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Aux origines des web radios

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« Radio/web radio: actualité et enjeux »
Lundi 12 février 2018
9h30-12h30
Présentation
Mathilde Bonazzi, docteure enseignante Lycée Rive Gauche
Intervenants :
Julien Baroghel, Parcours d'un jeune auteur radio

Judith Mayer, Création d'un média collaboratif en ligne : un projet pédagogique, professionnalisant et évolutif

Fred Musslin, Créer sa web radio : format et cible, élaboration d’une grille de programmes, promotion et développement d’audience
Sébastien Poulain, Aux origines des web radios
Lycée Rive Gauche, Toulouse
« Rendez-vous de la communication », quatrième édition

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Aux origines des web radios

  1. 1. Lundi 12 février 2018 9h30-12h30 Présentation Mathilde Bonazzi, docteure enseignante Lycée Rive Gauche Intervenants : Julien Baroghel, Parcours d'un jeune auteur radio Judith Mayer, Création d'un média collaboratif en ligne : un projet pédagogique, professionnalisant et évolutif Fred Musslin, Créer sa web radio : format et cible, élaboration d’une grille de programmes, promotion et développement d’audience Sébastien Poulain, Aux origines des web radios Lycée Rive Gauche, Toulouse « Rendez-vous de la communication », quatrième édition « Radio/web radio: actualité et enjeux »
  2. 2. Plan • I Archéologie des webradios • II L’histoire de la radio • III Les radios libres • IV Les webradios • V Les postradiomorphoses • VI Actualité de la recherche sur la radio
  3. 3. La découverte des ondes radio par Heinrich HERTZ (1886-1888) 1895: Les premières transmissions du « télégraphe sans fils » de Guglielmo MARCONI 1897 : Création de la sociétéWirelessTelegraph and Signal Company 1898 : Ouverture de la première usine de radios au monde, à Chelmsford, Angleterre. La radio & la webradio = long processus d’innovation
  4. 4. Marconi
  5. 5. 1898 : Eugène DUCRETET première liaison française par radio en émettant des sons depuis la Tour Eiffel jusqu'au Panthéon (ce qui représente environ 4 km) Tour Eiffel: construction, en principe, éphémère ExpositionUniverselle de 1889 24 Décembre 1921 : émission du premier programme de radio depuis l’émetteur militaire de la Tour Eiffel Création de la station publique Radio Tour Eiffel 1922 : Création de Radiola, première station privée
  6. 6. DUCRETET
  7. 7. Débuts de la radio : le poste à galène la capacité semiconductrices des cristaux métalliques
  8. 8. Poste à galène (1924)
  9. 9. Poste à lampes
  10. 10. Le combiné et le poste à transistor (1955)
  11. 11. Nagra (à partir de 1950)
  12. 12. L’autoradio (fin 1960) Toujours une grande partie de l’audience ! : - Le matin - En début de soirée
  13. 13. Baladeur (les années 1980 - 1990)
  14. 14. Postes de radio numérique
  15. 15. II L’histoire de la radio
  16. 16. Histoire de la radio en une slide ! • L’invention de la radio depuis la fin du 19ème siècle. • La liberté dans les années 1920 et 1930. • La montée du contrôle et de la censure à l’approche de la guerre. • La guerre des ondes pendant la II GM. • Le monopole et les radios périphériques après la guerre. • La bataille des « radios libres » de 1977 à 1981. • La libéralisation de la bande FM en 1981. • Les postradiomorphoses : RNT, webradios, podcasts.
  17. 17. Les radios pirates offshore 1962 Radio Merkur, au large de Copenhague 1964 Radio Caroline, radio « au large » émettant depuis un bateau Radio London Radio City Radio 390 Radio Scotland Radio 270… = radio ludique (non militante) + commerciale + musicale : le rock !
  18. 18. Mobilité de la diffusion !
  19. 19. Good Morning England The Boat That Rocked
  20. 20. Les « radios libres » italiennes • Radio Alice à Bologne, • Radio Lara à Bologne, • Radio Popolare à Milan, • Radio Bra Onde Rosse à Bra, • Radio Città Futura à Rome…
  21. 21. Equipe de Radio Alice Crédits : Collectif a/traverso, Radio Alice, radio libre, édition Jean-Pierre Delarge, juin 1977
  22. 22. 1969-1977-1981 : Les radios libres en France Radio Campus Lille (1969) : étudiants de l'université de Lille Radio Fil Bleu (1977) : radio libérale de droite faite par des membres du Parti Républicain Radio Verte (1978) : militants contre les centrales nucléaires Radio « SOS Emploi » de la CFDT (1978) : de Longwy contre la fermeture de sites sidérurgiques Radio « Lorraine Cœur d’Acier » (1979) : créée par la CGT de Longwy contre la fermeture de sites sidérurgiques Radio-Riposte (1979) : François Mitterrand Radio Ici et Maintenant (1980) : expérimentation, interactivité
  23. 23. La 1ère émission de Radio Verte Avec Jean-Edern Hallier, Antoine Lefébure, Alain Hervé et Brice Lalonde le 13 mai 1977
  24. 24. Radio « SOS Emploi » de la CFDT (décembre1978)
  25. 25. Radio Lorraine Cœur d’Acier
  26. 26. Radio Alsthom Belfort
  27. 27. En 1977, Jean-Louis RIGAUD et François CHASSAING du Parti Républicain au pouvoir Montpellier
  28. 28. Interférences Laurent Galandon & Jeanne Puchol, Dargaud, 2018
  29. 29. Pas de multiplex age !
