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Rapport de stage_france3

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Rapport de stage en journalisme à France 3 Nouvelle-Aquitaine (pendant ma troisième année de licence sciences de l'information et de la communication) à l'Université Bordeaux Montaigne.

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Rapport de stage_france3

  1. 1. ROBIN Caroline Rapport de stage Licence Sciences de l’information et de la communication 16 janvier - 10 février 2017 Tuteur entreprise : Christine Le Hesran Tuteur académique : Nathalie Hochet Établissement de la formation : France 3 Aquitaine Établissement d’accueil : Université Bordeaux Montaigne
  2. 2. Remerciements 2 Avant toute chose, je tiens à remercier Laurence Mayerfeld, désormais Directrice de France 3 Nouvelle-Aquitaine, qui m’a accepté en tant que contact sur Linkedin et qui m’a ainsi permis, avec l’accord de Christine Le Hesran, désormais chef d’édition du service web de la rédaction, d’obtenir un stage d’une durée d’un mois au sein de la rédaction basée à Bordeaux alors que je ne suis pas encore étudiante en école de journalisme. Je suis également très reconnaissante envers l’ensemble des journalistes qui m’ont encadré au service web pour m’avoir transmis leurs savoirs et savoir-faire. Et je salue la confiance que Christine Le Hesran m’a accordée tout au long du stage. Enfin, je suis reconnaissante envers Ludovic Cagnato, Journaliste repor- ter d’images, qui m’a permis dès la classe de 3e, de conforter mon pro- jet professionnel. Il a de nouveau été mon tuteur lors d’un second stage d’observation d’une semaine, effectué à l’issue de ma première année de licence sciences de l’information et de la communication en mai 2015. Au cours de ce troisième stage au sein du service web de la rédaction, Christine le Hesran m’a permis de confirmer et de préciser mes ambitions professionnelles. En effet, je suis ravie d’avoir intégré la rédaction pour une durée d’un mois et d’avoir pu aller au delà de la simple observation. J’ai effectivement pu signer mes articles publiés sur le site web de France 3 Nouvelle-Aquitaine. J’espère que toutes les connaissances et compétences acquises au cours de ce stage, qui complètent mes précédentes expériences profes- sionnelles au sein des rédactions France 3, La Tribune Bordeaux et l’AFP Bordeaux, me permettront d’intégrer l’Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine ou le master journalisme de Sciences Po Bordeaux.
  3. 3. 3 Sommaire Introduction 5 Pourquoi le journalisme 5 Description ethnographique 6 Historique 9 Stratégie 10 France 3 Aquitaine 6 Statut juridique et ressources humaines 11 Tâches et responsabilités 12 La rédaction 12 L’accueil de la rédaction 13 Tâches et missions confiées 14
  4. 4. 4 Sommaire Analyse critique 23 Milieu du stage 23 Tâches et responsabilités confiées 23 Déroulement du stage 24 Capacités à agir dans ce milieu 25 Quelle conception du journalisme ­aujourd’hui ? 26 Perspectives professionnelles 28 Lexique 128 Annexes 29
  5. 5. Dans la continuité de mon projet professionnel qui est d’embrasser la carrière de jour- naliste, j’ai choisi d’effectuer mon stage au sein de la rédaction bordelaise de France 3 Nouvelle-Aquitaine du 16 janvier au 10 février 2017. En 2011 et 2015, j’ai réalisé dans la même structure, deux courts stages d’observation d’une semaine qui m’ont permis de découvrir les métiers de JRI (Journaliste reporter d’images) et de journaliste rédacteur. Dans le cadre de ma troi- sième année de licence sciences de l’information et de la communication, j’ai intégré le service web de la rédaction de France 3 Nouvelle-Aquitaine. J’ai ainsi pu mettre en pratique les connaissances et savoirs théoriques acquis au cours de mes études et améliorer mes compétences rédactionnelles en produisant des articles publiés sur le site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine. Cela peut paraître banal mais le journalisme est une profession qui m’attire particulièrement depuis des années. J’ai toujours été curieuse, j’aime apprendre de nouvelles choses et m’exercer à l’écri- ture. Des compétences nécessaires pour exercer le métier de journaliste rédacteur. Je pratique aussi la photographie et la vidéo, c’est pourquoi je suis ouverte à tout type de média : presse écrite, radio, télévision et internet. Depuis la première année de licence à l’Isic (Institut des sciences de l’information et de la communi- cation) de l’université Bordeaux Montaigne, je m’investis pleinement en parallèle de mes études pour enrichir mon expérience et mes compétences en journalisme. C’est la raison pour laquelle j’ai intégré le journal étudiant de l’université Bordeaux Montaigne, le Tintamarre et que j’ai effectué mon second stage conventionné par l’Université Bordeaux Montaigne d’une semaine à France 3 Aquitaine, sous la houlette de Ludovic Cagnato, Journaliste reporter d’images. J’ai ensuite découvert la presse écrite en intégrant la rédaction de La Tribune-Objectif Aquitaine, désormais La Tribune Bordeaux avec Mikaël Lozano, rédacteur en chef, comme tuteur. Ce stage conventionné m’a permis de mettre en pratique les savoirs théoriques acquis au cours de ma pre- mière année de licence et de m’initier à la conduite de projets d’enquête. J’ai eu l’opportunité de publier et signer quelques articles sur le site web et de réaliser une enquête sur les véhicules auto- nomes à l’occasion du congrès ITS d’octobre 2015 à Bordeaux. Un reportage publié sur une double page dans le trimestriel n°226 de septembre-novembre 2015 du magazine. Pendant l’été 2016, je me suis initiée à l’écriture et à la traduction (anglais-français / espagnol-fran- çais) de dépêches pendant un stage conventionné d’un mois au sein de la rédaction de l’AFP Bor- deaux, J’espère que mon investissement dans mes études et au cours de mes différents stages me permet- tront d’intégrer une école de journalisme, en particulier l’IJBA (Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine) ou le master journalisme de Sciences Po Bordeaux. Ces formations me permettront d’at- teindre mon objectif : devenir journaliste rédactrice spécialisée en économie, politique, sciences sociales et technologie. Pourquoi le journalisme ? 5 Introduction
  6. 6. France 3 Aquitaine est une des 24 antennes régionales de France 3 faisant partie du pôle Sud-Ouest de France Télévisions. La chaîne ne se limite pas à diffuser l’information régionale. L’information locale est également traitée au sein de quatre rédactions : Bordeaux, Bayonne, Pau et Périgueux. C’est en ce sens qu’on peut dire que l’antenne régionale est leader de l’information de proximité en Aquitaine. En plus de l’édition régionale, une édition locale est diffusée au journal télévisé du soir : Bordeaux métropole, Euskal-Herri Pays Basque, Pau Sud-Aquitaine et Périgord. De puis le 1er janvier 2017, l’antenne régionale est devenue France 3 Nouvelle-Aquitaine et se joint aux deux autres antennes du Limousin et du Poitou-Charentes dans une volonté de conformité avec la nouvelle configuration régionale du territoire français survenue avec la loi NOTRe (Nouvelle orga- nisation territoriale de la République), promulguée le 7 août 2015 (cf annexe 1 p.30). La rédaction L’élaboration d’un journal télévisé ne dépend pas seulement de la belle plume des rédacteurs. La vie de l’antenne est également animée par la régie, les monteurs, mixeurs, scripts, ect… Savoir travailler en équipe, tel est le mot d’ordre pour mener à bien les missions de la chaîne télévisée. Rédacteurs en chef, journalistes rédacteurs, JRI, présenta- teurs, rédacteurs web, et documentalistes animent le ser- vice rédaction de France 3 Aquitaine. Chaque journée suit le même rythme organisationnel. Elle débute par une première conférence de rédaction à 8h30. Les rédacteurs en chef et journalistes rédacteurs déter- minent ensemble après avoir lu la presse et écouté la ra- dio, les sujets qui seront évoqués au 12/13, le journal télé- visé du midi. La conférence est en général animée par le rédacteur en chef et/ou les rédacteurs en chef adjoints. Xavier Riboulet est le rédacteur en chef de la rédaction de France 3 Aqui- taine. Ses adjoints sont Philippe Chollet, Laurent Lataste, Frank Omer et Bernard Tavitian. Pendant la conférence, ces derniers prennent contact avec les autres locales de la région Aquitaine, à savoir Périgueux, Bayonne et Pau, mais aussi les bureaux d’informations de proximité implantés à Mont-de-Marsan, Dax et Agen. Cela permet d’être tenu informé des sujets traités dans l’ensemble de la région Aquitaine et de sélectionner quelques sujets à diffuser pour le JT régional. Une revue de presse est effectuée par la documentaliste, Catherine Julien. Il s’agit d’une synthèse de la presse sur un sujet donné ou différents thèmes pertinents. La revue de presse permet d’enrichir le choix des sujets à développer, aussi bien pour les journaux télévisés, que pour le site internet. Les Description ethnographique 6 France 3 Aquitaine
  7. 7. dépêches diffusées par les agences de presse comme l’AFP (Agence France Presse), Reuters, et AP (Associated Press) sont également consultées. Une fois les sujets choisis, les rédacteurs en chef et journalistes déterminent la forme qu’ils sou- haitent donner aux informations qui seront diffusées. En effet, un journal télévisé n’est pas unique- ment constitué de reportages classiques. Le journaliste présentateur peut également annoncer les informations lui-même, accompagnées par des images (off) ou sans image (brèves). L’équipe choisit également les invités potentiels pour approfondir tel ou tel sujet d’actualité. A l’issue de la conférence, les rédacteurs en chef élaborent avec l’aide des scriptes, le conducteur de du journal télévisé (cf annexe 2 p.31). Réalisé sous le logiciel MonaLisa de France 3, le conducteur présente les sujets qui seront évoqués durant l’émission en précisant les durées de chaque repor- tage et les rebours pour les lancements des sujets. La difficulté pour les antennes régionales est de se raccrocher à temps à la chaîne nationale puisque le JT national vient en suivant du JT régional. Une seconde conférence se tient à 9h. Celle-ci suit la même procédure pour élaborer le journal té- lévisé du soir, à savoir le 19/20. Puis le rédacteur en chef, le présentateur et la scripte se réunissent de nouveau vers 11h pour affiner le conducteur de l’édition du soir. Une troisième conférence réunit à 15h l’équipe pour finaliser le JT de 19h. L’actualité étant imprévisible, on dit souvent que les conducteurs des journaux télévisés sont «vi- vants» car ils peuvent être modifiés à tout moment, y compris pendant le JT. Tout dépend de l’importance d’une information lorsqu’elle survient. La rédaction est également animée par le service web, dirigé par Christine Le Hesran, rédactrice en chef information nu- mérique. Le service est généralement composé d’une équipe de quatre journalistes qui rédigent des articles et réalisent des reportages accompagnés parfois de vidéos, destinés à être publiés sur le site internet de France 3 Nouvelle-Aqui- taine. Certains reportages diffusés lors des JT sont égale- ment repris et complétés par des articles publiés sur le site web. Depuis le 1er février, le site internet a évolué et devient conforme avec la nouvelle cartographie régionale du ter- ritoire français. En effet, avant cette date, les 24 anciennes régions avaient leur propre site internet. Désormais, le site de la région Aquitaine s’est fusionné avec ceux du Limousin et du Poitou-Charentes, ce qui crée le site de France 3 Nouvelle-Aquitaine. Cette configuration s’opère également pour les autres grandes régions de France. Le service web 7
