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ASSAINISSEMENT
Main dans la main avec les
partenaires, des efforts ont été faits
pour améliorer la salubrité et la col-
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Sommaire
3 Editorial
4 Mise en œuvre des projets d’AEP
5 Prévention des inondations dans la ville
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Editorial
’année 2015 qui vient de s’achever était
une année pour laquelle nous avions de
remarquables défis à relever p...
’est certainement
pour vérifier et se
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Retour sur le SACO 2015
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Dschang qui étaient sollicités dans quasi-
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e Projet de gestion des
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Dschang lancé le 1er
Avril 2011 s’est achevé
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L’AFD et la valorisation du potentiel énergétique de Dschang
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C’est conscient de ces enjeux, que la Cellule
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d’élaborer un Plan Stratégique de ...
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Dschang
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Dschang
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La Commune de Dschang en 2015( le citoyen new look)

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2015 à la Commune de Dschang a été l'année de tous les défis que l'exécutif communal s'est attelé à relever malgré un chemin parsemé d’embûches. Elle a aussi été l'année de grands succès sur le plan de la Coopération décentralisée avec l'amélioration de la desserte en eau, conséquente de l'aboutissement de la deuxième phase du projet AIMF, le réchauffement des liens d'amitié et de coopération entre Nantes et Dschang, des subventions accordées par l'AFD et l'UE pour des projets touchant directement l'amélioration du cadre de vie des populations.....

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La Commune de Dschang en 2015( le citoyen new look)

  1. 1. ASSAINISSEMENT Main dans la main avec les partenaires, des efforts ont été faits pour améliorer la salubrité et la col- lecte des déchets, le projet MaGeTV plus que jamais sur la bonne voie. EAU POTABLE La mise en œuvre de la 2ème phase du projet d’AEP sous financement AIMF, ville de Nantes a nettement amélioré la desserte en eau dans la Commune. L’AMEE qui est l’assistant à la maîtrise d’ouvrage de la Com- mune de Dschang se trouve être la solution durable à cette probléma- tique EDUCATION Des écoles sinistrées assistées Dotation des écoles en tables bancs COOPÉRATION DÉCENTRALISÉE Des ressources transférées dans le cadre de la décentralisation, les subventions reçues de nos parte- naires.
  2. 2. Sommaire 3 Editorial 4 Mise en œuvre des projets d’AEP 5 Prévention des inondations dans la ville de Dschang 6 Le nouveau visage de la Place des fêtes de Dschang 6 Assainissement dans les quartiers de la ville. 7 Appui à l’éducation 8 Accès durable à l’eau : La solution trou- vée à Dschang 11 Un schéma directeur déjà disponible 12 Le PNDP prêt à encadrer et à faciliter un projet sur l’intercommunalité et les échanges d’expériences entre les communes du Cameroun autour de Dschang 13 Trophées du Tourisme et Développe- ment Durable: La Commune de Dschang doublement honorée. 14 « Le projet MaGeTV connaît une avan- cée considérable » 15 Une camionnette pour le transport et la distribution du compost 17 Le budget 2016 de la Commune de Dschang s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 1 495 000 000 FCFA. 17 Gestion des déchets : Express Union ap- porte son soutien à la commune de Dschang 18 Retour sur le SACO 2015 19 Le nouveau chef de bureau de l’état civil vient de prêter serment 20 Retour sur la SAGD 2015 22 L’Ambassadrice et le Consul Général de France étaient à Dschang 22 L’AFD et la valorisation du potentiel énergétique de Dschang 24 L’AFD et la valorisation du potentiel énergétique de Dschang 26 Cooperation Sud-sud: Dschang au cen- tre d’une extreme convoitise 27 Expo de Milano 2015 28 Programme DANK 2015 30 Tout sur l’AMGED 31 Cooperation en plus 33 Un nouvel homme fort à la tête du co- mité de développement du village Toula-Ndi- zong 34 L’exécutif communal de Dschang ex- tirpe 51 couples du «maquis conjugal» en 2015 35 Le huitième recteur de l’Université de Dschang en poste 36 A la découverte du CPFF et de ses mis- sions 37 Actions en plus 39 La commune de Dschang densifie la communication sur ses activités dès janvier 2016 4 ACTIVITÉS COMMUNALES 22 COOPERATION DECENTRALISEE 33 SOCIETE 2
  3. 3. 3 Editorial ’année 2015 qui vient de s’achever était une année pour laquelle nous avions de remarquables défis à relever pour davan- tage améliorer les conditions de vie de nos populations. le chemin certes était parsemé d’embuches, mais nous avons pu main- tenir le cap. Ce numéro de notre magazine «le Ci- toyen» se propose dans ses colonnes de vous dresser l’essentiel des actions que nous avons réalisées cou- rant cette année écoulée pour relever ces multiples défis. C’est un numéro qui, comme vous le constaterez a été restructuré, qui a reçu du sang neuf, et qui a bé- néficié d’une bonne stratégie innovante pouvant ga- rantir une parution plus régulière dans le seul but de satisfaire les attentes de notre lectorat. Voici deux ans qui sont passés après notre élection à la tête de notre Commune. Des efforts sont faits tous les jours malgré certaines intempéries pour améliorer les conditions de vie générale de nos populations. Même si les choses ne sont toujours pas parfaites, les actions jusqu’ici menées avec succès demeurent di- verses et variées, à la vérité. Prises dans un ordre quel- conque, l’on peut se remémorer le curage et l’élargissement du lit de ce cours d’eau qui traverse la ville d’un bout à l’autre. Au jour d’aujourd’hui, l’ab- sence d’inondation dans les quartiers situés en aval de la ville semble être un indice du sérieux avec lequel ce travail a été exécuté. 