  30. 30. La radio militante
  31. 31. Catherine Pelletier (Supernana) et Jean- François Gallotte (David Grossexe) de Carbone 14
  32. 32. 1984 : la publicité, les réseaux « Le loup libre dans la bergerie libre ! »
  33. 33. La radio à Toulouse aujourd’hui Actuellement, 13 radios associatives, sur une trentaine de stations privées, se partagent les ondes toulousaines. Campus FM ; FMR ; Radio Présence ; Radio de la Save ; Toulouse FM ; Radio Galaxie ; Radio Occitania ; Radio Axe Sud ; Radio Kol Aviv ; Radio Mon Païs, Canal Sud ; Altitude FM ; Pireneus ; France Bleu Toulouse
  34. 34. Philippe Manœuvre Radio Fugue
  35. 35. Après la TSF, le retour du fil via les webradios? Télégraphie Sans fil Téléphonie Sans Fil Transmission Sans Fil janvier 1912
  36. 36. Les webradios Sans Fil ? Oui Non Fibre optique & ADS box Salle serveurs
  37. 37. 1ère webradio ! La première radio sur Internet a été lancée par Carl Malamud en 1993. Son nom : "Internet Talk Radio" Il s’agit d’un talk-show où est interviewé chaque semaine un expert en informatique.
  38. 38. Le groupe « Severe Tire Damage » a fait le premier concert sur internet. C’était le 24 juin 1993 C’est un groupe de…….. Palo Alto, Californie. Ls utilisent des technologies pour faire leur musique. Un des chanteurs - Steven Rubin – vocals avait travaillé pour Apple. Le batteur - Mark Weiser - dirigeait les technologies chez Xerox PARC. Il es mort en 1999 : fin du groupe ou presque.
  39. 39. Premier grand concert ! • 18 novembre 1994 • Rolling Stones • La prestation a duré 20 minutes, depuis le Cotton Bowl à Dallas. • 200 personnes seulement ont pu l’écouter par internet. • Mick Jagger : "Je tiens à souhaiter la bienvenue à tous ceux qui sont montés sur Internet ce soir et qui sont dans le M-bone et j'espère que tout ne s'effondrera pas." MBone Broadcast : YouTube de l’époque
  40. 40. La première radio transformée en webradio • Le 7 novembre 1994, WXYC (89.3 FM Chapel Hill, Caroline du Nord, États-Unis) est devenue la première station de radio traditionnelle à annoncer sa diffusion sur Internet. • WXYC a utilisé une radio FM connectée à un système de SunSite, connu plus tard sous le nom d'Ibiblio, avec le logiciel CU-SeeMe de Cornell.
  41. 41. Le décollage des webradios Il faut attendre le début des années 2000 pour une prise d'intérêt importante des radios FM existantes pour la diffusion sur Internet, que ce soit en lecture en continu (netradio) ou par des podcasts (balados), indifféremment du fait que les stations soient publiques, commerciales ou associatives. Des entreprises de presse ou de l'audiovisuel (Télérama, Libération, Arte, etc.) ont également profité de la montée en puissance d'Internet dans les foyers et les bureaux pour créer leurs propres radios en ligne, à l'instar d'Arte radio, première webradio française de service public, créée en 2002. 25 ans d’ARTE Radio en 2017
  42. 42. Les webradios = des radios sur le web… Applications, sites internet
  43. 43. Hier : FM Aujourd’hui : webradios
  44. 44. Deezer, Spotify, Apple Music, Tidal, Google Play Music, Amazon Prime Music et Amazon Music Unlimited… Webradios musicales et commerciales sur les sites de streaming et applications Attention !!! Les droits d’auteur existent aussi sur internet (cf la Sacem)
  45. 45. Audiences par webradio - De nouvelles radios apparaissent - Des changements dans les hiérarchies
  46. 46. • Radionomy : 7386 webradios en 2017 http://www.radioactu.com/audience-de-la-radio-digitale-les-bons-scores-de-radionomy/ Ecoutes actives france : nombre d’écoutes d’une radio sur internet, ouvertes de puis 30 secondes ou plus depuis la France, quel que soit le terminal utilisé. Audiences par plateformes (groupes/réseaux) de webradio L’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (ACPM)
  47. 47. Beaucoup de radios et webradios dans l’enseignement atelier de formation à la Web radio animé par un formateur du CLEMI sur le stand de l’AEFE (Agence pour l'enseignement français à l'étranger) au Salon européen de l’éducation (11 au 14 mars 2016) avec « Radio BPR » (ou « Budapest Radio ») http://www.aefe.fr/vie-du-reseau/toute-lactualite/le-stand-de-laefe-lere-de-la-web-radio-au-salon-europeen-de-leducation-2016
  48. 48. Les webradios d’université
  49. 49. Les radios Campus
  50. 50. Écoles de commerce ISG Paris : ISG Radio Audencia Nantes : FM’Air Grenoble École de management : Micro-Ondes Rouen Business School : Rou’On Air Reims Management School : On AirMS Euromed Management : Dynam’hit IESEG School of Management : NePap Radio ESC Toulouse : CulturESC ESC Rennes : Descibel EM Strasbourg : EM Radio BSB (Esc Dijon) : Iradi'Esc Iscom : Iscool EDHEC : REC - Radio EDHEC Campus HEC : Hechoes - FMR ISC : Voice ESG : ESGMS Media INSEEC : Inseec’Ond ESC Clermont : Radio’Actif École des dirigeants et créateurs d'entreprise : Radio Ooh EM Normandie : L’Havrai Radio Bordeaux Ecole de Management : Start hit ESC Saint-Etienne : Propulsound Radio ESC Troyes : Radio Trente Troyes Tours Écoles d'ingénieurs Ponts et Chaussées : uPonts the air HEI : GB Radio INSA Toulouse : Radio Insa EPITA : Air Radio EFREI : Ready’O École centrale d'électronique : No Larsen ENSEA : Radio Fuse École centrale de Nantes : Nuclérez École centrale de Lyon : Beatbox École polytechnique : X-Ray École centrale Paris : Radio Pi INSA Lyon : Gatsun INSA Rennes : Le Mégaphone Sup Info : Sup Radio ESTP : Radio ESTP ENSTA : Bruitage Autres grandes écoles Sciences Po : Radio Science Po ENS Lyon : TrENSistor École nationale supérieure d'architecture de Nancy : Radar ENS Cachan : WebRadio Cachanaise École normale supérieure (rue d'Ulm — Paris) : TrENSmission Université Paris-1 Panthéon- Sorbonne : Sorb’On Air Dauphine : Dauphine On Air Sciences Po Bordeaux : Radio Lado Sciences Po Aix : Sciences Po Hertz La Confédération des Radios de Grandes Écoles est une association à but non lucratif regroupant 47 webradios
  51. 51. Le contexte de la transition médiatique • La radio, de même que la presse écrite et la télévision, tendent à se dissoudre dans un espace médiatique numérique multidimensionnel tout en conservant tout de même en grande partie leur identité traditionnelle et leur audience massive (mais vieillissante). • Il y a visualisation (images et vidéos : montrer le dire) et transcription (écrire le dire) de la radiophonie de même qu’il y a « audiovisualisation » de la presse écrite (en ligne à l’origine ou pas) et transcription de la télévision. • Les radios engendrent des télévisions (NRJ 12, BFM TV) tandis que des télévisions engendrent des radios (tentative de LCI sur la RNT avec LCI Radio, et en quelque sorte Arteradio). • Enfin, la presse écrite, elle-même, et comme dans les années 1980, crée des radios à l’image de Télérama avec Télérama radio ou de L’Equipe avec RTL- L’Equipe.