  8. 8. Le montage En plus d’écrire des articles et de réaliser des reportages uniquement pour le site internet, l’équipe de journalistes web se charge également de monter des «modules» à l’aide du logiciel Final Cut Pro X sur un macbook. Il s’agit de reportages diffusés pendant les JT auxquels les journalistes ajoutent des commentaires écrits, comme des sous-titres. Ils mettent en évidence par l’emploi de certaines couleurs les informations plus ou moins importantes à retenir. Ces reportages «sous-titrés» seront ensuite partagés sur les réseaux sociaux, en particulier Facebook. Ce type d’offre d’information répond à une problématique actuelle qui survient depuis quelque temps avec l’usage des réseaux sociaux sur les smartphones. En effet, nombreux sont les utilisateurs qui visionnent les vidéos pos- tées sur les réseaux sociaux sans activer le son. Les modules permettent donc aux utilisateurs des réseaux sociaux de se tenir informé en regardant l’image et en lisant le texte. Les missions du journaliste web sont donc d’écrire les articles, mener des reportages, monter des modules, partager sur les réseaux sociaux.... Autant dire que les journalistes de demain doivent être multitâches ! L’étape du montage consiste en ce que l’on appelle le «dérushage» des images tournées sur le terrain. Il a pour but de trier les images et à ne garder que celles qui peuvent servir le sujet selon l’angle défini. Il n’est donc pas rare de tourner une demie-heure ou une heure de rushes pour réaliser un reportage qui une fois diffusé à l’antenne ne durera qu’une ou deux minutes. Avant, on utilisait des feuilles de «dérushage» complexes et fastidieuses à remplir mais les systèmes de montage numérique utilisés aujourd’hui les ont simplifiées. Les feuilles de «dérushage» sont désormais utiles uniquement pour l’analyse qui oblige le journaliste et le monteur à être attentifs et à repérer tous les composants du reportage. Le monteur et le journa- liste travaillent ensemble directement à la console de montage : visionnement rapide des images, sélection à la volée, assemblage et retouches. Même si ce travail est plus facile qu’avant, il faut tout de même compter une bonne heure de travail pour 1 à 2 minutes de reportage diffusé ! Le mixage Les scriptes Le rôle des scriptes est d’élaborer le conducteur, autrement dit le déroulé du JT. Le conducteur contient les sujets qui seront diffusés. Pour chaque sujet, les scriptes précisent les durées prédéfinies, ainsi que les équipes qui sont parties en tournage pour réaliser les sujets. Le mixage audio est l’opération technique par laquelle un certain nombre de sources sonores diffé- rentes prises pendant le reportage sont mélangées pour parvenir à une continuité sonore unifiée, en intervenant sur le niveau, le timbre, la dynamique ou la spatialisation des signaux sonores du reportage qui va être diffusé à l’antenne. Il permet d’harmoniser les commentaires du journaliste aux différents plans pris en extérieur et / ou en intérieur. Le mixage est fait en studio par un ingénieur du son qui utilise une table de mixage, aus- si appelée console, sur laquelle se trouve un grand nombre de potentiomètres. Il doit également caler le son à l’image. 8
  9. 9. La régie Si le présentateur du journal télévisé peut être com- paré à un soliste, le technicien qui officie en régie peut l’être à un chef d’orchestre, qui dirige et anti- cipe constamment. Il fait la mise en images des édi- tions du midi et du soir. Pour cela, il utilise un mélangeur vidéo. Un outil qui permet comme son nom l’indique, de mélan- ger diverses sources, telles que les caméras et les sources extérieures lorsqu’il y a des directs en ­Nouvelle-Aquitaine. Le technicien a également pour mission d’«habiller» le JT. Par définition, l’habillage du JT consiste à incruster les vignettes ou bandeaux qui permettent d’indiquer les noms des interlocu- teurs et les lieux où ont été effectués les reportages. Il est également possible d’incruster des cartes pour géocaliser les lieux des reportages. Le régisseur effectue donc le choix des caméras et donne le top pour les lancements des reportages et des « incrustations » (vignettes, bandeaux, cartes, ect). À ses côtés, le ou la scripte surveille le timing, chronomètre en main. Il est impératif de bien suivre le conducteur de l’émission d’autant plus que le JT est diffusé en direct ! Historique La télévision régionale publique n’a cessé d’évoluer depuis plus de 50 ans, sous des appellations diverses : RTF, ORTF, FR3 Aquitaine, France 3 Aquitaine... et bientôt France 3 Nouvelle-Aquitaine ! Les premières émissions régionales et journaux télévisés en Aquitaine voient le jour en 1962 après la création du centre de télévision régionale de Bordeaux. En 1974, les aquitains assistent au pre- mier journal de la Direction régionale de FR3 Aquitaine à la suite de l’éclatement de l’ORTF. Il faut attendre 1992 pour que FR3 Aquitaine arbore les couleurs de France 3 et devienne France 3 Aquitaine. Cette même année, on assiste à la naissance de France 3 Euskal-Herri à Bayonne, pre- mière télévision locale de France 3 en Aquitaine. En 1999, les bordelais assistent au lancement de «Bordeaux Première», édition locale de la ­Communauté Urbaine de Bordeaux (désormais Bordeaux Métropole). Les éditions locales de France 3 Pau Sud-Aquitaine et France 3 Périgord voient le jour en 2003. En 2005, France 3 Aquitaine se lance dans le numérique et crée son site internet. En 2014, l’émis- sion «Aquitaine Matin» voit le jour et offre aux téléspectateurs l’opportunité de découvrir les associa- tions de la région. Avec le redécoupage régional du territoire français, l’émission est diffusée à la fois en Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes depuis septembre 2015. 9
  10. 10. Stratégie La directrice de France 3, Dana Hastier, et la directrice de France 3 Nouvelle-Aquitaine, Laurence Mayerfeld ont présenté à la fin du mois de janvier la stratégie à adopter et qui sera développée dans l’année 2017. Au 1er janvier 2017, le nouveau réseau France 3 est désormais composé de 13 directions régionales et territoriales (12 directions régionales, la Corse demeurant une direction territoriale), 24 antennes régionales et 116 implantations parmi lesquelles il faut distinguer les locales et les bureaux d’infor- mation de proximité. Chaque direction régionale du réseau France 3 suit la configuration illustrée par le schéma ci-des- sous : Selon Yannick Letranchant, Directeur délégué de France 3, en charge du réseau régional, l’objectif de cette nouvelle organisation est d’opérer un recentrage sur les contenus mais aussi de créer plus de fluidité entre la direction du réseau et les régions. Cette stratégie commence à se faire remarquer depuis le 1er février, date du lancement des sites internets des nouvelles directions régionales et territoriales. À l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine, ce site web rassemble les actualités de l’Aquitaine, du Limousin et du Poitou-Charentes. En 2017 et pour les années à venir, le média télévisuel ne se souciera plus seulement de sa straté- gie audiovisuelle. La stratégie numérique fait partie intégrante du bon fonctionnement de la chaîne. 10
  11. 11. France 3 Aquitaine est une chaîne télévisée du service public faisant partie du groupe France Télé- visions. Cette chaîne à vocation régionale, s’est développée à travers ses 24 antennes installées en France Métropolitaine. Les ressources humaines ont légèrement été impactées par la loi NOTRe qui a reconfiguré le terri- toire régional. En effet l’organisation du Pôle Sud-Ouest va changer. Auparavant, France 3 Aquitaine était lié à France 3 Midi-Pyrénées. Désormais, France 3 Aquitaine fait partie de France 3 Nouvelle-Aquitaine et se détache de France 3 Midi-Pyrénées qui fait partie de France 3 Occitanie. France 3 Nouvelle-Aquitaine comprend 473 salariés au total. (cf annexe 3 p.34) En avril 2015, on comptait 230 salariés permanents à France 3 Aquitaine dont 87 journalistes,114 personnels techniques et administratifs et 29 dans la filière Pro- duction sud-ouest. Statut juridique et ressources humaines 15 implantations La carte ci-contre illustre l’organisation du réseau de France 3 en Nouvelle-Aquitaine. La plus grande ­région de France est régie par une direction régionale et territoriale située à Bordeaux, lieu où j’ai effectué mon stage. (cf annexe 4 p.35) Le réseau compte également deux antennes de ­proximité à Limoges et à Poitiers ainsi que cinq ­éditions locales dont trois en Aquitaine : Bayonne, Pau et ­Périgueux en Aquitaine, Brive en Limousin et La Rochelle en Poitou-Charentes. France 3 Nouvelle-Aquitaine dispose enfin de sept bureaux d’information de proximité dont trois en ­Aquitaine, un en Limousin et deux en ­Poitou-Charentes : Agen, Dax et ­Mont-de-Marsan pour l’Aquitaine, Guéret pour le Limousin, ­ainsi que Angoulême, Niort et Royan pour le ­Poitou-Charentes. France 3 Nouvelle-Aquitaine est à l’heure ­actuelle le seul média qui couvre l’actualité de l’ensemble de la région. En effet, sa zone de couverture s’étend à douze départements dont cinq en Aquitaine (Dordogne, Gironde, Landes, ­Lot-et-Garonne et ­Pyrénées-Atlantiques), trois en Limousin (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne) et quatre en ­Poitou-Charentes (Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne). 11
  12. 12. La rédaction Le service rédaction que j’ai intégré à Bordeaux est dirigé par le rédacteur en chef, les rédacteurs en chef adjoints, et la rédactrice en chef information numérique, qui supervisent le travail des équipes de reportage (rédacteurs accompagnés de JRI) et des rédacteurs web. Xavier Riboulet Rédacteur en chef Philippe Chollet Rédacteur en chef adjoint Laurent Lataste Rédacteur en chef adjoint Frank Omer Rédacteur en chef adjoint Bernard Tavitian Rédacteur en chef adjoint Christine Le Hesran Rédactrice en chef information ­numérique Journalistes rédacteurs, JRI, rédacteurs web L’ensemble de l’équipe œuvre chaque jour pour assurer le bon dérou- lement des journaux télévisés du midi (12/13) et du soir (19/20) tout en collaborant avec les locales de Bayonne, Pau et Périgueux et les bureaux d’informations de proximité de Mont-de-Marsan, Dax et Agen. Les rédacteurs web quant à eux sont chargés de restituer l’actualité de l’ensemble de l’Aquitaine sur le site internet. Il peut s’agir d’articles qui complètent des reportages diffusés lors des JT mais également des repor- tages menés exclusivement pour le web. Quoiqu’il en soit, le travail au sein d’une rédaction repose avant tout sur l’esprit d’équipe et le savoir-vivre. Être journaliste suppose en effet une étroite collaboration avec les autres membres de la rédaction. Il ne suffit pas de manier une belle plume et de faire preuve d’une excellente culture générale pour mener à bien les missions. Un contact permanent avec les autres journalistes pour obtenir des informations complémentaires sur tel ou tel sujet traité ou non, et pour bénéficier d’une éventuelle relecture avant publication d’un article sur le web n’est pas négligeable. Bien au contraire ! Efficacité, esprit d’équipe et convivialité semblent être les mots d’ordre d’une rédaction pour mener à bien les missions qui lui sont confiées. 12 Tâches et responsabilités
  13. 13. L’accueil au sein de la rédaction J’ai très bien été accueillie par l’ensemble de l’équipe de la rédaction. Pendant les deux premières se- maines, ma tutrice, Christine Le Hesran, Rédactrice en chef information numérique, était absente car elle suivait une formation dans d’autres antennes régio- nales de France 3. Pendant les quatre premiers jours du stage, j’ai fait de l’observation en accompagnant les équipes de rédacteurs et de JRI en tournage. Je suis donc allée sur le terrain pour comprendre comment se déroulait un reportage de A à Z. Les journalistes rédacteurs m’ont expliqué la mé- thode qu’ils suivaient pour élaborer les questions qu’ils posent lors des interviews. Les JRI quant à eux m’ont montré comment ils faisaient les prises de vues qui permettent d’illustrer les commentaires du journaliste rédacteur. Après les tournages, j’ai accompagné les rédacteurs en salle de montage puis en mixage. L’étape du montage est essentielle. C’est elle qui permet au rédacteur de mettre en forme l’information qui sera diffusée au journal télévisé. Le montage du reportage correspond au «dérushage» des images tour- nées sur le terrain. Cela suppose un très bon travail d’équipe et par conséquent une bonne écoute entre le rédacteur et le monteur. Enfin après le montage, vient le mixage, étape pendant laquelle le journaliste vient apposer sa voix sur le reportage qui sera diffusé pendant le journal télévisé. La difficulté est donc de parler de façon claire et audible et de manière synchronisée par rapport aux images. C’est à partir du cinquième jour de stage, que j’ai intégré le service web de la rédaction même si ma tutrice n’était pas encore de retour de formation. En son absence, j’ai été supervisée par Christophe Roux, pilote et éditeur web de France 3 Aquitaine et les rédacteurs web. Christophe Roux m’a initié à l’écriture d’articles destinés à être publié sur le site internet en me trans- mettant « La Bible de l’editing » envoyée par Stéphane Mazzorato, Directeur des sites régionaux à France Télévisions, à l’ensemble des contributeurs web de France 3 (cf annexe 5 p.36) À partir de ce jour, j’ai pu me rendre utile en écrivant et signant des articles complémentaires des reportages diffusés sur la chaîne de télévision régionale. Au retour de ma tutrice, Christine Le Hes- ran, j’ai pu mener des reportages exclusivement pour le web. Je la remercie infiniment pour toute la confiance qu’elle m’a accordée. 13