2015, grosso modo a été à la Commune de Dschang l’année de tous les défis que nous avons tant bien que mal relevés avec à la clé d’excellents succès sur le plan de la coopération décentralisée. la création du tronçon routier Nkop – Lingang – Lessé – Ndenkop – Nkeuli ; la deuxième phase du projet eau et assainissement cofinancé par l’AIMF, l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne et Nantes qui a amélioré le taux de desserte en eau potable dans notre commune ; la réalisation encore en cours des travaux cofinancés par le PNDP pour le désenclavement des bassins agri- coles, s’exécute sur les axes routiers pont CAPLAME– marché Wandieuh et Kemtsop–Tchouandeng. ; L’on pourra aussi citer en bonne place dans le cadre du programme DANK, le renforcement de la capacité de la microcentrale hydroélectrique de Tchouandeng et l’extension, déjà achevée, du circuit électrique ali- menté par celle-ci. Il s’agit là d’un réseau qui permet au CETIC de Nzinpouèt et à une quarantaine de mé- nages de bénéficier des bienfaits de l’électricité, dans une zone isolée et éloignée du réseau électrique pu- blic. afin d’offrir un cadre de vie plus sécurisé à nos populations, nous avons non seulement maintenu l’éclairage public que nous avons initié en 2013 mais l’action a été étendue jusque dans les zones les plus reculées du centre urbain; de nouveaux casiers de collecte de déchets ont été construits pour mieux mai- triser cette problematique que nous avons à coeur; nous avons aussi construit un abttoir municipal mo- derne pour permettre aux acteurs de ce secteur d’exercer dans la sécurité et la proprété. Des écoles ont courant 2015 été sinistrées dans notre commune, d’autres étaient dans un besoin criard en tables bancs, il était question pour nous de répondre à toutes ces demandes et nous l’avons fait. Des actions et succès remarquables sur le plan de la coopération Le nouvel accord cadre triennal entre notre commune et Nantes vient d’être signé et les actions à mener dans ce cadre sont taillées à la mesure des besoins essentiels de notre cité ; aussi, notre projet sur la construction à Lingang-Foto et à Lefock de deux mi- crocentrales hydroélectriques vient d’avoir pour sa subvention l’accord de principe de l’AFD. Il s’agira d’une enveloppe de plus de 400 millions de nos francs pour laquelle nous saluons Nantes Métropole pour son accompagnement ; La convention de financement du projet MaGeTV sur quatre ans, a été signée en décembre 2014. Ce pro- jet dont la mise en œuvre coutera près d’un tiers de milliard de nos francs est cofinancé par l’Union euro- péenne à hauteur de 50,5%. En saluant chaleureusement les efforts accomplis par mes principaux collaborateurs agents communaux, je demande une fois de plus aux quelques brebis ga- leuses, de rejoindre les rangs afin de garantir la per- formance. Stand-up ovation pour nos forces de défenses et po- pulations victimes de la secte BOKO Haram. Le courage dont font preuve les habitants de l’Ex- trême-nord mérite nos encouragements. Car, malgré ce qu’ils vivent, ils continuent de s’adonner à leurs oc- cupations. Face au changement de mode d’expres- sion opéré par cette secte, j’appelle tous les habitants de Dschang à une vigilance de tous les instants pour assurer chacun sa propre sécurité d’abord, et à la communication aux forces de maintien de l’ordre de tout élément d’information utile à vaincre définitive- ment Boko Haram. «Bonne lecture et bonne année 2016 à tous». Des actions et succès remarquables... N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN S.M DONFACK Beaudelaire
  4. 4. ’est certainement pour vérifier et se rassurer de l’effecti- vité des réalisations dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’AEP que le Préfet de la Menoua et son état-major ont fait une tournée dans la Commune de Dschang le mercredi 21 jan- vier 2015. Ils étaient guidés dans cet exercice par le Maire Beaudelaire Donfack qu’ac- compagnaient son quatrième adjoint Mme Fouelefack Ide Bernadette et les hommes de ses services techniques et de la coopération. Il s’agit d’après le Chef de la cellule communale de la Coo- pération, Barthelemy Ndong- son des chantiers « d’un projet dont la Commune de Dschang a bénéficié en 2013 de l’AIMF (Association Interna- tionale des Maires Franco- phones) avec le cofinancement de Nantes et de l’Agence de l’Eau Loire Bre- tagne. Ce projet dont les fi- nancements remontent à plus de 250 millions de FCFA et dont les travaux sont déjà livrés alimente 12 villages en eau potable et améliore subtantiel- lement le taux de desserte qui avoisine les 50% à Dschang. 20 latrines écologiques ont également été construites dans les écoles dans le cadre de ce projet. « S’il existe un fait marquant depuis le début de ces travaux qui mérite d’être salué ici, c’est bel et bien la forte implication des populations bénéficiaires de ces projets d’adduction en eau potable. »Selon Barthe- lemy Ndongson, auteur de ces propos, « c’est au vu des diffi- cultés que nous avons eues par le passé que nous avons décidé que pour tout projet, nous allons associer à la fois les communautés bénéfi- ciaires, la commune qui est le maitre d’ouvrage et les entre- prises. C’est pour qu’ensem- ble, nous puissions essayer de relever les difficultés pour pou- voir trouver des solutions afin d’avancer sans problème ; nous tenions à cet effet chaque fin de semaine des réunions qui nous permettaient d’apprécier l’état d’avance- ment des différents travaux sur le terrain. Ces réunions étaient instituées et inscrites dans le cadre de la demande de sub- vention que nous avons en- voyée aux partenaires. Parmi les ouvrages visités, l’on peut noter en gros les cap- tages avec château d’eau de Mvoeu, Fotetsa, Madagascar, et du camp de la Gendarme- rie, le château de Tchoualé, les infrastructures de la station Scan Water de Tsimbing réha- bilitée, les latrines écologiques de Tchoualé et l’école annexe, les ouvrages de Bawa, Banki. Le préfet de la Menoua et le Sous-prefet de Dschang visitant le projet d’AEP du quartier madagascar 4 ACTIVITES COMMUNALES N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN Mise en œuvre des projets d’AEP La Commune de Dschang reçoit les félicitations et les encoura- gements de sa tutelle pour la qualité de l’exécution des travaux