  52. 52. Les postradiomorphoses • La radio va continuer d’exister. • Mais elle se métamorphose. • En effet, elle ne peut pas faire comme si le numérique (internet, téléphone mobile, RNT) n’existait pas. • D’où l’idée de postradio. • Et cette postradio continue d’évoluer. • D’où l’idée de postradiomorphoses.
  53. 53. Les postradiomorphoses : web radio / radio sur le web Il y a un enrichissement considérable des contenus méta-radiophoniques : 1) pré-radiophonie : les fréquences et les programmes annoncés des semaines en avance avec des extraits 2) synchro-radiophonie : titres des émissions, noms des interprètes et auteurs des chansons, noms des invités et des animateurs, heures de début et de fin des émissions, vidéos, images, photos, diaporama, du tagging (marquage de chanson que l’on aime) ou encore de l’information sur l’actualité, la météo, les sports, la circulation automobile. 3) péri-radiophonie : coulisses, bibliographie, webographie, biographie des invités et animateurs, présentation des émissions, réseaux sociaux, blogs, forums 4) post-radiophonie : comptes-rendus d’émissions, gestion des podcasts POULAIN Sebastien, « Postradiomorphoses : petit bilan des mutations radiophoniques à l’ère du numérique », Radiography, 15 octobre 2013, http://radiography.hypotheses.org/906
  54. 54. Les postradiomorphoses : spatialisation et temporalisation L’espace et le temps de l’écoute radiophonique évoluent. Si la possibilité d’écouter des radios étrangères/internationales - radio Moscou, BBC, VOA, RFI… - ne date pas d’aujourd’hui, il est possible d’écouter les émissions de n’importe quelle radio de n’importe quel pays pourvu qu’elle soit en ligne. Le rapport au territoire s’en trouve modifié, et provoque de nouvelles pratiques d’écoute : découverte de radios lointaines, maintien du lien avec un pays d'origine... Il y a délinéarisation, élasticité du moment de l’écoute. A la radio historique de flux, du direct, de l’oubli et de l’éphémère s’ajoute la radio patrimoniale à la demande, archivée, décalée, augmentée, complémentaire, de rattrapage et même par « portions » (trois minutes à partir d’une heure d’émission). Si la radio permettait déjà une écoute en mouvement et flexible, ce phénomène est fortement accentué par la multiplication des canaux de distributions (opérateur téléphonique, FAI, RNT, satellite) et des terminaux de réception (récepteur numérique, PC, mobile, TV).
  55. 55. Les postradiomorphoses : l’interactivité Les auditeurs semblent plus que jamais en demande d’interactivité et de réactivité, domaines dans lesquels les réseaux sociaux sont devenus maitres. Donc, les radios sont amenées à donner la possibilité de participer au « récit radiophonique » (y compris dans des émissions où leur parole était peu prise en compte auparavant)via: une ouverture d’antenne, leurs commentaires sur les sites internet, des SMS, des tweets, des « likes », des e-mails, des messages dans des « fils » de forums. Cette parole est contrôlée parfois a posteriori (pour les commentaires) alors que les radios ont toujours tenté de contrôler au maximum a priori les auditeurs : y compris les émissions avec participation du public où les auditeurs subissent la plupart du temps un interrogatoire au standard de la radio, notamment quant à leurs intentions radiophoniques et leurs capacités en communication orale. Chacun est invité à s'exprimer sur tout, partout, tout le temps, avec tout le monde. Cela aboutit à une forme de journalisme « participatif » de type « réflexif ». Les auditeurs ne sont pas forcément producteurs d’informations de première main, mais ils commentent, critiquent, réfléchissent, partagent les liens hypertextes ce qui aboutit à un enrichissement variable : du répétitif inintéressant à la réflexion approfondie et argumentée.