  14. 14. Tâches et missions confiées Le reportage audiovisuel Pendant les quatre premiers jours du stage, j’ai assisté les équipes de rédacteurs et de JRI en tournage sur le terrain. J’ai ensuite accompagné les rédacteurs en salle de montage où j’ai appris comment se structure un reportage audiovisuel. L’étape du montage correspond au dérushage des images tournées sur le terrain. Il s’agit de sélectionner les images pertinentes qui permettent d’illus- trer les commentaires du journaliste. Pour cela, on sélectionne les plans à l’aide du logiciel de montage vidéo AVID Media Composer en se repérant sur le timecode. À la différence de la timeline, le timecode correspond à une informa- tion temporelle stockée conjointement à chaque image enregistrée. Cette information est conservée dans le format heures:minutes:secondes:images. Cela permet de repérer aisément pendant le montage une image ou une séquence d’images à sélectionner. Exemple 01:30:25:40 Le time code ci-dessus signifie la 40e image de la 25e seconde de la 90e minute enregistrée. Après la sélection des images, j’ai aidé le journaliste rédacteur à élaborer son commentaire. Celui-ci a pour objectif de fournir l’essentiel de l’information à retenir. L’information transmise aux téléspecta- teurs doit être claire, synthétique, fiable et compréhensible par tous. C’est en ce sens qu’on peut considérer le journaliste comme un vulgarisateur ou un pédagogue. En effet, l’objectif n’est surtout pas de fournir une information en employant un jargon trop technique sans pour autant déteriorer la fiabilité et la véracité des informations transmises. Le journaliste rédacteur s’entraîne à dire son commentaire d’abord en salle de montage avant de poser sa voix en cabine de mixage. Cela lui permet d’apporter d’éventuelles modifications pour améliorer la diction en remplaçant un mot par un autre par exemple. La difficulté est aussi d’être synchonisé avec le déroulement des images. À la fin du montage, le reportage audiovisuel doit suivre la configuration illustrée par le schéma sui- vant : Ambiance Commentaire Interview CommentaireInterview Commentaire pied 1 6 2 3 45 Il est récurent de démarrer un reportage audiovisuel par des images d’ambiance. Il peut s’agir de lieux publics, ou d’interactions quotidiennes entre les interlocuteurs que le journaliste rédacteur et le JRI ont rencontré. Le sujet est ensuite structuré par une alternance de commentaires effectués par le journaliste rédacteur et d’images d’interviews des personnes interrogées. D’autres images d’am- biances peuvent bien évidemment se glisser au cœur du reportage. Enfin, le reportage se clôt par un commentaire final du journaliste rédacteur, qu’on appelle le commentaire pied. 14
  15. 15. Le service web J’ai intégré le service web de la rédaction après quatre jours d’observation sur le terrain. Différentes tâches m’ont été attribuées : rédaction d’articles complémentaires des reportages audiovisuels diffu- sés lors des JT, partage des articles et vidéos sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter), veille informationnelle, reportages sur le terrain et montage vidéo. (cf annexe 6 p.53) Rédaction d’articles Contribuer au site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine en rédigeant des articles requiert une très grande rigueur de la part de tous les journalistes. Généralement, le choix des sujets à diffuser sur le site web s’effectue en fonction du conducteur des journaux té- lévisés élaborés dès la première conférence de rédaction qui se tient à 8h30. Les sujets à ­traiter sont également choisis ­parmi les informations diffusées sur les fils des agencesdepressecommel’AFP,­consultables à partir du logiciel MonaLisa de France 3. Ce logiciel permet également aux journalistes de suivre en temps réel l’évolution des conduc- teurs des journaux télévisés. La réalisation d’une veille informationnelle peut également faire ressortir des sujets im- portants à traiter, aussi bien pour les JT que pour le site internet. Après avoir déterminé les sujets à traiter pour une diffusion sur le site web, les rédacteurs web se répartissent les articles à produire pour éviter tout risque de «doublons». Une bonne communication au sein de l’équipe est donc indispensable à l’efficacité et à la réacti- vité des contributeurs. C’est pour cette raison que Christine Le Hesran, rédactrice en chef Information numérique, prenait soin d’envoyer à l’ensemble des contributeurs et moi-même un mail récapitulant ce qu’elle nomme le «menu du jour web». Dans ce mail, figure chaque sujet destiné à être publié sur le site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine en précisant l’auteur de l’article en cours de rédaction. Que cela soit en presse écrite ou sur internet, la rédaction d’un article repose presque sur la même méthode. Plusieurs règles d’écriture sont communes aux deux médias comme le schéma de la py- ramide inversée et la loi traditionnelle des 5 W (Who, What, When, Where, Why). Comment écrire un article ? 15
  16. 16. Selon la règle de la «pyramide in- versée», il est attendu du journaliste rédacteur de condenser l’essentiel de l’information dans le lead (premier pa- ragraphe) ou plus communément dans le titre et le chapô de l’article. Le titre et le chapô doivent répondre aux 5W, c’est à dire les questions suivantes : who (qui), what (quoi), when (quand), where (où) et why (pourquoi). Ces deux premiers éléments déterminent si le lecteur poursuit sa lecture ou non. Le journaliste doit donc dé- marrer son article par une phrase d’accroche et pour- suivre en employant une écriture concise. Le paragraphe qui suit le titre et le chapô peut apporter des informations complémentaires répondant aux 2H : how many (combien), how (comment). Il peut donc s’agir de données chif- frées. Par exemple, si un article traite les attentats à la mosquée au Québec, le journaliste essaiera de fournir (s’il a des informa- tions fiables et vérifiées), le nombre d’assaillants et de victimes. Les paragraphes suivants apporteront quant à eux des détails qui sont moins importants à retenir pour le lecteur. L’essentiel à connaître doit donc résider dans le lead ou le titre et le chapô. Il existe néanmoins quelques différences d’écriture entre la presse écrite et le web. En effet, la lecture d’une page internet se faisant en quelques secondes en diagonale, le journaliste se doit d’employer une écriture consice et des parapgraphes courts. Chaque paragraphe doit de préférence corres- pondre à une idée. L’utilisation de mots-clés dans les phrases courtes est donc vivement encouragé ! Comment éditer un article ? Quand on est rédacteur web, il ne suffit pas d’avoir une belle écriture pour que les articles publiés at- tirent l’attention des lecteurs. Un certain travail d’édition est indispensable. Celui-ci permet de guider la lecture de l’internaute en mettant en exergue l’essentiel de l’information à retenir. Après avoir écrit mes articles, je les édite sur le Drupal, back-office du site internet de France 3 Nou- velle-Aquitaine. Il s’agit d’une interface sur laquelle les contri- buteurs de France 3 Nouvelle-Aquitaine rédi- gent et éditent leurs articles qui sont ensuite publiés sur le site web. J’ai donc comme les autres rédacteurs web édité l’ensemble de mes articles sur cette interface. Christophe Roux, pilote et éditeur web de France 3 Aquitaine, et Jeanne Tra- vers, une journaliste étudiante de l’IJBA (Ins- titut de journalisme de Bordeaux Aquitaine) 16
  17. 17. m’ont appris comment utiliser le back-office et m’ont enseigné les bases de l’écriture SEO (Search Engine Optimization). L’important est de trouver un titre accrocheur, et d’utiliser des mots-clés dans les paragraphes pour optimiser le référencement. Ils m’ont également conseillé de ne pas hésiter à user abondamment de codes typographiques : gras, souligné, italique... Dès que possible, j’essaye également d’insérer des liens hypertextes. Il peut s’agir des sites inter- net d’associations, de ministères ou d’entreprises évoquées dans les articles. Attention cependant à bien préciser dans les paramètres d’ouvrir la cible du lien hypertexte sur une nouvelle fenêtre du navigateur web. Cela permet de conserver l’internaute sur la page web de l’article publié sur le site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine. Enfin, l’article aurait l’air pauvre s’il n’était pas accompagné de photos ou de vidéos. En effet, in- ternet est un média qui combine à la fois le texte de la presse écrite, l’audio de la radio et l’image en séquence de l’audiovisuel. Il est donc conseillé de mettre en avant une photo ou le reportage audiovisuel (s’il a été réalisé) pour accompagner l’article. La mise en exergue des citations est vive- ment encouragée. Exemple L’illustration ci-contre est un des articles que j’ai écrit et publié sur le site internet de France 3 Nou- velle-Aquitaine. Dans cet article on peut remar- quer que j’ai pris le soin de respecter les règles de l’écriture journalistique sur le web. En effet, dans le titre j’ai utilisé des mots-clés comme «Jumping de Bordeaux», «technologie» et «équitation» qui permettent un meilleur réfé- rencement par les moteurs de recherche. J’ai également mis en avant certaines informa- tions en les mettant en gras. J’ai mis en valeur les citations les plus pertinentes et j’ai créé un lien hypertexte dont la cible envoie l’internaute vers le site internet du Jumping de Bordeaux. Comment signer un article ? Chaque article publié sur le site de France 3 Nou- velle-Aquitaine doit être signé par l’auteur. Il peut signer soit par ses initiales, soit par son prénom suivi de son nom. C’est important car la signature marque l’approbation de son auteur et engage sa responsabilité éditoriale. Elle permet également de créer un lien de proximité avec le lecteur internaute. Cette signature est aussi un moyen de prouver aux lecteurs que la rédaction des articles publiés sur le site web, aussi nombreux qu’ils puissent être, n’est pas réalisée par des robots mais bel et bien par des journalistes en chair et en os ! 17