  5. 5. 5 es mois de juillet et Août n’ont jamais été aussi pluvieux à Dschang qu’en 2015. Pourtant les inondations qui ont attristé de nombreuses familles de cette cité dans le passé étaient ab- sentes cette année. L’action de curage et d’agrandissement du lit du cours d’eau qui cein- ture la ville de Dschang, entre- prise par le Maire Beaudelaire DONFACK est sans doute la so- lution durable à ce problème de société. Cette action a commencé le 19 février 2015. Pendant plus de 03 mois, ce sont des jeunes de la ville, engagés par l’exé- cutif communal qui ont abattu cet important travail dans l’op- tique de donner au lit de ce cours d’eau des dimensions à même d’éviter tout déborde- ment en période de montée des crues. A ce jour, c’est plus d’1 km par- couru par ces jeunes qui ont travaillé sous l’encadrement de Monsieur NGATIA Emma- nuel, Chef du quartier mos- quée et sous la supervision des services techniques de la com- mune de Dschang. La vision du premier magistrat de la cité est d’aller le plus loin possible en 2016 pour garantir à ses populations, notamment celles vivant autour du lit de ce cours d’eau une vie paisible en toute saison. Toutefois sa majesté Beaudelaire DONFACK ne cesse de marquer et manifes- ter son mécontentement au- près de ces populations qui ont pris cette mauvaise habi- tude de déverser dans ce cours d’eau, vieux matelas, va- lises et autres objets encom- brants. Rappelons que ces actions de l’exécutif communal font suite aux fortes pluies qui avaient ar- rosé la ville de Dschang et ses environs le dimanche 28 sep- tembre 2014 et qui avaient at- tristé plusieurs familles dans les quartiers Madagascar, Tsinfem, Ngui et régie. Les populations de ces quartiers s’étaient par conséquent réveillées le lundi 29 septembre les pieds dans l’eau, puits remplis, toilettes vi- dées, meubles et immeubles ensevelis, une situation qui les avait obligées à quitter leurs domiciles le temps de l’arrivée de la saison sèche. C’est le mercredi 12 Novembre 2014 que Victor NYEKO et ses collaborateurs du service de l’Hygiène et de l’Environne- ment avaient lancé la cam- pagne de désinfection de ces maisons, toilettes et puits, une occasion qui a permis au Maire d’annoncer ces actions préventives. Prévention des inondations dans la ville de Dschang L’excécutif communal programme et trouve la solution durable N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN Les jeunes engagés par l’exécutif commu- nal pour le curage du lit du cours d’eau,
  6. 6. Voici le nouveau visage de la Place des Fêtes de Dschang C ’est depuis une t r i b u n e rénovée et agrandie que les autorités et forces vives de la ville de Dschang ont vécu les manifestations de la 43ème édition de la Fête de l’Unité.La promesse du Premier Magistrat de la ville de Dschang, celle d’ache- ver les travaux d’extension et de rénovation de la tribune de la Place de fêtes de Dschang avant le 20 mai 2015 a été tenue, à la grande satisfaction des populations de cette cité qui, durant la période des travaux s’arrêtaient cha- cune devant ce joyau pour adresser des félici- tations à S.M. Beaudelaire DONFACK et son équipe. Ces travaux d’extension ont permis aux Services Techniques de la Commune de construire un bloc de 02 toilettes modernes, utilisables à partir de l’intérieur de la tribune, et un bureau ouvert à l’extérieur qui, pour l’instant, sert de magasin. D’après le coordonnateur de ces services tech- niques, Paul Valery DONTSOP, il est prévu l’aménagement d’une cabine de reportage au niveau de la vue nord de cette tribune, toute chose qui facilitera le travail aux hommes de medias qui, par le passé étaient obligés de partager et discuter la vue avec les spectateurs dans la même tente. 6 RUBRIQUE N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN ACTIVITES COMMUNALES L e dimanche 31 mai 2015 était un jour spé- cial au quartier Asseitsa. Toutes rassem- blées derrière leur chef, les populations de ce quartier ont décidé de marquer leur atta- chement aux idéaux de l’exécutif communal qui visent à améliorer leur cadre de vie. Cet at- tachement s’est traduit par leur forte mobilisa- tion pour la pose des buses sollicitées et obtenues de la Mairie de Dschang. Un mois seulement après son installation, le comité d’hy- giène et de gestion des déchets de ce quartier s’est positionné par cette action comme véritable levier ou vecteur de développe- ment sur lequel l’exécutif communal pourra s’appuyer pour des réalisations durables dans ce secteur encore appelé « nouveau quartier », un fait qui est à mettre à l’actif du dynamique Chef Voufo Simon de ce quartier qui déjà avait rassuré le maire de Dschang quant à son accompagnement et son soutien dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique d’assainissement, c’était lors de la cérémonie d’installation de ce comité. C’est en effet ce comité qui a abattu le travail de fond en faisant du porte-à-porte dont le résultat se traduit par cette forte mobilisation des popu- lations. Assainissement le chef et les populations du quartier asseitsa solidaires de l’action de l’exécutif
  7. 7. 7 es écoles publiques de Fotchouli dans le grou- pement Foto, Tsinglah à Fossong-wentcheng, APOUH2 et Nteingué dans le groupement FOREKE-Dschang, après les tornades qui les ont frappées en 2015 ont bénéfi- cié chacune de 100 feuilles de tôles de 3m pour la réhabilita- tion des salles de classes dont les toits ont été affectés. Cet appui de la municipalité a permis aux communautés éducatives de ces établisse- ments scolaires, de rendre à nouveau opérationnels les bâ- timents dont les toitures avaient été arrachées au passage de cette tornade.Une pluie dilu- vienne s’est en effet abattue sur ces contrées de la com- mune, dans l’après-midi du sa- medi 2 mai 2015. Et la tornade qui a soufflé dans le sillage des intempéries ce jour-là, a fini par avoir raison de la presque- totalité des toitures de bâti- ments construits sur son chemin. Remise de toles aux sinistrés par le 1er Adjoint au maire, le Dr Temgoua Emile N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN Education Des tôles de la mairie de Dschang pour la réhabilitation des salles de classe dans 5 établissements scolaires de la commune. Tout sur les 12 ans de la Coopération Nantes- Dschang: Disponible à la Cellule de Coopéra- tion!