  56. 56. Les postradiomorphoses : les réseaux socionumériques Aujourd’hui il est difficile de ne pas parler des effets du numérique sur la radio et donc des réseaux sociaux numériques qui créent une vie en partie parallèle à la radiophonie mais qui ont plusieurs utilités pour les radios : - se démarquer des autres radios en étant plus réactif, notamment sur l’information, - augmenter son audience, - mesurer son poids (en comptant le nombre de personnes qui suivent les comptes), - susciter des réactions à travers des commentaires, petits sondages, jeux, concours, - transcrire et rendre visibles des propos qui étaient jusqu’à présent oubliés assez vite après avoir été prononcés, - avoir davantage d’interaction avec les auditeurs, - valoriser les animateurs, invités, auditeurs, - créer des partenariats, - mettre en place du storytelling, - diffuser des contenus journalistiques, communicationnels, marketing, - faire la promotion de ses actions, programmes, podcasts…
  57. 57. Les postradiomorphoses : artistiques & documentaires Au-delà de la radio traditionnelle (parlée et musicale), c’est la radio artistique et documentaire qui a pu se développer. Alors que les radios traditionnelles donnent très peu d’espace aux artistes et documentaristes, internet leur donne une visibilité inédite. Ce n’est plus vraiment de la radio (au sens où on définirait la radio comme du « flux sonore organisé »), mais il y a émulation, découverte, métissage…
  58. 58. Les postradiomorphoses : musique à la carte Les auditeurs ont un choix cornélien parmi une galaxie de radios numériques très spécialisées. Les demandes de titre de chanson est une activité traditionnelle de la radio, en particulier de la radio musicale. Mais les webradios permettent aux auditeurs d’influencer le cours des musiques diffusées grâce à un simple clic: les webradios proposent des directions de programmation qui sont infléchies par les préférences des auditeurs. Cela aboutit à des webradios individualisées à la limite des listes d’écoute personnelle (« play list ») où il y a peu de déceptions mais aussi peu de découvertes et où l’auditeur peut ne plus être en contact avec la publicité (s’il y a abonnement) et plus du tout avec des journalistes (bulletins d’information) et des animateurs. Il y a une perte d’incarnation, d’humanité, de socialisation et d’identification.
  59. 59. Les postradiomorphoses : RH, marques, marketing Il y a une montée en puissance de la place des personnels spécialisés dans le marketing, le planning stratégique, la communication et les technologies liées à la numérisation des radios. Le métier radiophonique traditionnel (l’animation d’une antenne) est au centre d’une galaxie de canaux numériques (sites internet, blogs, réseaux sociaux, applications, e- mails, forums…) où chacun, du personnel administratif aux techniciens en passant par les auditeurs, est invité à réagir, préparer, commenter pour peser sur la programmation et le devenir des émissions et de la radio en général. Mais il existe de plus en plus des formes de décentralisation (par rapport au métier traditionnel) de par l’existence de portails internet produisant des contenus (informations, divertissements…) parfois totalement indépendants des contenus radiophoniques du fait de l’importance de certaines émissions ou de certains animateurs dont la notoriété, l’activité multimédiatique et les moyens techniques (compte et page Facebook, compte Twitter, blog) sont tels que leur audience se détache de la radio elle-même : Laurent Gerra, Nicolas Canteloup, Laurent Ruquier…
  60. 60. Les postradiomorphoses : radio numérique terrestre (RNT) • La RNT bénéficie de soutiens institutionnels à travers des rapports officiels (Hamelin en faveur, mais les rapports Tessier et Kessler étaient en défaveur…), l’appui d’un Premier ministre (Jean-Marc Ayrault), une loi du 5 mars 2007 qui prévoit son déploiement (mais sans date fixée), du CSA… • La RNT bénéficie aussi de soutiens d’acteurs privés : organismes, stations, syndicats, lobbys (le SIRTI, Les Indés Radios, CNRA, l’organisme professionnel DR France, le fabricant de récepteurs Pure, le diffuseur VDL…). Ceux-ci ont lancés des appels multi- acteurs (à l’image de «°La Radio Numérique pour Tous°» lancé par le SNRL en mai 2010) et créé un organisme de coordination doté d’une charte (« l’Alliance pour la RNT » constituée en octobre 2014, entre le SIRTI, le SNRL et le WorldDMB afin de coordonner des actions favorisant un déploiement rapide de la RNT tant au niveau local que national auprès du CSA, des pouvoirs publics, des industriels, des distributeurs, des éditeurs). Au final, le lancement effectif a eu lieu le 20 juin 2014 à Paris, Marseille et Nice en bande III (en parallèle à la diffusion en FM) en attendant Strasbourg, Lyon, Nantes, Toulouse, Lille, Bordeaux, Rennes. Le CSA a publié en décembre 2015 son calendrier d’appels à candidatures qui prévoit une extension progressive de la couverture de la RNT d’ici 2023 (Un premier calendrier avait déjà été annoncé le 10 mai 2012 pour des appels entre juin 2012 et avril 2013.).
  61. 61. Les postradiomorphoses : radio numérique terrestre (RNT) La RNT dispose d’avantages grâce à : • l’installation du numérique sur certains récepteurs depuis septembre 2010, • l’augmentation des programmes grâce à 102 stations RNT en décembre 2014 (L’assemblée plénière du CSA du 15 janvier 2013 avait décidé de délivrer 106 autorisations.) à Paris (6 multiplex), Marseille (4 multiplex) et Nice (4 multiplex), • l’anonymat de l’auditeur (à la différence de la radio IP ou mobile où le profilage et la géolocalisation sont possibles), • un son de la même qualité qu’un CD (meilleur rapport signal/bruit, bande passante et diaphonie bien meilleures, absence d'interférences entre stations), • la gratuité pour l’auditeur (en dehors du poste de radio et de l’électricité alors qu’il faut un abonnement internet pour la radio IP), • des données associées (titre et auteur du morceau de musique, photos, images, jeux…), • la possibilité de réécouter une émission (podcast), plus de liberté éditoriale (par rapport à la possible hégémonie des « télécoms » sur internet et par téléphone), • plus de viabilité (par rapport aux radios diffusées uniquement sur internet où un modèle économique n’est envisageable que pour des grands groupes et pour les radios payantes «°de niche°», par exemple ciblées CSP+)…
  62. 62. Les postradiomorphoses : radio numérique terrestre (RNT) Les limites : • Depuis déjà quelques années, bon nombre d’acteurs de la radiophonie (à l’image des holdings du «°Bureau de la Radio°» : RTL, NextradioTV, Lagardère et NRJ) restent prudents, voire sceptiques quant à la progression de la Radio Numérique Terrestre (RNT) compte-tenu du risque d’éparpillement des audiences et du manque de profitabilité pour certaines radios ou réseaux commerciaux. • Le ministère de la Communication a annoncé en septembre 2012 que le gouvernement ne préempterait pas de fréquences de RNT pour Radio France et Radio France Internationale. Les radios sons obligées de passer par un nouveau prestataire technique appelé « multiplexeur », qui coordonne la diffusion de 9 programmes sur une même fréquence ce qui met fin à l’autodiffusion et limite l'indépendance des radios. • Comme pour la radio analogique, il est nécessaire de répondre à des appels à candidatures dans un calendrier et une étendue géographique prédéfinis, avant de pouvoir commencer à émettre. • La RNT engendre un risque d'absence de signal (décrochage) dans les zones à réception difficile. • Les expériences étrangères (Belgique, Danemark, Espagne, Grande-Bretagne, Allemagne, Suisse, Suède…) n’obtiennent pas forcément les résultats escomptés. • Cette technologie engendre des coûts économiques pour les stations (Il y a multiplication des interfaces et des canaux de diffusion ce qui engendre des coûts fixes importants liés à l’installation et à la maintenance des émetteurs.), fabricants, diffuseurs et auditeurs (en moyenne 10 récepteurs par foyer à renouveler). Et ces coûts vont durer compte-tenu de la double diffusion FM/RNT en attendant que chacun renouvelle ses récepteurs. Il a fallu 7 ans pour la TNT alors qu’il y avait moins de 2 écrans par foyer.