  18. 18. Comment choisir les photos ? Lorsque les rédacteurs web ne disposent pas des reportages audiovisuels effectués par leurs confrères et consœurs sur le terrain au moment de la publication de l’article, ces derniers doivent choisir une photo en guise d’illustration. Une étape qui n’est pas aussi facile qu’on le croit, notamment lorsque la médiathèque à disposition des rédacteurs n’est pas riche en photographies de haute qualité ! En effet, depuis le 1er février, les sites internet de France 3 Aquitaine, France 3 Limousin et France 3 Poitou-Charentes ont fusionné pour devenir France 3 Nouvelle-Aquitaine. Qui dit nouveau site internet, dit nouvelle charte gra- phique qui se veut être au goût du jour. France 3 a donc adopté le style «responsive». Par définition, un site internet dit «responsive», offre une expérience de lecture et de navigation optimales pour l’utilisateur, quelque soit l’appareil technologique qu’il utilise (ordinateur, smartphone, tablette). Celui-ci est caractérisé par des photographies mises en avant sur la page d’accueil mais aussi au sein des articles. Cette mise en avant requiert des photographies de très haute qualité , ce qui attire davantage l’oeil de l’internaute et du mobinaute. J’ai donc proposé à ma tutrice, Christine Le Hesran, rédactrice en chef information numérique de prendre des photographies à l’aide de mon appareil photo semi-professionnel Canon 550D lors de mes différentes excursions sur le terrain. L’objectif était de prendre des photographies permettant d’illustrer au mieux le sujet traité sur le terrain mais aussi d’autres sujets dits «similaires». Par exemple, la photo ci- contre illustrant le chantier de la Meca (Maison de l’éco- nomie créative et culturelle en Nouvelle-Aquitaine) peut être réutilisée par tout contributeur web de France 3 Nou- velle-Aquitaine pour illustrer un article ayant un thème rela- tif au chantier. Afin que ces photographies soient facilement accessibles par tous les rédacteurs web dans la médiathèque du back-office du site internet, il est recommandé d’utiliser des mots-clés pertinents. Par exemple, pour la photographie du chantier, on peut uti- liser les mots-clés suivants : chantier / meca / bordeaux. Enfin, chaque photo doit être légendée et créditée. 18
  19. 19. Community management Par exemple, quand on partage un article complétant un reportage audiovisuel diffusé lors du JT, une certaine démarche est à suivre. Tout d’abord il faut télécharger la vidéo du reportage au format mp4 sur Imedia, la base de données dans laquelle tous les contributeurs de France 3 peuvent trouver les rushes et reportages en cours de fabrication, les reportages aboutis ainsi que les JT en intégralité avec les «synthés» (noms des interlocuteurs interviewés, mentions des lieux où ont été effectués les différents reportages...). Si le reportage audiovisuel a déjà été diffusé au JT, il est préférable que le journaliste sélectionne l’extrait du JT correspondant au reportage plutôt que d’aller télécharger le reportage monté. En effet, c’est uniquement lorsque les reportages audiovisuels sont diffusés aux JT que les «synthés» ap- paraissent. Ces «synthés» apportent des informations plus ou moins importantes sur l’identité des interlocuteurs rencontrés et interviewés ainsi que sur les lieux du reportage. Après avoir téléchargé le reportage audiovisuel du JT, il faut le télécharger directement sur Facebook et non pas l’héberger sur Youtube pour ensuite la partager sur Facebook. C’est ce qu’on appelle partager une vidéo «en natif» sur Facebook. En effet, une vidéo directement téléchargée sur Face- book sera davantage mise en valeur qu’une vidéo hébergée sur Youtube puis partagée sur le réseau social. Dans le message qui accompagne la vidéo, il convient d’ajouter un lien qui dirige l’utilisateur vers l’article publié sur le site internet de France 3 Aquitaine. Il est préférable que les liens partagés sur les réseaux sociaux soient courts. C’est pourquoi pour chaque partage de mes articles sur Facebook, je raccourcissais les URL via Bitly, un service gratuit de réduction d’URL. Enfin, il est encouragé et conseillé d’utiliser des emojis dans les posts facebook. Christophe Roux m’a donc conseillé d’utiliser le site internet «piliapp» qui propose l’ensemble des emojis disponibles sur smartphones et tablettes. Après avoir rédigé et publié mes articles sur le site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine, je dois ensuite les partager sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Partager les articles sur les pages Facebook et Twitter de France 3 Aquitaine permet de créer une communauté d’internautes qui s’intéressent à l’actualité de leur région. Le rédacteur web doit donc avoir le réflexe de partager ses articles sur les réseaux sociaux après les avoir publiés sur le site internet. Là aussi, le journaliste doit faire preuve de rigieur dans chaque post qu’il effectue. Comment partager sur Facebook ? 19
  20. 20. Veille informationnelle Reportages sur le terrain Comment partager sur Twitter ? Un esprit synthétique est indispensable pour partager les articles et reportages audiovisuels sur Twitter. En effet, Twitter est un réseau social sur lequel les utilisateurs ne peuvent poster que des messages courts de 140 caractères. D’où l’importance de recourir à Bitly pour raccourcir l’URL de l’article publié sur le site web de France 3 Nouvelle-Aquitaine ! La difficulté reste donc d’être synthé- tique et de trouver les bons mots à mettre en «hashtag» pour gagner en visibilité sur le réseau so- cial. Souvent, on accompagne les tweets d’une illustration ou d’un court extrait vidéo, ce qui permet d’enrichir l’information qu’on souhaite transmettre. Le travail de journaliste web ne se résume pas à la simple rédaction d’articles et à leurs partages sur les réseaux sociaux. Parmi les missions qui m’ont été confiées, figurait celle de la veille information- nelle. Plusieurs outils permettent d’effectuer une veille informationnelle : flux RSS, google Alerts, les réseaux sociaux, ect... En plus de consulter les fils de l’AFP disponibles sur le logiciel MonaLisa de France 3 pour «guet- ter» d’éventuelles informations pouvant nourrir l’actualité régionale, j’étais chargée de scruter les fils d’actualités sur Facebook et notamment Twitter. Dans ce cas-là, il s’agit d’une veille sur des sujets précis. Au moment du «Penelope Gate», je devais guetter les éventuelles réactions des députés, sénateurs, et autres personnalités politiques de la région sur Twitter. Par exemple, Alain Juppé avait insisté sur le fait qu’il refusait de servir de «plan B» en cas de mise en examen de François Fillon, candidat Les Républicains (LR) aux élections présidentielles de 2017. Christine Le Hesran, m’avait ensuite chargée d’approfondir mes recherches en vue d’un éventuel article identifiant les députés et sénateurs de la région employant des membres de leur famille en tant qu’attaché parlementaire. Pour cela, elle m’avait conseillé d’effectuer mes recherches sur le site web de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Site internet sur lequel sont répertoriés l’ensemble des déclarations des responsables publics de chaque région de France. Finalement l’article qu’on souhaitait réaliser n’a pas vu le jour pour une raison majeure : manque d’informations fiables. Comme les conjoints des hommes et femmes politiques ne portent pas forcément le même nom de famille que ces derniers, il était difficile de déterminer avec exactitude si certains attachés parlementaires des députés et sé- nateurs étaient en réalité leur conjoint ou non. De même, lorsqu’une attachée parlementaire portait le même nom de famille de l’homme politique pour lequel elle travaille, il était souvent impossible de déterminer s’il s’agissait de sa femme, sa fille, sa sœur, sa cousine, ect... De plus, je n’avais que peu d’informations fiables et vérifiées en mains : seulement 3 députés et sé- nateurs de la région collaborant avec des membres de leur famille. Un chiffre bien trop faible et peu fiable pour faire l’objet d’un article visant à faire un état des lieux. L’objectif étant, en effet, de dresser un panorama du nombre de députés et sénateurs de la région, partis politiques confondus, ayant employé ou employant actuellement des membres de leur famille en tant que collaborateur parle- mentaire tout en précisant que cette pratique reste légale (bien que fortement décriée) si le travail rémunéré est réellement effectué. Voici une des tâches les plus passionnantes que Christine Le Hesran m’a confié : le reportage sur le terrain. Après avoir écrit un certain nombres d’articles accompagnant et développant les sujets des reportages diffusés lors des JT, j’ai mené deux reportages sur le terrain. Une mission journalistique qui demande un sérieux travail du journaliste avant d’aller à la rencontre des interlocuteurs concer- 20
  21. 21. nés sur le terrain. Bien évidemment, une fois que le journaliste ait pris connaissance du sujet du reportage qu’il doit effectuer sur le terrain, ce dernier effectue une recherche d’informations et une veille informationnelle pour comprendre le sujet à traiter et/ou approfondir ses connaissances. Cette recherche lui permettra de déterminer un angle à l’article qu’il devra rédiger et donc d’élaborer les questions à poser aux interlocuteurs qu’il rencontrera. Souvent, le journaliste dispose d’un communiqué de presse, voire même d’un dossier presse pré- sentant exactement le sujet. (voir annexe 7 p.94) Attention néanmoins à ne pas prendre pour acquis toutes les informations présentées dans ces documents qui souvent, ont tendance à «embellir la ré- alité» (notamment lorsqu’il s’agit d’entreprise souhaitant promouvoir leurs activités et leurs produits). 21 J’ai mené mon premier reportage avec l’aide de ma tutrice Christine Le Hesran. Ce reportage portait sur le chantier de la Méca (Maison de l’économie créative et culturelle en Aquitaine). Christine Le Hesran m’a accompagné sur le chantier pour aller interviewer les acteurs de ce futur monument situé dans le quartier Bordeaux Euratlantique. On a réalisé des interviews filmées à l’aide d’un iPhone 6 puis j’ai réalisé des photos avec mon appareil photo semi-professionnel canon 550D. Les photos du chantier ont permis d’enrichir la médiathèque en photos de bonne résolution pour le site web. J’ai ensuite écrit le lendemain du reportage mon article que j’ai enrichi en mettant en avant un diapo- rama des photographies du chantier que j’ai réalisées et des illustrations de l’édifice une fois terminé (le bâtiment sera ouvert au public dès septembre 2018). J’ai également inséré au sein même de l’article les différentes vidéos des interviews réalisées sur les lieux du reportage. L’article a ensuite été relu et validé par Christine Le Hesran avant d’être publié sur le site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine. À la découverte de la Méca Rencontre avec Luc Jacquet, réalisateur de «l’empereur» Christine Le Hesran m’a ensuite confié un reportage à réaliser sur la sortie du film «L’empereur» réalisé par le cinéaste Luc Jacquet qui est venu présenter son dernier long-métrage aux journalistes à Bordeaux. Cette fois-ci, j’étais seule à mener le reportage de A à Z. Ma tutrice m’a transféré par mail le dossier de presse présentant la genèse du film. Puis je me suis rendue à une séance de visionnage du film organisée à destination des journalistes par la production à l’UGC de Bordeaux. J’ai ensuite rencontré le réalisateur lors d’une conférence de presse qui s’est tenue au Grand hôtel Intercontinental de Bordeaux, situé en face du Grand Théâtre, place de la Comédie. J’ai eu l’occa- sion de rencontrer des journalistes de radio et de presse écrite et d’interviewer Luc Jacquet. Avant de me rendre à la conférence de presse, j’ai étudié le dossier de presse et les notes que j’avais prises lors du visionnage du long-métrage afin de déterminer un angle à l’article que j’allais rédiger le lendemain. Comme France 3 Nouvelle-Aquitaine a pour volonté de fournir une information régio- nale, il paraissait évident d’axer l’article sur l’impact du message environnemental du film à l’échelle de la région. En effet, ce film est la continuité du premier documentaire de Luc Jacquet intitulé «La marche de l’empereur» et retrace le quotidien des manchots en Antarctique. En mettant en évidence les impacts des changements climatiques sur la vie de ces animaux, Luc Jacquet espère sensibiliser les spectateurs et faire en sortes que chacun se sente concerné par les changements climatiques. J’ai donc veillé lors de la conférence de presse, à demander au réalisateur si les Néoaquitains de- vaient s’inquiéter des changements climatiques de la région et si oui pourquoi. Pour enrichir mon article, je m’étais équipée de mon appareil photo et de l’iPhone 6 du service web pour prendre un portrait photographique du réalisateur et filmer la conférence de presse.