  8. 8. a promulgation des lois n° 2004/017 du 22 juillet 2004 d’orientation de la décentralisation et n° 2004/018 du 22 juillet 2004 fixant les règles applicables aux Communes augure des transferts de compétences par l’Etat aux Collectivités Territoriales Décentralisées locales au rang desquelles la gestion des réseaux et services urbains. En raison de la médiocrité de la gestion par le concessionnaire public (CDE), la situation de l’approvisionne- ment en eau potable au Ca- meroun s’est considérablement dégradée ces derniers temps. Ainsi, avec 250.000 abonnés en milieu ur- bain, le taux d’accès par bran- chement individuel ou partagé n’est que de 26%, contre 78% au Sénégal ou 62% en Côte- d’Ivoire. Le maillon faible est celui de la production, large- ment sous-dimensionnée. (Source AFD) A Dschang et à la faveur de l’avènement de la décentrali- sation encore en cours de mise en œuvre, les efforts faits com- mencent à produire des fruits porteurs. Les autorités municipales ont saisi les oppor- tunités offertes à la commune par la coopération décentrali- sée. Plusieurs projets à ce jour ont permis aux populations de cette collectivité aux couleurs universitaires d’avoir accès à l’eau potable. Le premier dans la gamme et le plus important a été financé par des parte- naires au rang desquels la ville de Nantes et Nantes Métro- pole(en France), l’AIMF, l’Agence l’eau Loire Bretagne en 2008 pour une première phase d’un montant de 315.000 euros soit près de 200.000.000 de francs CFA et une seconde phase qui vient d’être financée pour un mon- tant plus important de 396.500 euros soit environs 260.000.000 de francs CFA dont les réalisa- tions ne sont pas encore entiè- rement réceptionnées. Egalement dans cette gamme de partenaires figure la ville de Vasanelo en Italie dont l’image et le logo sont gravés sur une dizaine de points d’eau dans cette commune. La solution trouvée à Dschang n’est pas seulement le fait d’avoir et de diversifier ces par- tenariats à travers le monde. L’échec de la première phase en 2008 du projet susmen- tionné a instruit les autorités municipales qui ont mis en place un établissement public communal en charge unique- ment des questions d’eau et d’électricité. L’AMEE (Agence Municipale de l’Eau et de l’Energie de la Commune de Dschang), créée le 1er Avril 2011 dans le cadre d’un pro- gramme dénommé DANK en- cadré par Nantes Métropole travaille non seulement à la pérennisation de tous ces pro- jets, mais également re- cherche de nouveaux financements disponibles pour la réalisation de bien d’autres. L’AMEE : Comment ça fonc- tionne ? L’AMEE dispose pour son fonc- tionnement : • d’un conseil d’administration • d’une coordination locale ; • d’un directeur ; • d’un animateur ; • d’une secrétaire comptable • d’une section eau ; Compteur installé par l’AMEE dans un ménage N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN 8 Accès durable à l’eau potable au Cameroun : la solution trouvée à Dschang.
  9. 9. 9 Titre sous tit • d’une section énergie ; • d’une section assainisse- ment. La solution trouvée et qui fait l’unanimité de tous consiste à impliquer les populations ci- bles et bénéficiaires dans la gestion quotidienne des ou- vrages réalisés. Cette implica- tion se traduit sur le terrain par la création et l’animation des comités locaux de gestion au- tour de chaque point d’eau aménagé par la Commune et ses partenaires. L’AMEE travaille à former les membres de ces comités afin qu’ils puissent in- tervenir sur les réseaux qu’ils sont appelés à gérer en cas d’incidents, elle tient chaque mois pour permettre à ceux-ci de mutualiser leurs expé- riences des réunions de concertation et d’évaluation des activités. Participent éga- lement à ces réunions, les en- trepreneurs commis pour la réalisation des ouvrages et les populations bénéficiaires. Il s’agit en outre d’une séance de travail au cours de laquelle les entreprises sont appréciées par les populations qui vivent au jour le jour la mise en œuvre des projets affectés dans leurs quartiers ou villages. Missions de l’AMEE • L’organisation et la gestion décen- tralisées des com- pétences de l’eau, de l’assainissement et de l’énergie ; • Fourniture aux populations de la Commune de Dschang d’une eau potable de qualité et de ma- nière continue ; • Fournir de l’éner- gie électrique par- tout où besoin se fait sentir ; • Assurer une bonne gestion des toilettes publiques dans la ville de Dschang ; • Accompagner les popula- tions dans la maintenance et N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN Approvisionnement d’un usager à la borne fontaine Travaux de fouilles de l’AMEE avant l’ins- tallation de la tuyauterie d’une AEP au quartier Meka’a Montée Enieg
  10. 10. la gestion des ouvrages d’approvisionnement en eau et en énergie ; •Assurer la maîtrise d’œuvre des projets d’AEP, d’électrifica- tions et d’assainissements dans la commune de Dschang ; • Élaborer les nouveaux pro- jets et rechercher des finance- ments ; •Apporter un appui conseil aux autres collectivités et opé- rateurs ; Quelques réalisations de l’AMEE • 40 comités locaux de ges- tion des points d’eau créés et formés ; • 09 mini-réseaux d’AEP réha- bilités et renforcés ; • 05 mini-réseaux d’AEP d’eau potable créés dont 03 par pompage solaire ; • 05 puits améliorés et 05 fo- rages réhabilités ; • 06 sources aménagées ; • Une micro-centrale hydro- électrique réhabilitée et ren- forcée ; • 09 toilettes publiques dont 03 du type ecologique, entre- tenues régulièrement et fonc- tionnelles ; • 49 comités d’hygiène créés dans les écoles ; • 40 artisans réparateurs for- més ; • une SCAN-WATER réhabilitée • 1000 ménages raccordés sur les mini r”seaux d’eau po- table ; ...etc. Le charme de l’AMEE provient de la géomorphologie de la Commune de Dschang qui lui offre un potentiel énorme tant sur le plan énergétique que sur le plan d’adduction d’eau potable. Avec le faible taux de desserte par la CDE au centre-ville de Dschang, les populations commencent déjà à tendre la main à l’Agence Municipale de l’Eau qui se doit toutefois de ne pas enfreindre aux rè- gles qui régissent son activité sur le terrain. En effet si l’AMEE a aujourd’hui réussi à amélio- rer la desserte dans la zone ru- rale avec le captage d’eau sur les collines qui ensuite est redistribuée de façon gravi- taire aux ménages, elle n’a pas toute la compétence re- quise pour sauver les popula- tions assoiffées