  63. 63. Les postradiomorphoses : les limites des webradios Face à la RNT, il y a un succès non négligeable de la radio via IP ou mobile (podcast ou streaming) qui freine aussi son lancement. Mais celles-ci comportent aussi des limites : politiques (il n’y a pas d’anonymat ; dépendance des radios par rapport aux télécoms), économiques (il faut un abonnement télécom côté auditeurs et payer en fonction du nombre d’audionautes côté éditeurs), techniques (il y a un décalage temporel important entre production et réception ;il faut être connecté avec un bon débit ce qui n’est pas évident dans certaines zones géographiques et en voiture ; il y a des coupures avec les box, il y a des problèmes informatiques avec les supports)…
  64. 64. Vincent Lindon « Le principe de la radio, c’est le fantasme d’entendre quelqu’un et se demander “Où il est, comment il est habillé, qu’est-ce qui se passe dans la radio ?”. A partir du moment où c’est filmé, ce n’est plus de la radio, c’est de la télévision. C’est une double peine : on fait attention à ce que l’on doit dire mais aussi à comment on apparaît. Or ce qui est génial, c’est la décontraction de la radio, on a juste à se concentrer sur ce qu’on dit, sur la voix. On peut rigoler. Il y a quelque chose qui se passe dans le studio. A partir du moment où c’est filmé, on nous voit faire des choses (…), boire une gorgée d’eau, regarder son portable pour voir si on a reçu des e-mails. Tout d’un coup, ça désacralise. C’était mon rêve d’être à la radio et de faire marcher le fantasme comme dans les années 1980. » Source : http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2017/05/23/au-nom-du-fantasme-pourquoi-vincent-lindon-a- refuse-d-etre-filme-a-la-radio_5132518_4832693.html#sr8dIgqlzEZ5Oxsd.99 Résistances aux postradiomorphoses
  65. 65. Les postradiomorphoses : l’audience L’audience traditionnelle : Lors de l’étude de l’audience des radios hertziennes, Mediamétrie fait appel à la mémoire à court terme des auditeurs pour avoir une idée de l’écoute tous les quarts d’heure. La nouvelle audience : Les sites internet des webradios et des radios hertziennes donnent une idée très précise en temps réel de ce qui s’y passe (durée de la visite, zones de clic…) et donc des préférences, goûts, habitudes... avec un suivi individualisé en termes de trajectoire numérique grâce au data mining et au Web analytics avec la méthode site-centric et/ou user-centric.
  66. 66. Les postradiomorphoses : l’audience classique En France, les auditeurs quotidiens en moyenne en millions sont : – 43,3 fin 2013, – 43,6 fin 2014 (record historique), – 42,3 début 2015, – 43,2 début 2016, – 43,3 début 2017 (80,2% d’audience cumulée et 2h49 d’écoute par jour) Source : 126 000 Radio Médiamétrie. Le "drive time" de 17h00-18h15 rassemble 8,7 millions d'auditeurs, ce qui fait de la voiture le premier lieu d'écoute de la radio.
  67. 67. En France, 6,1 millions de personnes écoutent chaque jour la radio sur les supports multimédia pour la période septembre-octobre 2016 (2h09 en moyenne), soit 11,4% des Français de 13 ans et plus (23% des 13-19 ans) : – 3 millions via le téléphone mobile (dont 73% des auditeur écoute la radio via une appli mobile ou un site Internet et 27% via un tuner FM intégré au téléphone) – 1,4 million l’ordinateur (2h43 en moyenne) – 1,2 million via la télévision – 549 000 via une tablette – 280 000 via le baladeur (1h47 en moyenne) 126 000 Radio-Global Radio Médiamétrie Les postradiomorphoses : l’audience multisupport
  68. 68. Le boom des podcasts & audiocasts 300 000 écoutes par mois en moyenne
  69. 69. En novembre 2016, le nombre de podcasts de Radio France téléchargés a atteint pour la première fois 45,6 millions (contre 10 millions en 2010), dont 26,5 millions pour France Inter (25,5 millions de vidéos vues) et 15,3 millions pour France Culture (48 millions de visites en 2016 pour franceculture.fr) Source : communiqué de presse de Radio France du 19 janvier 2017 (http://www.radiofrance.fr/sites/default/files/cp_files/cp_rf_mediametrie_novembre- decembre_2016.pdf) Les postradiomorphoses : l’audience podcast
  70. 70. Podcasts : le cas France Culture • En France, la radio France Culture du groupe public Radio France a battu un record d’audience en mai 2017, avec une augmentation de 40 % du nombre de podcasts téléchargés par rapport à l’année précédente, soit 17,5 millions. • Les chiffres de la période estivale confirment la mutation en cours, avec 32,9 millions de téléchargements de podcasts France Culture en juillet et en août 2017, soit + 61 % par rapport à l’été 2016. • Leader en France de ce mode d’écoute de la radio, le groupe public avec ses sept stations enregistre, en moyenne, 47 millions de téléchargements par mois en 2016, trois fois plus qu’en 2013.