  22. 22. Après avoir écrit mon article, j’ai réalisé un montage de l’interview de Luc Jacquet lors de la confé- rence de presse, à l’aide du logiciel de montage vidéo Final Cut Pro X. C’était la première fois que j’utilisais ce logiciel même si je n’ai pas vraiment été dépaysée car je dispose du logiciel imovie sur mon macbook pro qui offre une interface et des fonctionnalités similaires. Pour ne pas montrer que des images de la conférence de presse, j’ai pris contact avec la directrice de communication de Disney France pour disposer des droits d’usage des extraits du film. Cela m’a permis d’illustrer les propos de Luc Jacquet par des images des empereurs en Antarctique. 22
  23. 23. France 3 Nouvelle-Aquitaine comprend au total 473 salariés dont 230 salariés en Aquitaine (en avril 2015). Le risque majeur était donc que je ne sois pas suffisamment encadrée en tant que stagiaire, ce qui arrive régulièrement dans les grandes structures qui accueillent des stagiaires. Heureusement, j’ai très bien été accueillie par l’ensemble de la rédaction, et en particulier par les journalistes du service web en attendant le retour de ma tutrice, Christine Le Hesran, Rédactrice en chef information numérique qui était en formation. En effet, chaque rédacteur a pris soin de ne pas me laisser au dépourvu et m’a confié des articles à écrire pour le site internet de France 3 Nou- velle-Aquitaine. Je les salue donc pour cet accueil et cet encadrement qu’ils m’ont réservé car en aucun cas ils n’étaient obligés de me prendre en charge durant l’absence de Christine Le Hesran. Milieu du stage Tâches et responsabilités confiées Au début du stage, j’ai eu peur d’être contrainte à l’observation sur le terrain comme je l’avais fait lors de mes deux précédents stages d’observation (dont un dans le cadre de ma L1), pendant les deux premières semaines en attendant le retour de ma tutrice. Finalement, je n’ai fait de l’observation que pendant les quatre premiers jours et les journalistes que j’ai accompagné ont pris soin de m’expliquer comment ils procédaient pour préparer les interviews, les reportages et comment on montait un reportage audiovisuel en me faisant participer aux choix des séquences à conserver et à l’élaboration du commentaire en voix-off. Au cinquième jour de mon stage, j’ai intégré le service web de la rédaction et je tiens à remercier Christophe Roux, pilote et éditeur web de France 3 Aquitaine, pour l’accueil qu’il m’a réservé. J’ai donc pu après quatre jours d’observation me rendre plus utile et me sentir impliquée en tant que rédactrice web et ce jusqu’à la fin de mon stage. Les rédacteurs web m’ont accordé une grande confiance en me prêtant leurs codes d’accès à Dru- pal, le back-office du site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine afin que je puisse être la plus autonome possible pour écrire et éditer mes articles. Ces derniers n’avaient plus qu’à être relus par des journalistes rédacteurs avant publication. Le poste de rédacteur web m’a beaucoup plu car contrairement à certaines idées reçues, les tâches sont très variées, on ne passe pas la journée entière à écrire uniquement des articles à publier sur le site web, même s’il s’agit d’une des principales missions des journalistes rédacteurs web. J’ai en effet été chargée de partager mes articles sur les réseaux sociaux en respectant une certaine démarche qui m’a été transmise. J’ai aussi effectué des veilles informationnelles notamment au mo- ment du Penelope Gate pour relever des éventuelles réactions de députés ou sénateurs de la région 23 Analyse critique
  24. 24. en vue d’écrire potentiellement un article pour le site internet. Enfin j’ai constaté que le rédacteur web ne reste pas constamment derrière son ordinateur pour écrire des articles complémentaires des reportages audiovisuels diffusés lors des JT. Bien au contraire, ces derniers partent également sur le terrain pour mener des reportages exclusifs pour le web, ce qui peut d’ailleurs susciter davantage d’intérêt chez les lecteurs et téléspectateurs de la chaine à aller consulter les articles publiés sur le site internet puisqu’il ne s’agit pas d’un simple copier-coller des informations évoquées dans les journaux télévisés. Désormais à chaque JT, le téléspectateur est d’ailleurs invité à consulter le site web de France 3 Nouvelle-Aquitaine qui a vu le jour le 1er février 2017. Une initiative qui correspond à la stratégie numérique enclenchée par le réseau France 3 depuis janvier 2017. J’ai moi même mené deux reportages. Le premier avec la présence de ma tutrice Christine Le Hes- ran sur les chantiers de la Méca (Maison de l’économie créative et culturelle en Aquitaine). Chris- tine Le Hesran m’a ensuite confié un reportage sur la sortie du dernier film de Luc Jacquet, intitulé « L’empereur » que j’ai mené seule de A à Z. Un très bon exercice qui m’a permis de mettre à l’épreuve mes connaissances et compétences jour- nalistiques. J’ai ainsi préparé l’interview de Luc Jacquet en tenant compte des conseils de Christine Le Hesran. La difficulté principale pour traiter ce sujet était de suivre la ligne éditoriale du site internet qui s’adresse aux citoyens de la Nouvelle-Aquitaine. Le film mettant en exergue les conséquences des changements climatiques sur la vie des empereurs en Antarctique, j’ai donc orienté mes questions sur les changements climatiques dans la région, comme la fonte des glaces dans les Pyrénées. Déroulement du stage Au début du stage j’ai pu paraître réservée car je ne suis pas de nature exubérante. En fait, quand j’arrive dans un nouveau milieu, j’ai souvent une courte période où j’observe avant de me sentir complètement à l’aise. Les journalistes m’ont aidé à prendre confiance en moi et je me suis sentie rapidement intégrée. En ce qui concerne les tâches qui m’ont été confiées tout au long du stage, j’ai rencontré très peu de difficultés. En effet, j’ai déjà acquis des compétences rédactionnelles lors de mes précédents stages à La Tri- bune Bordeaux (à l’issue de ma L1) et l’AFP Bordeaux (à l’issue de ma L2). Ces deux stages m’ont permis de comprendre, et d’appliquer les méthodes de rédaction journalistiques comme les règles des 5W et des 2H (how (comment), how many (combien)) ainsi que la structure de l’article en pyra- mide inversée. Ces compétences acquises m’ont été d’une grande utilité dans la rédaction de l’ensemble de mes articles publiés sur le site web de France 3 Nouvelle-Aquitaine. La seule difficulté que j’ai réellement rencontrée concerne ma mission d’effectuer une veille infor- mationnelle visant à identifier les députés et sénateurs de la région employant des membres de leur famille en tant qu’attachés parlementaires. En effet, j’ai effectué cette veille sur le site internet de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, seule source fiable sur la Toile. Mais parmi les renseignements à disposition sur les déclarations publiées sur le site de la Haute au- 24
  25. 25. torité pour la transparence de la vie publique, il était difficile d’identifier les potentiels liens d’affiliation entre les députés/sénateurs et leurs collaborateurs parlementaires. En effet, les conjoints peuvent porter un nom de famille différents de ceux des députés et sénateurs par exemple. Au total, je n’ai identifié que trois députés ou sénateurs employant des membres de leur famille en tant qu’attaché parlementaire dans la région. Pour m’assurer qu’il n’y a aucune autre personnali- té qui recourt à cette pratique légale du point de vue de la loi en France, Christine Le Hesran m’a conseillé de contacter un politologue qui enseigne à Sciences Po Bordeaux et qui avait été l’invité du JT du 12/13 présenté par Sandrine Papin. Je l’ai donc contacté par téléphone afin qu’il puisse, s’il le souhaite, me confirmer les informations que j’avais trouvé lors de la veille informationnelle que j’ai effectuée sur internet et qu’il m’apporte d’autres informations si nécessaire. Ce dernier a néanmoins refusé catégoriquement de répondre à mes questions alors même que je n’ai pas eu le temps d’expliquer l’objectif de l’article qu’on souhaitait écrire. En aucun cas la rédaction ne souhaitait blâmer les députés ou sénateurs qui recourent à cette pratique légale du point de vue du droit français. Le but était uniquement d’établir un état des lieux pour que les citoyens français aient conscience du nombre de députés et sénateurs qui emploient des membres de leur famille en tant que collabora- teur parlementaire. Cela aurait également permis de comparer la situation de la Nouvelle-Aquitaine avec les chiffres publiés par d’autres régions. Mais le politologue n’a rien voulu savoir et a écourté l’entretien téléphonique. Voici un événement qui s’est passé pendant mon stage et qui montre que la prise de contacts avec d’éventuels interlo- cuteurs en vue d’effectuer un reportage ne se réalise pas toujours avec succès. À travers cet entretien, j’ai appris à garder mon calme malgré la difficulté de la situation. Je suis res- tée polie et courtoise tout au long de l’entretien tout en essayant d’expliquer l’intérêt des recherches que nous effectuons sur les députés et sénateurs de la région qui emploient des membres de leur famille en tant qu’attaché parlementaire. 25 Capacités à agir dans ce milieu Pendant mon stage, je n’ai pas seulement effectué les tâches et missions qu’on me confiait, j’ai éga- lement pris des initiatives. Par exemple, après le passage au nouveau site internet de France 3 Nouvelle-Aquitaine le 1er ­février, j’ai proposé à ma tutrice, Christine Le Hesran de prendre des photographies avec mon canon 550D lorsque que j’allais sur le terrain afin d’alimenter la médiathèque du site internet en photogra- phies de bonnes résolution (le site internet ne pouvant plus se permettre de recourir à de simples captures d’écran des reportages audiovisuels ou à des photographies de mauvaise qualité). De plus j’ai rapidement fait preuve d’autonomie. C’est à dire que pour chaque sujet qui m’étais confié, si j’avais besoin de contacter un journaliste auteur d’un reportage diffusé lors d’un JT pour avoir des renseignements complémentaires concernant le sujet qu’il avait traité et les interlocuteurs qu’il avait rencontré, Christine Le Hesran me transmettait leurs coordonnées pour que je les appelle moi-même. J’ai ainsi dû à plusieurs reprises, contacter des journalistes situés dans les locales ou dans les bu- reaux d’informations de proximité de la région dans le cadre de la rédaction de mes articles, pour