du centre urbain qui ont des ménages connectés au réseau national. Dans les rues cependant, ces populations qui ne reçoivent l’eau potable qu’une à deux fois par semaine commencent à critiquer ces contraintes qui leur privent l’accès à ce pré- cieux sésame. « Je suis sûr que si l’AMEE avait la compétence d’exercer partout, le problème d’accès à l’eau potable se poserait avec moins d’acuité ici à Dschang, on risque même tous d’aller vivre au vil- lage où ce problème ne se pose plus »réagit un étudiant stagiaire à l’AMEE. Les mêmes contraintes s’imposent dans le secteur de l’électricité avec de nombreux et fréquents dé- lestages qu’on lui connait au Cameroun. L’AMEE en effet produit dans un village de la Commune de Dschang(Tchouadeng) de l’énergie électrique qu’elle re- distribue de nos jours à près de quatre villages. La microcentrale hydroélec- trique construite dans ce vil- lage en 2009 produit aujourd’hui 30 KW d’énergie grâce à laquelle le CETIC de NZINPOUET et le centre de santé de NKEULI sont éclairés. La Commune de Dschang vient d’avoir l’accord de prin- cipe de l’AFD pour une impor- tante subvention qui lui permettra de construire deux autres microcentrales notam- ment à Lefock et à Lingang- Foto. 10 N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN Reunion mensuelle avec les comités de gestion présidée par le directeur de l’AMEE
  11. 11. 11 e document, pré- senté à la Com- mune et ses partenaires le jeudi 20 Août 2015 a pour objectif de proposer une solution dura- ble et pérenne améliorant la collecte, et la pré-collecte, conjointement aux actions en- gagées en matière de valori- sation des déchets. Selon julien Garnier, Volontaire de solidarité internationale qui a élaboré ce document de 39 pages« …Au terme du projet MaGeTV, 10 700 Tonnes de dé- chets devront être traitées par compostage, dont 1 700 Tonnes à Ngui et 9 000 Tonnes à la plateforme de Siteu. Ainsi en améliorant le service de collecte et de pré-collecte par les solutions proposées dans le présent schéma direc- teur, l’approvisionnement de ces plateformes en déchets sera garanti, permettant de remplir les objectifs fixés par le projet MaGeTV et de répondre aux enjeux de salubrité ur- baine et de santé publique. Cette stratégie doit permettre l’évacuation de plus de 40% des déchets produits en 2020, 60% en 2025 et 80% en 2035 ». L’ensemble de ces actions me- nées pour une gestion durable des déchets sur la ville de Dschang, donnera naissance à une structure autonome vi- sant à coordonner les diffé- rents maillons de la filière. Il s’agit de l’Agence Municipale de la Gestion des Déchets (AMGED). Selon Barthelemy NDONGSON LEKANE, Chef de la Cellule communale de coopération, « l’expérience de l’Agence Mu- nicipale de l’Eau et de l’Ener- gie (AMEE) a été déterminante pour l’idée de la mise en place de l’AMGED qui aura à son tour l’entière responsabilité en ma- tière de gestion des déchets solides sur le périmètre urbain. La naissance de cette structure permettra de coordonner l’en- semble des maillons de la fi- lière, par une meilleure allocation des ressources, tout en rapprochant le service des bénéficiaires c’est-à-dire de la population de Dschang ». Ce Schéma directeur présen- tant l’ensemble des orienta- tions stratégiques pour la gestion des déchets à Dschang a été présenté aux différents acteurs susceptibles d’intervenir dans le domaine de la gestion des déchets ur- bains et autres parties pre- nantes du projet MaGeTV le jeudi 20 Août 2015. Un schéma directeur pour la gestion des dé- chets de la ville de Dschang déjà disponible. N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN
  12. 12. Le PNDP prêt à encadrer et à faciliter un projet sur l’intercommu- nalité et les échanges d’expériences entre les Communes du Cameroun au- tour de Dschang ’information est de la voix la plus autorisée de ce programme qui prône auprès des col- lectivités territoriales du Came- roun un développement participatif. Madame Marie Madeleine NGA, conduisant une forte délégation des maires du Cameroun et des hauts cadres du programme dont elle coordonne les activi- tés à Dschang, l’a dit le di- manche 05 Avril 2015 sur les bords du lac municipal de Dschang, c’était après avoir vi- sité le musée des civilisations, dernière étape du voyage d’études que le PNDP a pris l’habitude d’organiser lors de chaque édition du salon des Communes de l’Ouest dont l’édition 2015 était en cours à Bandjoun. C’était certainement pour re- joindre la volonté de ces ma- gistrats municipaux qu’elle conduisait qui, quelques mi- nutes plus tôt nourrissaient déjà le vœu de se mettre à l’école de Dschang pour son expé- rience en matière de mise en œuvre des projets de dévelop- pement, fruits pour la plupart de la coopération internatio- nale décentralisée. « C’est sûr que l’intercommu- nalité est une opportunité pour toutes les communes du Ca- meroun et même pour les communes à l’international, l’intercommunalité est une voix majeure pour le développe- ment local dans la mesure où à travers elle, on peut avoir cet échange d’expérience qui ouvre la compréhension, l’en- tendement de chaque maire, mais également il y’a la mu- tualisation des moyens et des ressources parce que ce qu’on peut faire avec 4mains ne peut être fait avec une seule main, on dit chez nous qu’on ne peut pas monter un arbre avec une seule main, donc véritablement l’intercom- munalité est une voix sûre. Ce qui va naitre de ce voyage certainement on l’a vu dans la salle, il y’a eu un sentiment de vouloir en savoir davantage, nous, on peut faciliter, on peut encadrer tout simplement l’or- ganisation d’une formation ici des agents ou du personnel des communes désireuses de participer à cette formation ici sur le terrain. Donc nous pou- vons participer à faciliter la programmation, parce qu’on ne va pas multiplier ça dans le temps et il faut trouver le mo- ment propice et nous pouvons peut-être apporter un tout petit appui au niveau de la forma- tion elle-même et à charge aux communes désireuses de prendre en charge effective- ment leurs collaborateurs qui pourraient venir ici apprendre un certain nombre de choses. »Propos de Madame Marie Madeleine NGA, Coordonna- trice nationale du PNDP. 12 ACTIVITES COMMUNALES N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN Photo de famille du maire de Dschang avec la délégation des 26 maires conduite à Dschang par Madame le coordonateur du PNDP.