  71. 71. Les postradiomorphoses : les enjeux La radio doit trouver sa place au sein des TIC en gérant l’arrivée : • des technologies (avec leurs nouvelles possibilités : flux et stock, linéaire et délinéaire, multiplexage et interopérabilité, pause et retour en arrière, enregistrement et programmation, qualité du son numérique et métadonnées - DLS, BIFS, EPG… - textuelles et visuelles, passives et interactives), • des concurrents (webradios et hertziennes en ligne, sites de téléchargement et de streaming), • des distributeurs (opérateur téléphonique, FAI, RNT, satellite), • des normes (la France choisit DAB+ en 2013 après avoir commencé à lancer T- DMB), • des terminaux (récepteur numérique, PC, tablette, mobile, TV)…
  72. 72. Les postradiomorphoses : les besoins Les postradiomorphoses impliquent : • des investissements lourds (ralentissant la mise en œuvre, comme c’est le cas pour la TMP, la TNT, la fibre optique ou la 4G), • des adaptations économiques (palliant la diminution des audiences et recettes publicitaires avec des modèles concentrés, hybrides, intégrés, synergiques, des convergences broadcast/broadband et des économies d’échelle), • des harmonisations juridiques (coordination des politiques publiques de régulation à l’échelle internationale sans trop brider le fonctionnement du marché), • des aides publiques (incitations fiscales, subventions, « primes à la casse » pour les récepteurs, campagnes d’information gouvernementales…), • des approches marketing diversifiées (certaines radios devenant des marques multisupports ciblant des publics segmentés et communautarisés avec des contenus formatés et thématisés mais aussi pluriels et innovants)…
  73. 73. POULAIN Sebastien, « Pourquoi a-t-on autant confiance en la radio ? », INAGlobal.fr, 28/02/17, http://www.inaglobal.fr/ra dio/article/pourquoi-fait- autant-confiance-la- radio-9572 Les spécificités du médias radio qui font qu’on fait plus confiance en ses informations qu’en celles des autres médias.
  74. 74. Les atouts des associatives à l’ère des postradiomorphoses - apporter une ou des voix alternatives aux médias publics et commerciaux (le tiers secteur médiatique qui est à la fois critique et constructif), - créer un tiers secteur médiatique indépendant, - fournir des emplois, - développer les compétences des personnes qui y travaillent (à l’antenne ou hors antenne) ou qui y sont invitées (prise de parole en public, apprentissage des outils techniques et audiovisuels, création d’une stratégie de communication, la formation aux différents métiers radiophoniques…), - animer un tissus associatif, une localité ou un établissement, - rendre « visibles » d’autres revendications, d’autres projets et d’autres idées, - faire participer à l’« espace public médiatique » d’autres acteurs (auditeurs, amateurs, enfants, personnes stigmatisées et dévalorisées habituellement dans la société ou n’ayant pas des capitaux symboliques et communicationnels importants), - demander aux politiques de rendre des comptes sur leurs actions locales, - informer sur l’actualité, - valoriser le tissu socio-économique et culturel (les langues locales par ex.), - jouer le rôle de service public (notamment en cas de crise)…
  75. 75. POULAIN Sebastien, «Quand la radio se révolte», INAGlobal.fr, 05/10/16 http://www.inaglobal .fr/radio/article/quan d-la-radio-se- revolte-9299 Les radios associatives et communautaires au cœur de différents luttes
  76. 76. Les atouts de la radio à l’ère des postradiomorphoses De la même façon que la presse n’a pas été remplacée par la radio, la radio par la télévision et la télévision par internet, nous pouvons parier que la postradio restera de la radio (mais numériquement enrichie et valorisée) telle que nous la connaissons aujourd’hui dans ses diverses dimensions : – ses spécificités auditives (son, musique, parole), – ses pratiques d’écoute (la nuit, le petit-déjeuner, la voiture, la marche, au travail…), – ses contenus riches (information, divertissement, culture), – ses qualités chaleureuses (souplesse, direct, interactivité, instantanéité, mobilité, simplicité, diversité, crédibilité, proximité, accessibilité, immédiateté, gratuité, anonymat…), – ses services pluriels (complémentarité entre les radios publiques, commerciales et les 600 associatives), – ses capacités polymorphiques et polyfonctionnelles de résistance et de résilience, – sa force de symbolisation et d’imagination, d’identification et de socialisation…
  77. 77. • Depuis sa création en 2005, le Groupe de Recherches et d'Etudes sur la Radio (GRER) organise des événements (colloques, séminaires …) et déploie de nombreuses autres activités (publications, site web, carnet de recherche, page Facebook…). • En 2017, ces activités sont toujours aussi nombreuses avec la mise en place de la revue scientifique électronique « RadioMorphoses : Études radiophoniques et sonores », la publication d’un manuel de méthodes de recherches (« Analyser la radio : Méthodes et mises en pratique »), un colloque international à Bordeaux pour fêter nos 10 ans d’existence (« La radio au service du public. Enjeux, statuts, missions et programmes »). https://www.facebook.com/greradio http://radiography.hypotheses.org/
  78. 78. Analyser la radio. Méthodes et mises en pratique Manuel publié en 2016 chez De Boeck grâce à l’aide de membre et de proches du GRER : Frédéric Antoine, Nicolas Becqueret, Jean-Jacques Cheval, Étienne Damome, Christophe Deleu, Ariane Demonget, Séverine Equoy Hutin, Laurent Fauré, Laurent Gago, Hervé Glevarec, Anne-Caroline Fiévet, Isabel Guglielmone, Albino Pedroia, Sebastien Poulain, Pascal Ricaud, Nozha Smati Plus d’informations ici : http://radiography.hypotheses.org/2066 Projet : « Atelier méthodologique de formation à la recherche sur la radio ». Les thèmes suivants pourraient être proposés : - CHAPITRE 1 Analyser les acteurs de la radio - CHAPITRE 2 Analyser l’offre radiophonique - CHAPITRE 3 Analyser les dispositifs radiophoniques - CHAPITRE 4 Analyser le matériau radiophonique - CHAPITRE 5 Analyser les émissions radiophoniques - CHAPITRE 6 Analyser les contenus visuels et audiovisuels - CHAPITRE 7 Analyser les publics et les usages de la radio - CHAPITRE 8 Analyser le discours sur la radio