  26. 26. obtenir des informations supplémentaire ou complémentaires. Pour mon reportage sur le film « L’empereur » de Luc Jacquet, j’ai pris l’initiative de réaliser un mon- tage vidéo sous Final Cut Pro X. L’objectif était d’illustrer les propos de Luc Jacquet lors de l’inter- view filmée que j’ai menée en conférence de presse avec des extraits du film. Pour obtenir les droits d’utilisation, j’ai contacté la directrice de la communication de Disney à Paris, dont les coordonnées étaient indiquées sur le dossier de presse. Différentes initiatives qui m’ont permis de faire preuve d’autonomie et surtout d’avoir confiance en moi. Enfin, ce que j’ai apprécié pendant ce stage, c’est que même si en tant que stagiaire, j’étais présente pour apprendre, l’apprentissage était un véritable échange avec les journalistes qui ont tra- vaillé avec moi. Ils m’ont transmis leur savoir et leurs savoir-faire en terme d’écriture journalistique, de méthode d’interview et de recherche. Mais j’ai pu également leur apporter de nouvelles choses comme des astuces pour embarquer une publication instagram dans un article édité sur Drupal, le back-office de France 3 Nouvelle-Aquitaine, ou sur les fonctionnalités d’un mac, ect… C’est ce qui rend passionnant le métier de journaliste, car chaque jour on apprend de nouvelles choses, qu’elles proviennent des personnes qu’on interview sur le terrain, ou des collègues de ­travail. Quelle conception du journalisme aujourd’hui ? Ce n’est pas une surprise d’avancer l’idée que le journalisme est une profession en profonde muta- tion. Mais il serait très réducteur de penser à la « mort du journalisme » comme on peut l’entendre un peu partout sur la planète. Certes la presse écrite souffre de l’essor des médias numériques. Mais au final, chaque média tradi- tionnel, que cela soit la presse écrite, la radio ou la télévision, a migré progressivement sur internet. Le journal « Sud-Ouest » publie un grand nombre d’articles sur son site web et met à disposition de ses lecteurs une application mobile. Il en va de même pour France Bleu dont chaque antenne régio- nale publie des articles sur internet tout comme le réseau France 3. Personnellement je ne pense pas qu’il faut voir internet et les outils numériques comme une menace mais plutôt comme une chance, une opportunité à saisir pour assurer l’avenir du journalisme et s’ins- crire dans l’ère du temps comme un prolongement. D’abord, le média numérique offre de sérieux avantages. En plus d’être à un moindre coût, ce média combine à la fois l’écrit, le son et l’image fixe ou en séquence. Internet symbolise en quelque sorte le mariage entre la presse écrite, la radio et la télévision. Il suffit de consulter un article sur le site de France Nouvelle-Aquitaine ou n’importe quel autre média pour en prendre conscience. Internet permet à un journaliste d’enrichir le plus possible son article en l’accompagnant avec du son comme un extrait d’interview radiophonique ou même téléphonique, ou de la vidéo (extrait d’un reportage télévisuel ou reportage tourné exclusivement pour le web). La photographie reste également bien présente. Auparavant un journaliste de Sud-Ouest ne pouvait pas mettre de vidéos dans ses articles puisqu’il s’agissait uniquement d’un quotidien papier. Aujourd’hui rien ne l’empêche d’accompagner son ar- ticle d’une vidéo sur le site web. Il en va de même pour les journalistes de France 3 qui peuvent désormais ajouter du texte à leurs images. Les missions du journaliste ont-elles changé ? Avec ou sans internet et la prolifération intense des outils numériques, le journaliste garde la même mission qui consiste à fournir une information fiable et compréhensible par tous. C’est-à-dire qu’après 26
  27. 27. un sérieux travail d’enquête tant prôné par le célèbre journaliste Albert Londres, le journaliste doit se poser en tant que pédagogue ou plutôt vulgarisateur. Quand on parle de remède ou de soin curatif pour une maladie en médecine, il est inutile de recourir au jargon des médecins que le journaliste lui-même aura sans doute des difficultés à maîtriser dans le détail. L’intérêt est de vulgariser l’information sans la détériorer, ni la déformer. Un principe que j’ai tenté de respecter au mieux pour chaque article que j’ai écrit. Raison pour la- quelle j’ai pris soin de contacter des journalistes de France 3 ayant traité les sujets en reportage audiovisuel sur lesquels je devais écrire pour le site web. Ces derniers m’ont répondu à chacune de mes interrogations et m’ont permis d’écarter le moindre doute avant l’écriture et la publication d’un article. Car pour pouvoir vulgariser une information, il est primordial pour le journaliste de la com- prendre de A à Z et de maitriser totalement le sujet. Comme Christine Le Hesran me l’a bien expliqué, le travail journalistique donne des éléments de contexte au citoyen, que cela soit au niveau international, national ou régional, pour qu’il puisse dé- crypter le monde dans lequel il évolue et se forger une opinion. C’est en ce sens que le journaliste peut être considéré comme un « traducteur ». 27 De plus en plus, nous pouvons trouver sur internet comme à la télévision des informations qui ne tiennent que sur deux lignes qui sont à caractère urgent. Il s’agit principalement d’informations re- layées par les agences de presse comme l’AFP lorsqu’elles parviennent aux journalistes. Ces infor- mations concernent des événements ou des faits d’actualité majeurs comme des attentats. Dans ce cas, on fournit d’abord une information factuelle non développée. Ce type d’information n’existait pas vraiment ou se faisait plutôt rare avant la naissance d’internet. Les journalistes négligent-ils alors la qualité de l’information au profit de la quantité ? Néanmoins, aucune information reste négligée. Toute information diffusée dans l’urgence sera en- suite développée par les journalistes qui vont la travailler sous un certain angle d’analyse. Ainsi même si les stratégies numériques des médias d’information visent à ce que les journalistes rédacteurs web produisent davantage de contenus, la mission principale du journaliste rappelle bien qu’il faut privilégier une information fiable, claire, compréhensible et complète, donc une information de qualité au profit d’une quantité d’information purement factuelle sans analyse et travail de fond réalisé par le rédacteur. L’enquête, l’investigation et la recherche constituent, comme l’expliquait si bien Albert Londres, l’essence même du journalisme. Internet permet-il de fournir une information ­complète ?
  28. 28. Ce stage d’un mois au sein de la rédaction de France 3 Nouvelle-Aquitaine à Bordeaux m’a permis de confirmer mon projet professionnel d’embrasser la carrière de journaliste à l’issue de mes études. Mon projet professionnel était déjà bien défini avant cette nouvelle expérience professionnelle puisque j’ai effectué deux autres stages à France 3 Aquitaine (dont un à l’issue de ma L1), un stage de deux mois et demi à La Tribune Bordeaux, et un stage d’un mois à l’AFP Bordeaux. Mes deux précédents stages à La Tribune Bordeaux et l’AFP Bordeaux m’ont permis de mettre en pratique mes connaissances et d’acquérir des compétences en termes d’écriture journalistique et de projet d’enquête. Des compétences qui m’ont été très utiles lors de ce dernier stage d’un mois à la rédaction web de France 3 Nouvelle-Aquitaine. Ce stage m’a également fait prendre conscience que le média internet m’attire particulièrement pour différentes raisons. Internet est un média très décrié mais qui permet à moindre coût de réunir les potentialités des trois autres médias traditionnels que sont la presse écrite, la radio et la télévision. Cela permet donc au journaliste web d’accomplir des tâches très variées allant de simple rédaction d’article à la réalisation d’enquête sur le terrain et de montage vidéo en vue de diffuser un reportage audiovisuel exclusive- ment pour le site internet. Un profil qui correspond donc à ma personnalité et mes goûts, car j’ai bien évidemment un goût pour l’écriture mais je suis également assez « geek ». J’ai beaucoup de plaisir à exprimer ma créativité en utilisant les logiciels de PAO (Indesign, photoshop, Illustrator de la suite Adobe) et les applications de montage vidéo comme iMovie et Final Cut Pro X. Je me suis formée à ces logiciels grâce aux tutoriels disponibles sur Youtube et étant plutôt autodi- dacte, je me suis rapidement familiarisée aux fonctionnalités offertes par ces logiciels. J’espère intégrer le master journalisme de l’IJBA (Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine) à l’issue de ma licence sciences de l’information et de la communication. D’autant plus que je dispose de trois lettres de recommandation effectuées par le rédacteur en chef de La Tribune Bordeaux, Mi- kaël Lozano, le chef de la rédaction de l’AFP Bordeaux, Laurent Banguet et de ma tutrice Christine Le Hesran, rédactrice en chef information numérique à France 3 Nouvelle-Aquitaine. (cf annexe 8 p.121, 122 et 123) De plus, si j’intègre cette école, Christine Le Hesran m’a évoqué la possibilité d’effectuer une alter- nance au sein de la rédaction de France 3 Nouvelle-Aquitaine au cours de ma deuxième année de master. Une opportunité que je suis prête à saisir sans hésiter ! Perspectives professionnelles 28
  29. 29. Annexes 29 Annexe 2 : Exemple de conducteur Annexe 3 : Organigramme de France 3 ­Nouvelle-Aquitaine Annexe 5 : La Bible de l’Éditing Annexe 6 : Mes articles Annexe 8 : Lettres de recommandation Annexe 1 : Le réseau France 3 Annexe 9 : Attestations de stage Annexe 4 : France 3 Nouvelle-Aquitaine - les chiffres clés 53 30 31 34 35 36 121 124 Annexe 10 : Évaluation de stage 126 Annexe 7 : Exemple d’un dossier de presse 94
  30. 30. JANVIER 2017 Hors-série BORDEAUX TOULOUSE RENNES ROUEN ORLÉANS VANVES NANTES STRASBOURG LILLE DIJON LYON MARSEILLE AJACCIO La Rochelle Bourges Brest Le Havre sur-Mer Metz Le Mans Mulhouse BrivePérigueux Bayonne Pau Perpignan Albi Rodez Toulon Saint-Étienne Boulogne- Tours Nîmes Nice Poitiers Limoges Montpellier Antibes Grenoble Clermont-Ferrand Besançon Caen Amiens Nancy Reims Angoulême La Roche- sur-Yon Niort Royan Angers Laval Saint-Brieuc Avranches Cherbourg Dieppe Valenciennes Arras Soissons Beauvais Cergy- Pontoise Mézières Sarreguemines Bar-le-Duc Troyes Évreux Alençon Chartres Melun Versailles Mende Blois Nevers Auxerre Montargis Chaumont Épinal Montbéliard Pontarlier Vesoul Lons-le-Saunier Mâcon Moulins Guéret de-Marsan Agen Dax Tarbes Foix Carcassonne Millau Cahors Aurillac Le Puy Aubenas Avignon Draguignan Digne Menton Valence Chambéry Annecy ArchampsBourg-en-Bresse Châteauroux Bastia Quimper Le Creusot Saint-Nazaire Bobigny Arles Lorient Charleville- Mont- Gap Montchanin- Dunkerque AUVERGNE RHÔNE-ALPES CORSE OCCITANIE PROVENCE-ALPES CÔTE D’AZUR PARIS ÎLE-DE-FRANCE GRAND EST BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ NOUVELLE-AQUITAINE CENTRE-VAL DE LOIRE PAYS DE LA LOIRE BRETAGNE HAUTS-DE-FRANCE NORMANDIE Châlons- en-Champagne Chamonix FTV SIÈGE LYON-VAISE Le nouveau réseau France 3 ANTENNES RÉGIONALES24 IMPLANTATIONS 11613 DIRECTIONS REGIONALE ET TERRITORIALE BUREAUX D’INFORMATION DE PROXIMITÉ LOCALES Annexe 1 : le réseau France 3 30
  31. 31. Annexe 2 : Exemple de conducteur 31
  32. 32. 32
  33. 33. 33
  34. 34. Annexe 4 : OrganigrammeDanaHastier DirectricedeFrance3 LaurenceMayerfeld DirectriceRégionaledeFrance3Nouvelle-Aquitaine DelphineVialanet Déléguéenumérique Éditorial RédacteurenchefPoitou-Charentes Pasencorenommé RédacteurenchefLimousin Pasencorenommé DominiquePapon, Déléguéantennes Marie-GenevièveRouzy Déléguéecommunication XavierRiboulet RédacteurenchefAquitaine PauBayonnePérigueuxBordeaux SébastienBouwy Rédacteurenchef BernardTavitian LaurentLataste PhilippeChollet FrankOmer Rédacteursenchefadjoints ChristineLeHesran Rédactriceenchef InformationNumérique TtotteDarguy Rédacteurenchef HélèneHarté Rédactriceenchefadjointe Journalistesrédacteurs,JRI,etrédacteursweb EnraisondelareconfigurationduréseauFrance3quidevientdepuisle1erjanvier2017,conformeaunouveaudessinrégionalduterritoirefrançais,certains rédacteursenchefetrédacteursenchefadjointsn’ontpasencoreéténommés. 34
  35. 35. Annexe 3 : France 3 nouvelle-aquitaine les chiffres clés France 3 Nouvelle-Aquitaine est le seul média qui couvre l’ensemble de la région. Une force d’intervention puissante qui nous légitime plus que jamais en tant que média de proximité. Notre ambition éditoriale est étoffée par le développement de l’offre numérique avec l’avénement du site unique na.france3.fr 15 implantations • 1 direction régionale et territoriale : Bordeaux • 2 antennes de proximité : Limoges-Poitiers • 5 éditions locales : Bayonne - Pau - Périgueux - Brive - La Rochelle • 7 BIP (Bureaux d’Information de Proximité) : Agen - Dax - Mont-de-Marsan - Guéret - Angoulême - Niort - Royan 1 site filière production à Bordeaux. Zone de couverture 12 départements • Aquitaine : 5 départements Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne et Pyrénées-Atlantiques • Limousin : 3 départements Corrèze, Creuse, Haute-Vienne • Poitou-Charentes : 4 départements Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne JT • 6 journaux régionaux quotidiens (lundi/dimanche) • 5 éditions locales quotidiennes (lundi/vendredi) France 3 Euskal Herri Bayonne France 3 Périgords Périgueux France 3 Pau Sud-Aquitaine Pau France 3 Pays de Corrèze Brive France 3 Atlantique La Rochelle Volume des programmes diffusés en 2016 2 458 heures de programmes diffusés au total dont • 904 heures en Aquitaine • 777 heures en Limousin • 777 heures en Poitou-Charentes Documentaires 30 documentaires (coproduction, préachat, achat) pour un budget d’1 million 280 000 € en 2016 Langues vernaculaires • Txirrita : magazine basque (1 dimanche sur 3 à 10h45 en Aquitaine) Piloté par l’édition locale France 3 Euskal Herri • Viure al Pais occitan : magazine occitan (2 dimanches sur 3 à 10h45 en Aquitaine) Magazines • Cap Sud Ouest : magazine de territoire piloté par Aquitaine (le dimanche à 12h55 en Nouvelle-Aquitaine) • Péché Gourmand : magazine culinaire piloté par Limousin (le samedi à 11h30 en Limousin et en Poitou-Charentes) Région Nouvelle-Aquitaine La Nouvelle-Aquitaine est la plus vaste des nouvelles régions françaises. 84 100 kilomètres carrés 5,8 millions d’habitants 720 kilomètres de littoral 10 agglomérations de + de 100 000 habitants 35