  13. 13. 13 a salle de réception Bé- noué de l’Hôtel la Fa- laise de Yaoundé a accueilli le 28 Novem- bre 2015 un évènement de grande envergure. Organisé par l’Association de la Presse Pour un Tourisme Responsa- ble(APTOUR), la première édi- tion des «Trophées du Tourisme et Développement Durable» (TTDR) était présidée par Jean Solaire Kuete. Pour son expé- rience en matière de la Coo- pération décentralisée notamment dans le dévelop- pement des partenariats pour le développement du tourisme durable, la Commune de Dschang s’en est sortie avec le prix de meilleure collectivité territoriale. La Commune de SM Beaudelaire DONFACK compétissait dans cette caté- gorie avec la Commune de Mengueme et la Commu- nauté urbaine de Yaoundé. Le jury a reconnu ces avancées de Dschang à côté des ac- tions faites pour la promotion de l’écotourisme à Ebogo- centre(Mengueme) et le déve- loppement des parcs éco touristiques (Communauté ur- baine de Yaoundé). La Direc- trice du Musée des civilisations de Dschang qui est partie re- présenter Dschang n’a pas été déçue : le légendaire musée qu’elle dirige était sur le pla- teau des lauréats. Les atouts du musée De Civilisations de Dschang. Pour sa part, le musée de Civi- lisations de Dschang (MDC) a eu à affronter la concurrence de nombre d’adversaires dans sa catégorie. Les principaux sont : le musée Maritime de Douala et le musée des Arts Nègres de Nkoladom à Ebo- lowa. Malgré cette adversité, le MDC a pu se hisser à la tête de toutes les institutions mu- séales nationales, grâce à un certain nombre de spécificités. Parmi ces caractéristiques, il y a l’audace novatrice de son projet. Premier du genre au Cameroun, le MDC déroule sur mille deux cents mètres carrés (1 200 m2) l’histoire et les civili- sations connues, inconnues et/ou méconnues du Came- roun, en français et en anglais. Il y a aussi l’impact sociocultu- rel de cette structure qui n’est plus à démontrer. Car, elle : contribue de façon ludique à l’éducation des jeunes, parti- cipe à l’édification du grand public sur les cultures et civili- sations du Cameroun, forme aux métiers du musée, em- ploie des jeunes, participe à la conservation du patrimoine, accueille des artistes et des stagiaires en tourisme ou tra- duction… CTD, Hôtels, restaurants, musées, office de tourisme et autres lieux touristiques étaient en compétition le 28 Novembre 2015 à Yaoundé. C’était lors de la première édition de « Trophées du Tourisme et Développement » orga- nisée par l’Association de la Presse Pour un Tourisme Responsable (APTOUR). Dschang a reçu les prix de « Meilleure Collectivité » et « meilleur Musée » N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN Trophées du Tourisme et Développement Durable: La Commune de Dschang doublement honorée.