  79. 79. - Véronique Auger, Rédactrice en chef, « Avenue de l’Europe, le mag », France 3. - Dr. David Christoffel, Directeur d’antenne de La Radio Parfaite, Correspondant culturel de Radio Télévision Suisse, Producteur à Radio France. - Mario Fourmy, photographe. - Michel Picot, La Fabrique de contenus, Présentateur de Le Business Club de France (BFM Business Radio). Animation par Dr. Sebastien Poulain. Interventions de Patrice Journiac, Laurent Passicousset et une productrice de radios associatives Le son est ici : https://radiodufutur.wordpress.com/2017/02/01/la- radio-du-futur-au-salon-de-la-radio/#more-447 Atelier « la Radio du Futur » a eu lieu au Salon de la radio le mardi 31 janvier 2017 de 14h30 à 15h30
  80. 80. N°132 sur La radio du futur : du téléchromophotophonotétroscope aux postradiomorphoses sous la direction de Sebastien Poulain Sebastien Poulain, Polyradiophonie du futur Le passé du futur Jean-Jacques Ledos, Utopie, fiction, anticipation : l'action à distance par les ondes Sebastien Poulain, La prospective radiophonique à l’approche de la guerre entre exaltations technicistes et pacifistes Pierre Schaeffer, L’art et les machines Jocelyne Tournet-Lammer, L’art du paradoxe Le présent du futur Philippe Caufriez, De nouvelles habitudes d’écoute ? Regards de Belgique Charlotte Delhalle, L’hybridation des contenus signe-t-elle la disparition des médias traditionnels ? Analyse du programme de radiovision le 6-8 de la RTBF Philippe Marty, De la radio de papa à la radio 2.0 Debora Cristina Lopez, La radio en narratives immersives : le contenu journalistique et l’audience Aline Hartemann, ARTE Radio a 15 ans : Et maintenant ? Perspectives et prospective Lacina Kabore, L’avenir de la radio communautaire burkinabè confrontée aux pesanteurs du contexte et au numérique Sebastien Poulain, Postmodernité et postradiomorphoses : contexte, enjeux et limites Jacques Vendroux, Supprimer la radio, c’est la révolution ! Emmanuel Laurentin, Peut-être qu’il faut imaginer plusieurs futurs à la radio Sandrine Treiner, Je ne sais pas si on dira « la radio » David Christoffel, Elargir l'énonciation pour ouvrir les frontières de la radiophonie Dominique Wolton, La radio dépassée ? Dans 10 ans tout le monde dira l’inverse Le futur du présent ? Louis Bertrand, Le futur des radios associatives Sebastien Poulain, Pour une radio associative nationale Laure Bedin, L’écoute collective comme écoute d’avenir Michel Bichebois, Que sera la radio de demain ? Anastasia Choquet, Pour une revalorisation du mix du DJ sur les ondes de Radio France Candice Albarède, A la faveur d’une approche pluraliste et qualitative du service public de la radiodiffusion Anne Briqueler, Election présidentielle 2017. Programmes politiques en lien avec l’audiovisuel public. Résumé des propositions des onze candidats Melissa Plet-Wyckhuyse, Vrai-ïfier les choses en les mentant : la fiction radiophonique journalistique •Irène Omélianenko, Mondes sonores interdits Pour lire la suite, c’est ici ! https://radiodufutur.wordpress.com/ http://cohira.fr/
  81. 81. « Les acteurs des radios locales » : appel à contribution Cahiers d’Histoire de la Radiodiffusion numéro 135 https://lesradioslibres.wordpress.com/2017/11/13/appel-a- contribution-cahiers-dhistoire-de-la-radiodiffusion-les-acteurs- des-radios-locales/ Auteurs : Nathalie Antiope, Anne Briqueler, Philippe Caufriez, David Christoffel, Raphaël Dapzol, Jean-Luc Favre Reymond, Drd. Monica Ghiţă (Stoica), Morgane Govoreanu, Gilbert Hanna, Bernard Idelson, Pascale Laborier, Jacques Lane, Jean-Jacques Ledos, Francine Leduc, Alain Léger, Pierre N’sana, Félix Patiès, Laurent Petitguillaume, Claude Palmer, Catherine Portaluppi, Sebastien Poulain, Laurence Rakoto, Pascal Ricaud, Jean-Michel Sauvage, Celine Urbaniak, Clémentine Verbelen, Melissa P. Wyckhuyse
  82. 82. Radiomorphoses n°1 « Numérisation de la radio : pratiques et perspectives » Sous la direction de Pascal Ricaud et Nozha Smati • Frédéric Antoine RadioMorphoses : pour combler un manque • Pascal Ricaud, Nozha Smati Numérisation de la radio : pratiques et perspectives • Séverine Equoy-Hutin, Andrée Chauvin Vileno Radio augmentée, radio enrichie. De la transposition des émissions radiophoniques consacrées à l’Histoire sur le web : circulation, altération, transmission • Éliane Wolff Les (nouveaux ?) territoires de la radio, Radio FreeDom et ses auditeurs • Luís Bonixe Portuguese radio-news and Internet – There’s a new role for citizens? • Aude Jimenez La radio communautaire sénégalaise à l’heure du numérique : enjeux et perspectives • Étienne Damome Vers le tout numérique dans les radios de proximité en Afrique de l’Ouest ? Synthèse d’étape et questions. • Varia Sébastien Poulain Du paradigme de « l’interactivité » à celui du « journalisme participatif » ? L’exemple de l’interview du Président de la République à RMC/BFMTV • Compte rendu de recherche Béatrice Donzelle, Anne-Caroline Fiévet Visibilité des femmes à la radio en 2015. Stéréotypes et discriminations. Compte-rendu du projet GMMP 2015 pour le pôle radio • Position de thèse Raphaëlle Ruppen Coutaz « Ici la Suisse – Do Ischt Schwyz – Switzerland Calling ! » La Société Suisse de Radiodiffusion (SSR) au service du rayonnement culturel helvétique (1932-1949),thèse en Histoire Contemporaine, sous la direction de François Vallotton, Université de Lausanne, 9 mars 2015. Notes de lecture Christophe Deleu Andrea Cohen, Les compositeurs et l’art radiophonique, Paris, L’Hamattan,2015, 236 pages. • Jean-Jacques Cheval Laurent Gauriat & Joël Cuoq, Journaliste radio : une voix, une écriture, Presses Universitaires de Grenoble, 2016, 168 pages.