  36. 36. Annexe 5 : La bible de l’éditing 36
  37. 37. 37
  38. 38. France Télévisions – Direction numérique – janvier 2017 3 Organisation ● Lorsque des journalistes de la rédaction partent sur le terrain, penser à leur demander une photo ou une séquence vidéo d’ambiance. Avec un smartphone, la qualité est au rendez-vous, et suffisante pour illustrer un article ● Une présence lors des conférences de rédaction est importante, il faut ancrer dans l’esprit de tous que l’équipe web, si petite soit-elle, est présente et qu’elle existe en complément de l’antenne ● Les jours où plusieurs journalistes (au moins deux) sont présents sur le site, ne pas hésiter à se concerter pour différer les horaires de travail. Si possible, il est judicieux de se diviser la journée ainsi : 8h - 17h pour le premier, 10h - 19h pour le second. 3. Des pages-articles structurées et riches en médias Le site joue la réactivité, avec des textes clairs et l’apport d’images. La photo et la vidéo sont mises en avant. Une simple déclaration (interview, micro-trottoir, … ), un simple chiffre (parution d’une statistique, etc.) peuvent donner lieu à un article. Un article peut être amendé au fil de la journée (info feuilletonnée). L’information est toujours développée sous forme de texte ; la vidéo seule ne suffit pas. La simple mise en ligne de sujets des JT antenne ne constitue pas une offre adaptée au web. Les publics connectés attendent plus, et des contenus différents, adaptés dans leur forme, leur rythme et leur temporalité à ces supports : ordinateur, mobile ou tablette. Les sujets issus des JT sont systématiquement enrichis, avec du texte (remise en contexte, rappel des faits, informations pratiques,…), des liens, des cartes, des images, etc. Le site propose des « inédits » : premières images, interviews in extenso (durée maximum de 3’), … DES ARTICLES STRUCTURES L’article de base contient un titre, une accroche et au moins deux à trois paragraphes : - le titre doit contenir de mots clés en rapport avec le sujet, a minima le lieu géographique. - le premier paragraphe répond aux 5 W (qui, quoi, quand, où, comment) - le deuxième paragraphe restitue le contexte en quelques lignes. - le troisième paragraphe, éventuellement, donne des informations complémentaires, des détails ou des développements. L’article peut être complété de photos légendées, d’un diaporama (5 à 10 photos), de vidéos (document brut, plan d’ensemble, avant-sujet, qui donne l’ambiance, sujet du JT avant ou après sa diffusion, …). 38
  39. 39. France Télévisions – Direction numérique – janvier 2017 4 Pour illustrer l’info, on peut utiliser les ressources du web (présenter une vidéo issue d’un site de partage, intégrer un tweet) et les outils du web (créer une carte interactive avec, une infographie, une frise chronologique, une image enrichie, etc.). DES ARTICLES COMPLETS ET ILLUSTRES Le titre : simple et informatif, le titre est une phrase qui attise la curiosité du lecteur, et doit rester compréhensible même en dehors du contexte du site (dans Google News par exemple). On peut utiliser fréquemment la forme interrogative et/ou l’interpellation des lecteurs. Pas de jeu de mots ou de métaphores dans un titre. Pas de crochets, pas de tirets. N’annoncer le type de contenu (Vidéo, Diaporama, Infographie,…) que si ces éléments apportent une véritable valeur ajoutée à l’article. Inutile de préciser systématiquement que telle frise ou telle carte est « interactive », c’est désormais une évidence sur le web aujourd’hui et ne constitue pas en soi un argument. Chapô : se rapproche d’un lead de dépêche d’agence et doit répondre aux 5 W. Il reprend les mots clés du titre. Doit tenir en 250 caractères. Illustration : dans la mesure du possible, les articles sont illustrés par une photo qui permet d’identifier le sujet, les personnes, les lieux d’un événement (l’illustration peut être une carte de licalisation). Corps de texte : ne doit pas être trop court. Les articles de quelques lignes seulement sont très décevants à l’ouverture et ne donnent pas envie de revenir ; et en dessous de 1000 signes l’article ne sera pas référencé dans Google Actu. A l’inverse, plutôt qu’un très long article de 15 paragraphes, préférer scinder en deux contenus distincts plus concis, avec des angles différents. Les articles affichent textes, liens, images (photos, diaporamas, …), infographies, et bien sûr des vidéos. IMPORTANT - Tous les articles sont signés : prénom et nom de l’auteur ou initiales, avec la mention de la source si reprise d’agence ou du collectif de contributeurs. La signature marque l’approbation de son auteur, engage sa responsabilité éditoriale et permet aussi de créer un lien de proximité avec le lecteur internaute. Elle prouve aussi que la rédaction de nos articles n’est pas robotisée. Il s’agit de monter que le web n’est pas le terrain de l’anonymat sans invoquer une obligation légale. Dans une époque où notre mode de fonctionnement est inconnu de la jeune génération. Ou on ne sait plus qui donne, fabrique l’info. Il est utile de montrer qu’il y a un journaliste derrière l’ordinateur. Et que celui-ci est abordable. 39
  40. 40. France Télévisions – Direction numérique – janvier 2017 5 UN ARTICLE N’EST PAS UNE IMPASSE ET DOIT PROPOSER DES LIENS Un article doit toujours inviter le lecteur à continuer la lecture sur un autre article, une autre page de rubrique, voire un autre site : • Dans le corps de texte de l’article, insérer des liens qui enrichissent l’info : liens internes vers d’autres articles ou rubriques du site (articles sur le même thème, dans d’autres régions, etc.) et liens externes vers des sites qui donnent des suppléments d’information, des références. • A la suite de l’article, utiliser la zone « A lire aussi » pour faire des liens vers d’autres articles, soit traitant du même sujet, soit présentant un angle ou un traitement proche de l’article en cours. • En regard de l’article, privilégier les blocs proposant des liens vers d’autres articles (liste des derniers articles d’un tag, mise en avant d’un article donné, etc), plutôt que ceux n’en proposant pas (texte brut, vidéo Dailymotion hors contexte, etc) LES ARTICLES SONT « TAGGES » Chaque article est associé à plusieurs « tags », qui désignent le thème ou le sujet de l’info et la localisation du sujet. On associe en général 3 à 5 tags à un contenu. • Le tag principal : dans la majorité des cas, c’est un tag de localisation de l’événement. Les départements, les principaux bassins de vie, les « pays » et les communes principales sont des tags référencés dans l’outil de publication. Sinon, c’est le tag d’un événement très spécifique (ex. : Tour de France, Festival de Cannes, Carnaval de Dunkerque, Journées du patrimoine, …) • Les tags secondaires : le plus précis possible. Si le sujet de l’article fait l’objet d’un tag dédié (ex : affaire Merah, finale du Top 14), choisir ce tag en priorité. A défaut, choisir la rubrique thématique la plus proche (ex : PSG plutôt que football). Au minimum, une thématique générale (faits-divers, sport, météo, culture,…). Les tags « parents » sont générés automatiquement par l’outil. Ex. : le tag « bac » fera apparaître automatiquement les tags examens et éducation. Sur internet, on écrit aussi pour être référencé par les moteurs de recherche. On se pose toujours la question : quels mots taperait l’internaute dans Google pour retrouver mon article ? 40
  41. 41. France Télévisions – Direction numérique – janvier 2017 6 4. Une mise en forme soignée La page article est lisible et structurée, les informations prioritaires apparaissent au premier coup d’œil : article découpé en paragraphes courts, utilisation fréquente d’intertitres, alternance de texte et d’éléments visuels et/ou interactifs, mise en forme type « citation » utilisée comme respiration dans l’article, mots-clés ou phrases-clés en gras, etc. Veiller à supprimer les sauts de lignes obsolètes avant et après le contenu, et à ne pas laisser plus d’un saut de ligne entre deux éléments de l’article. Le rendu final de l’article sur le site est vérifié avant et après publication : apparence générale, taille et qualité des visuels, taille des paragraphes, espaces entre les éléments, orthographe, ponctuation, vérification des liens et du bon fonctionnement des vidéos et HTML libre, etc. La mise en forme reste cohérente d’un article à l’autre (ex : intertitres toujours en bleu et toujours de la même taille). Il faut que l’actualité « bouge » de façon visible tout au long de la journée. Ne pas différer la petite mise à jour, le changement d’image, la permutation des positions en Une, qui contribuent à l’animation de la page d’accueil, ou la reformulation des titres et chapôs quand l’info évolue. Tous les articles ne sont pas forcément publiés avec une image. Eviter néanmoins de placer un article sans illustration en première position de la Une, afin de conserver une hiérarchie visuelle cohérente. Les pages habillées (bandeau et image de fond) restent exceptionnelles sur le site, afin de conserver cohérence et lisibilité. Réserver les habillages aux évènements attendus, et uniquement si l’habillage constitue une véritable valeur ajoutée. Les tags d’actualité récurrente, et en particulier les faits divers, ne sont jamais habillés graphiquement. 41
  42. 42. France Télévisions – Direction numérique – janvier 2017 7 5. L’éditing des photos Une information peut être publiée sans illustration. Celle-ci peut être ajoutée ultérieurement, dès qu’elle est disponible. La photo illustre et accompagne le sujet de l'article. En voyant la photo, le lecteur doit comprendre immédiatement le sujet. Attention aux illustrations prétexte qui peuvent parfois conduire à un contre sens. Il vaut souvent mieux utiliser une capture de carte Google Maps pour illustrer le lieu d’un fait divers plutôt qu’une photo hors contexte. Pas de logo ni de photo pouvant être assimilée à de la publicité détournée. La photo est la plus actuelle possible. Une interview doit toujours montrer le portrait de la personne. Photos efficaces : le gros plan, l’action, l’humain, le symbole. Chaque illustration est accompagnée d’une légende qui inclut des mots clés et situe l’action dans l’espace et dans le temps. Toutes les photos sont créditées, elles affichent la source et/ou le nom de l’auteur. La source peut être une adresse de site Internet. Une image libre de droits, partagée via Creative Commons reste soumise à la propriété intellectuelle, il ne faut pas oublier de citer l'auteur et d'attribuer à l'image les codes relatifs à sa licence. Toute photo utilisée doit être libre de droits. La mention « DR » ne suffit pas à se dégager de toute responsabilité. Une jaquette de livre, une affiche de film, sont des images libres de droit. Sur FlickR, les pictos Creative Commons permettent de savoir si l’auteur libère les droits pour un usage commercial. Voir le post à ce sujet sur notre blog : « Comment trouver et utiliser une image libre de droit en 4 étapes » (http://bit.ly/11sK1ZX) On peut utiliser une image provenant d’un internaute. Mais attention à ne pas mélanger des photos provenant des internautes et images France 3 dans un même diaporama. Les illustrations des articles occupent une large place sur les sites, et à ce titre exercent une énorme influence sur la façon dont l’audience, au premier coup d’œil, estime le contenu. Les photos floues, pixellisées, peu claires, de pauvre qualité visuelle, mal cadrées ou qui ne montrent rien sont donc à proscrire. Si la capture d'un sujet vidéo peut être remplacée par une photo de meilleure qualité, c'est un choix à privilégier. L'illustration est un produit d'appel pour le contenu et une image de bonne facture incitera toujours plus l'internaute à accéder à l'information qu'une image de mauvaise qualité, quand bien même cette dernière illustre parfaitement le sujet. Les images des articles doivent respecter les dimensions minimales requises pour illustrer un article : 1000x540px. 42