  14. 14. 14 N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN Le sigle et le projet MaGeTV MaGeTV qui signifie Maitrise de la Gestion, du Traitement et de la Valorisation des Déchets so- lides municipaux de Dschang est un projet fruit de partena- riats noués entre la Commune de Dschang et les différents codemandeurs et associés de l’action depuis 2007. Il est le prolongement des actions an- térieures d’amélioration du ser- vice de gestion des déchets dans la commune, notamment au travers des actions sui- vantes : (1) la construction d’une décharge municipale en 2008, fruit du partenariat avec Nantes Métropole, (2) l’amélioration du traitement des déchets grâce à un parte- nariat entre ERA – Cameroun, GEVALOR et le CEFREPADE en 2010 ayant abouti à la mise en place d’une unité pilote de compostage dans un quartier de la ville, (3) un partenariat avec l’association TOCKEM en 2011 pour l’amélioration du service de collecte et de pré- collecte des déchets dans la ville. Il est centré sur le traite- ment et la valorisation des dé- chets collectés par la Commune, mais aussi le traite- ment individuel à l’échelle des familles se trouvant dans les zones rurales et en périphérie de la ville. Motivation Non seulement, il fallait capita- liser les acquis du projet pilote de compostage des ordures ménagères implémenté dans la ville de Dschang depuis 2010 par ERA-Cameroun, mais aussi passer à échelle pour pouvoir satisfaire la demande en amendement organique qu’est le compost sans cesse croissante tout en assainissant la ville de Dschang. Innovations Le schéma directeur de la ges- tion des déchets de la ville de Dschang validé récemment, qui est déjà un des résultats du projet MaGeTV, en partant du Diagnostic de la filière déchets solides municipaux élaboré en juillet 2015 propose en matière de collecte des circuits avec un suivi rigoureux, ce qui per- met d’optimiser le matériel dis- ponible. En matière de traitement, on aura bientôt la mise en place d’une deuxième plateforme de compostage à Siteu avec une plus grande capacité de traitement que celle de Ngui actuellement fonctionnelle. Du neuf dans le fichier des partenaires Il faut noter avec grande satis- faction l’entrée de l’union eu- ropéenne comme partenaire financier. A la faveur de l’appel à projet Europ-Aid de la délé- gation de l'Union européenne en République du Cameroun dans son Programme Acteurs Non Etatiques et Autorités Lo- cales – Composante Came- roun 2013, La Commune de Dschang comme demandeur avec ERA-Cameroun, Gevalor et la CAPLAME comme code- mandeurs ont bénéficié d’un fi- nancement sur quatre années d’un ambitieux programme vi- sant à terme Le traitement de près de 10.000 tonnes de dé- chets par an à Dschang. Il faut signaler que Nantes métropole qui a permis la traversée du désert à ce projet à travers DANK lorsque le projet n’avait plus de subvention soutient toujours ce projet et nous ne pouvons que saluer les efforts de ces différents partenaires. Objectifs à l’horizon 2018 ? 2018, c’est la dernière année de la phase projet du pro- gramme, il faut s’attendre à une production d’environ 1275 tonnes de compost par an pour la grande satisfaction des agriculteurs de Dschang et ses environs qui ont déjà adopté ce produit. Le tryptique CSC (Compost- Sol-Cultures) Le compost permet d’amélio- rer la qualité des sols et les ren- dements de culture. Il faut noter que le compost se dés- agrège très lentement et per- met de faire jusqu’à trois Joël SAGNE Moumbe « Le projet MaGeTV connaît une avancée considérable » ACTIVITES COMMUNALES
  15. 15. 15 N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN Une camionnette pour le transport et la distribution du compost dans le parc des engins de la Commune de Dschang a salle des actes de l’hôtel de ville de Dschang a abrité le mardi 12 mai 2015, les travaux du Comité de pilotage (COPIL) du projet MaGeTV (Maîtrise de la gestion, du trai- tement et de la valorisation des déchets solides municipaux). Dans son mot d’ouverture des travaux, SM Donfack Beaude- laire, maire de la commune, a dit l’engagement de son exé- cutif à œuvrer pour que cet ambitieux programme puisse s’exécuter, selon les termes du cahier de charges arrêtés de commun accord avec ses par- tenaires. L’acquisition d’une ca- mionnette pour la redistribution du compost a longuement été discutée au cours de ces tra- vaux. 2 mois plus tard, l’engin qui a couté environ 18 000 est déjà en poste et joue plei- nement son rôle. Après avoir tenu les pre- mières assises de son comité de pilotage le mardi 12 mai 2015 qui lui a permis de se proje- ter dans l’avenir, le pro- jet MaGeTV vient de se doter d’un engin devant lui permettre de faciliter la livraison du compost appelé à être produit dans les prochains mois en quantité semi indus- trielle. cultures successives sans autre intrant. Les essais agrono- miques que nous avons effec- tués dans les parcelles de démonstration prouvent que le compost associé aux engrais chimiques donne un très bon rendement et empêche le les- sivage rapide des engrais chi- miques. Au demeurant, le compost est complémentaire aux autres intrants et améliore les rendements agricoles. Le rôle des populations Les populations peuvent ac- compagner ce projet en s’ap- propriant tout simplement le produit qu’est le compost pour une agriculture biologique, rentable et durable. Le prix ac- tuellement subventionné est de 2000 FCFA pour un sac de 50 kgs. Elles peuvent s’appro- visionner auprès des différents revendeurs dans la ville de Dschang et dans les villages de la commune. Des disposi- tions ont été prises avec l’ac- quisition d’une camionnette pour faciliter la distribution. Les commandes d’environ 5 tonnes soient 100 sacs peu- vent être faites en contactant le responsable commercial au numéros 6993817 44/677666544. Il faut signaler que l’achat du compost est accompagné d’un suivi après-vente pour ac- compagner le client dans l’uti- lisation. Avec la part importante qu’oc- cupe l’agriculture dans notre économie et surtout du grand pourcentage de matières fer- mentescibles présentes dans nos ordures, les communes garantes de la gestion des dé- chets urbains ont une opportu- nité de contribuer à la croissance par la mise à dis- ponibilité des agriculteurs d’un amendement organique à haut rendement et surtout à un prix très accessible. L’activité de formation et d’accompa- gnement des autres municipa- lités inscrite dans notre projet, constitue alors une opportunité pour les autres communes du Cameroun pour venir appren- dre. Il est clair que le compos- tage avec ses effets de réduction du coût de transport pour la mise en décharge des déchets, création d’emplois, lutte contre le changement cli- matique et bien d’autres per- met tout simplement de quitter « from waste to wealth ».
