir de tout DES sur autorisation du coordonnateur. Parmi les internes en médecine légale, on retrouve principalement des DES de médecine générale, d’anapath, de santé publique, de psychiatrie ou de médecine du travail. M.D., Pharm. D., Médecin Légiste Expert près la Cour d’Appel de Montpellier Maquette du DESC de médecine légale (arrêté du 22 septembre 2004) : La formation comprend 4 semestres en services agréés pour le DESC (avec pratique régulière d'autopsies et d'expertises) et un enseignement théorique portant sur : - thanatologie générale et pratique - aspects médico-légaux des agressions - législation médico-sociale - expertises médico-légales - pathologie séquellaire et réparation médicale et juridique du dommage corporel Ainsi que deux enseignements à choisir parmi les suivants : - criminologie et psychiatrie légale - toxicologie médico-légale - criminalistique - aspects médico-légaux de la sexualité et de la reproduction - éthique et santé, médecine et droits de l'homme - un des enseignements du DES d'anatomie et cytologie pathologiques Merci à Stéphanie Lemoine, interne en chirurgie dentaire à Strasbourg, pour ses dessins

×