  83. 83. Radiomorphoses N°2 « Evolution des formats et modes d’expression radiophoniques » Sous la direction de Nozha Smati, Pascal Ricaud • Nozha Smati, Pascal Ricaud Évolution des formats et modes d’expression radiophoniques • Sébastien Allain, Carine Bel Portraits interactifs et enjeux radiophoniques. L’interface webdoc, nouveau support de l’oralité • Sébastien Poulain Les postradiomorphoses : enjeux et limites de l’appropriation des nouvelles technologies radiophoniques en période de transition médiatique • David Christoffel Utopies délinéaires • Fátima Ramos del Cano Las nuevas vías de consumo y participación radiofónica a través de la web: análisis comparado de las cadenas españolas y francesas • Katy McDonald, Guy Starkey L’évolution des pratiques dans la production du journalisme radiophonique : une étude de cas au Royaume-Uni • Ana Cristina Suzina The use of digital resources in Brazilian community and associative radios Projets : Radiomorphoses N°3 « Radio en Afrique au XXIe siècle : mutations et enjeux » Radiomorphoses N°4 « Les renouvellements de l’écriture radiophonique : programmes, formes, contenus »
  84. 84. https://lesradioslibres.wordpress.com/
  85. 85. https://lesradioslibres.wordpress.com/ Exemples de publications sur ce site internet : • Nebbia Radio Campus, un nouveau moyen d’expression insulaire destiné aux étudiants par Thomas Clini • « La radio communautaire au Royaume-Uni est-elle prise dans la débâcle ? » par John Grierson • « Radio Eau Noire, première radio libre belge : la radio comme outil de lutte » par Philippe Caufriez Appel à contributions permanent !!!
  86. 86. Bibliographie • « Les postradiomorphoses : enjeux et limites de l’appropriation des nouvelles technologies radiophoniques en période de transition médiatique », RadioMorphoses, n°2, 2017, http://www.radiomorphoses.fr/index.php/2017/02/21/postradiomorphoses/ • « Pourquoi a-t-on autant confiance en la radio ? », INAGlobal.fr, 28/02/17, http://www.inaglobal.fr/radio/article/pourquoi- fait-autant-confiance-la-radio-9572 • « Revolt on the air - Radio Activism, Protest and French Politics », Explosivepolitics.com, 28/12/2016, http://explosivepolitics.com/blog/revolt-on-the-air-radio-activism-protest-and-french-politics/ • codirecteur avec Thierry Lefebvre de Radios libres, 30 ans de FM°: la parole libérée ?, INA/L’Harmattan, collection « Les médias en actes », Paris, 2016, https://lesradioslibres.wordpress.com/ • « La 55 000 ou l’avènement de la radiométrie moderne », in Thierry Lefebvre (sous la direction de), Cahiers d’histoire de la radiodiffusion, n°129, juillet-septembre 2016, http://fr.slideshare.net/SebastienPoulain/la-55-000-ou-lavnement-de-la- radiomtrie-moderne • « Quand la radio se révolte », INAGlobal.fr, 05/10/16, http://www.inaglobal.fr/radio/article/quand-la-radio-se-revolte-9299 • co-auteur, Analyser la radio, méthodes et mises en pratique, De Boeck Supérieur, 2016, http://fr.calameo.com/read/00001585689e056dbfc2f • « Du paradigme de « l’interactivité » à celui du « journalisme participatif » ? L’exemple de l’interview du Président de la République à RMC/BFMTV », RadioMorphoses, n°1, 2016, http://www.radiomorphoses.fr/index.php/2016/05/04/du- paradigme-de-linteractivite-a-celui-du-journalisme-participatif-lexemple-de-linterview-du-president-de-la-republique-a- rmcbfmtv/ • « Postradiomorphoses : petit bilan des mutations radiophoniques à l’ère du numérique », Radiography, 15 octobre 2013, http://radiography.hypotheses.org/906 • « La webradiophonie journalistique : les grandes radios ont du retard mais elles se soignent ! », Radiography, 25 septembre 2013, http://radiography.hypotheses.org/793
  87. 87. Merci ! Dr. Sebastien Poulain Sebastien.Poulain@gmail.com https://twitter.com/Seb_Poulain Publications : https://www.slideshare.net/SebastienPoulain/ https://univ-paris1.academia.edu/SebastienPoulain http://www.inaglobal.fr/utilisateur/sebastien-poulain-0

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