  43. 43. France Télévisions – Direction numérique – janvier 2017 8 6. Les vidéos (sont partout) Un sujet important pour les JT peut être mis en ligne dès qu’il est prêt (PAD), sans attendre sa diffusion à l’antenne. Il est toujours accompagné d’un titre et d’une accroche a minima. Le titre de la vidéo est informatif et peut aussi renseigner l’internaute sur l’angle du sujet ou le genre journalistique utilisé. Le sous-titre permet de donner le nom de l’équipe de reportage et/ou le nom de la personne interviewée. Les bandes annonces n’ont pas d’intérêt, sauf très exceptionnellement, sur les sites et pages de réseaux sociaux. C’est un format TV qui ne trouve pas d’écho en ligne. Une vidéo d’ambiance lors d’un événement public, un entretien au long avec une personnalité, etc., sont autant « d’inédits» pour le web. Ils n’auraient pas leur place dans les émissions, mais apportent un vrai complément sur Internet. Une vidéo sur le Web a une durée de 2 minutes environ. Une séquence de 5 secondes d’ambiance, ou 15 secondes d’interview ne servent à rien, mieux vaut raconter l’information en une phrase ou une photo. Si un article est centré sur une unique vidéo, qui est le cœur de l’info, cette vidéo peut être mise en avant en tête de l’article à la place de l’illustration. Sur une actu chaude (inondations, intempéries, exploits sportifs, fait divers, …), des vidéos pertinentes d’internautes en provenance des réseaux sociaux peuvent être mises en valeur et éditorialisées dans un article (en citant clairement la source et l’auteur). Plutôt que d’utiliser des plans d’illustration où il ne se passe rien, il vaut mieux privilégier une vidéo au cœur de l’action, même s’il s’agit d’un sujet tourné par un internaute. Les vidéos peuvent être sur-titrées pour afficher des compléments d’information ou une compréhension du sujet si elle est regardée sans le son activé. Notamment les vidéos publiées sur Facebook (85 % des internautes/mobinautes regardent des vidéos sans activer le son sur Facebook ! ). A lire : • Moi, journaliste, à quoi le sert mon smartphone ? • Mojo, du contenu sorti de la poche QUELLES VIDEOS SUR LES SITES ET SUR LES RESEAUX SOCIAUX ? Sur les sites France 3 : les sujets des JT, les extraits, les bonus, les inédits, et bien sûr le direct et le replay de tous les programmes. Sur Facebook : publiées en natif, des sujets ad hoc, sur-titrés (sous-titrées pour les itw), pour être vus sans le son activé. Privilégier les sujets d’actu viraux, courts (1 à 3 min.), sur des actualités de société, politiques, sportifs ou culturels. La majorité des vues se font dans un laps de temps de 2 jours maximum sur les vidéos sur Facebook. 43
  44. 44. France Télévisions – Direction numérique – janvier 2017 9 Les vidéos concernantes pour les autres régions du réseau France 3 doivent être soumises au crosspostage (la vidéo est proposée aux fans de la page qui la reprend, mais les audiences – ou vues – sont comptabilisées pour le compte qui l’a publiée initialement). IMPORTANT - Inversement, il est crucial de crossposter quotidiennement des vidéos des autres antennes de France 3 et de franceinfo sur Facebook. Facebook permet désormais de diffuser des Live.  10 min. minimum ; 90 min. maximum. cf. http://bit.ly/2iA12jC Sur Youtube : contrairement à Facebook, Youtube est propice aux vidéos dont l’attrait ou l’intérêt peut durer plusieurs jours à plusieurs mois. En outre, les vidéos peuvent durer plusieurs minutes. Cela peut être des extraits longs de programmes ou de documentaires, des chroniques issues des émissions régionales. Cela peut être des intégrales, notamment dans le cadre d’événements ou partenariats. 7. Les formats éditoriaux du web Un format adapté est à trouver pour chaque information de la brève au dossier complet. Une information inédite et exceptionnelle peut être affichée dans un Urgent, en haut de la Une du site au dessus de tous les titres, ou dans une brève qui sera ensuite développée tout au long de la journée. L’urgent peut être envoyé par mail et/ou message sur mobiles simultanément à sa publication en ligne. L’urgent n’est pas fait pour rester longtemps en ligne, même quand il s’agit d’une information importante : dès publication d’un article complet sur le sujet il peut être retiré. Une brève, i.e. une information courte (deux paragraphes), simple et non impactante, souvent d’ordre serviciel ou pratique, est traitée comme un article. La brève peut aisément être accompagnée d’un lien (pour en savoir plus) et d’une carte de géolocalisation (intégration d’une carte Mappy ou Google dans l’article). Les brèves ne doivent pas constituer la majorité de l’offre d’info en ligne. Elles ne suffisent pas à nourrir l’info d’une journée ni à satisfaire les attentes des publics connectés. En outre, elles ne sont pas propices au référencement par les moteurs de recherche. Les brèves sont souvent plus lues et reprises sur les réseaux sociaux (Facebook notamment) que sur les sites. Une liste (idées de sorties, top-liste, …) est un format court et efficace, pour une sélection pratique offerte aux internautes. Ce format est apprécié des lecteurs car facile à consulter et très impliquant. La liste peut être accompagnée d'un diaporama, dans le cas d'un top des sportifs de l'année, par exemple. Une infographie est une manière moderne de compiler une grande quantité d’information (chiffres, schéma explicatif, …) en une seule page, facile à lire et à partager. De nombreux outils gratuits existent en ligne pour éditer des graphiques (courbes, histogrammes, tableaux) et autres schémas. 44
  45. 45. France Télévisions – Direction numérique – janvier 2017 10 Plus exceptionnellement, un contenu à forte valeur ajoutée et à plus longue durée de vie (long reportage, regroupement inédit d’archives,…) pourra être mis en scène dans un « multimedia enrichi » (« long format », webdoc). Le « 3 questions à » est un format d'article rapide à réaliser et très vivant. La présence quotidienne d'invités en plateau pour l'antenne est un atout à exploiter. Ces invités ont souvent quelques minutes à nous accorder (au maquillage, par exemple) et sont sur place, permettant de prendre une photo pour illustrer l'article. Il ne faut pas hésiter dans les questions à dévier de l'angle adopté par la rédaction télé. Le « 3 questions à » devient alors complémentaire de l'antenne. De manière générale, l'interview est un format toujours apprécié des lecteurs. La retranscription des réponses est rapide, et si elle est bien anglée, l'interview peut apporter de nombreuses informations. Un mini-dossier (portraits, analyses, carte, photos, …) peut s’agréger au fil des heures au sein d’une page de tag et accompagner l’info. Des images fortes peuvent raconter une histoire dans un diaporama, sans autre texte que les légendes. Les directs vidéo sont mis à l’honneur dans une « Une évènementielle », éventuellement accompagnés d’un Fil minute par minute ou d’un fil Twitter. La Une évènementielle est réservée pour le direct lui-même (publiée au dernier moment, dépubliée dès la fin du direct). La promotion d’un direct, en dehors de ses horaires de diffusion, est assurée en Une par des articles classiques. Tchats, questions aux lecteurs et Direct-Live sont des outils pour emmener l’internaute au cœur de l’événement. Le « minute-par-minute » est un format efficace pour couvrir un évènement en direct dans un seul et même article (cf. : http://bit.ly/19IBgmi). L'outil développé dans le cadre des élections municipales de 2014 est réutilisable à loisir, dans le cadre d'évènements majeurs. Celui-ci permet de substituer la Une en mode « minute-par-minute » à la Une classique, en offrant de larges possibilités d'enrichissement et une immersion totale au cœur du sujet. Une revue du Web (sélection de liens ou de posts sur les réseaux sociaux) élargit l’horizon du site et de l’internaute. C'est l'occasion de présenter des contenus intéressants repérés lors de votre veille en ligne par les journalistes, et de leur présenter des sources d'informations vers lesquelles ils ne se tourneraient pas naturellement. (sites de médias ou d’institutions, blogs, pages Facebook d'associations, ...) 45
  46. 46. France Télévisions – Direction numérique – janvier 2017 11 8. La part de l’audience L’interactivité, la parole des publics, doit être rendue possible partout sur le site. On a tous les jours un motif d’interpeller son public : question sur une actu, appel à témoignage, appel à contribution, ... Il suffit de proposer la contribution dans un article classique. Toute contribution de l’audience doit être cadrée et contrôlée / modérée. Toute participation est dûment valorisée : La page d’accueil du site met à l’honneur les activités des internautes (commentaires, témoignages, …) Il est plus facile de recueillir les contributions d'internautes sur certains sujets. C'est le cas des intempéries par exemple (neige, inondations), nombreux sont les gens qui prennent des photos et les partagent. Désormais, une interactivité est possible sur le web et via l’antenne. Toutes les stations régionales sont équipées en régie pour afficher une sélection des réactions sur les réseaux sociaux pendant une émission en direct (direct sportif, débat, matinale, JT). On parle de « Social TV ». Organiser des débats participatifs, par webcam interposées, permet de proposer des échanges en ligne mais aussi à l’antenne, avec des personnalités de la région : politiques, entrepreneurs, associatifs, artistes, sportifs, … 9. La modération de l’audience Les commentaires sont modérés a posteriori (après mise en ligne par l’internaute) sur les sites régionaux et sur les pages Facebook des stations, par un prestataire spécialisé (NETINO). IMPORTANT - En cas de débordement (afflux de spams, attaque coordonnée de commentaires, …) sur vos sites, blogs ou sur Facebook, signalez-le par mail à ftvicontactregions@francetv.fr + francetv@netino.com . Indiquez toujours dans vos mails le motif de la réclamation avec un lien vers les pages concernées. Précisez bien votre nom, votre antenne régionale et vos coordonnées (mail et tel direct). Il faut garder un œil sur les commentaires après avoir publié un article, afin de rester réactif : pour mettre à jour l’article en cas de coquille relevé par un internaute ; pour intervenir dans les commentaires si besoin de répondre à une question justifiée et pertinente ; pour repérer et signaler au plus vite d’éventuels dérapages. Les contenus participatifs (vidéos, photos, témoignages) postés par les internautes sont modérés a priori (avant la mise en ligne, par la rédaction). L’équipe numérique a la charge de vérifier, valider et sélectionner les meilleures contributions. Procédure en cas de litige sur un contenu publié par FTV : alerter Isabelle Dupré (01 56 22 52 96 ; isabelle.dupre@francetv.fr) et la direction numérique (ftvicontactrégions@francetv.fr). 46

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