  16. 16. 16 N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN Agence Municpale de l’Eau et de l’Energie de la Commune de Dschang Satisfaire les besoins d’eau et d’énergie notre objectif
  17. 17. 17 a troisième session ordi- naire du conseil munici- pal de la Commune de Dschang vient de se tenir. Consacrée à l’examen et l’adoption du budget pour l’année 2016, elle avait pour cadre la salle des actes le 22 décembre 2015 dernier. C’est un budget qui passe de 1 355 769 769 francs CFA, en 2015, à 1 495 000 000 de francs CFA en 2016. Une aug- mentation qui épouse la vo- lonté et la détermination du Maire Beaudelaire DONFACK à vouloir intensifier les actions de l’exécutif dont il est le chef pour le bien-être de ses popu- lations. C’est aussi un budget qui traduit la bonne santé des relations de coopération que la Commune de Dschang dé- veloppe avec ses multiples partenaires dont la ville de Nantes qui vient de renouveler les termes de son amitié avec Dschang, l’UE,…et l’AFD qui vient de donner son accord de principe pour le finance- ment à hauteur de 410 millions du projet de construction des microcentrales de Lingang et de Lefock dont les études commencent en février 2016. Dans le chapitre des actions à mener dans le cadre de l’exé- cution de ce budget, un plan d’investissement taillé à la me- sure des ambitions de l’Exécutif a été voté. Les actions phares visent à densifier l’entretien routier, l’adduction en eau po- table, l’assistance des établis- sements scolaires en proie de plus en plus aux intempéries, l’assainissement, l’éclairage public et du lac municipal avec de panneaux solaires, l’aménagement des gares rou- tières de Lefock et de Toula… etc, 11 délibérations ont lors de cette session été soumises à l’appréciation des conseillers municipaux : les plus impor- tantes portaient sur le vote des statuts de l’AMGED, l’autorisa- tion du Maire à rentrer en contrat avec des associations pour la précollecte participa- tive des déchets, une délibé- ration autorisant le maire à entreprendre des négociations auprès du FEICOM en vue de l’acquisition par la Commune Dschang d’une niveleuse ; Les travaux comme d’habitude se sont déroulés en présence du Préfet de la Menoua qui n’a pas manqué d’attirer l’atten- tion de la Commune de Dschang qui devra « se don- ner les moyens d’amener les gens à revenir au civisme fiscal dans son territoire », condition sine qua non pour être proche de la réalisation de ce bud- get. Les services techniques étant bien évidemment invités à transformer en réalité ces ambitions de l’exécutif com- munal. Le budget 2016 de la Commune de Dschang s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 1 495 000 000 FCFA. Il a été adopté par les 41 conseillers municipaux réunis en session ordinaire de leur conseil le 22 décembre 2015 dans la salle des actes de cette institution. N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN Gestion des déchets : Express Union apporte son soutien à la commune de Dschang 05 brouettes, 06 bacs à ordures, 10 fourches et 19 tenues complètes pour éboueurs. Voilà détaillé ce paquet que Nestor Kengne, directeur régional Ouest de l’entreprise citoyenne Express Union vient de remettre à la commune de Dschang . La cérémonie avait pour cadre l’esplanade de l’Hotel de ville le mercredi 30 décembre 2015. il était ques- tion pour Express Union de participer à cet élan d’assainissement que porte l’exécutif communal de Dschang depuis plusieurs années avec le concours de ses parte- naires.
  18. 18. Retour sur le SACO 2015 e Salon des Com- munes de l’Ouest(SACO), édition 2015 s’est tenu à Bandjoun, chef-lieu du département du Nkoung-khi du 2 au 12 avril 2015 sous le thème: «Potentialités et déve- loppement de la région de l’Ouest à l’horizon 2020». L'ou- verture officielle a été faite par René Emmanuel SADI, Ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation le sa- medi 02 Avril. Pendant 10 jours d’exposition animés par le communicateur Carlos Sim- plice FOKEM et le Directeur de l’office de Tourisme de Dschang, Eric D O N T O N G TONFACK, tous les visiteurs du stand de D s c h a n g étaient una- nimes sur un fait : « la Com- mune de Dschang n’est pas venue ici à Bandjoun ex- poser ce qu’on sait déjà d’elle comme activités élémentaires d’une collectivité, mais elle est venue vendre son expertise et l’intellectualisme de son conseil municipal ». En effet, au stand de Dschang par ailleurs un des plus vastes, l’on pouvait organiser un match de foot compte-tenu de son caractère aéré. Mais il fallait y entrer et vivre l’exposi- tion qui était faite autour des 27 logos de partenaires que portait la banderole d’accueil, les 10 autres que portait les banderoles de l’office et de l’Agence municipale de l’eau et de l ’ é n e r - gie, les plaques qui pré- sentent les diffé- r e n t s sites tou- ristiques de la Menoua et ses environs, tout ceci accompagnés des dé- pliants des différents projets de développement qui sont en cours de mise en œuvre à Dschang, sans oublier le joli pot de fleur qui était placé à l’entrée du stand, le sac du compost. En ce qui concerne le côté in- tellectuel du salon, il faut éga- lement noter l’apport très applaudi des cadres de 18 ACTIVITES COMMUNALES N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN pour avoir exposé essentielle- ment sur son expérience, les produits et projets de la coopération internationale décentralisée, La Commune de Dschang peut se féliciter de faire partie des Collectivi- tés qui ont compris le concept . Le Ministre René Emmanuel SADI et le Gouverneur de L’ouest devant le stand de la Commune de Dschang, accueillis par Dr Emile TEMGOUA.
  19. 19. 19 Dschang qui étaient sollicités dans quasi- ment tous les secteurs : le Maire Beaude- laire Donfack, appelé à partager l’expérience de sa Commune avec les au- tres Maires lors d’une conférence animée par le PADDL-GIZ, son deuxième adjoint, Dr Bipélé K. Jaques, très applaudi à la fin de la conférence qu’il a animée sur le tou- risme, le Professeur Anaclet FOMETHE, à l’époque Recteur de l’Université de Dschang, lui aussi fortement acclamé pour son expertise avérée mise au profit des maires du SACO lors de la table ronde or- ganisée sur l’agriculture. Le Salon des communes de l’ouest, 3ème édition, c’était une soixantaine de stands dont quarante occupés par les communes de la région. Le Fonds Spécial d'Equipe- ment et d'Intervention Intercommunale (FEI- COM), dont l’une des missions est d’accompagner les Communes dans le processus de décentralisation, était égale- ment bien représenté, tout comme le Pro- gramme national pour le Développement Participatif(PNDP) ou le Programme d’Appui à la Décentralisation et Développement local. Finalement, du lourd déploiement pour cette foire qui a permis aux mairies de se présenter, d’échanger et de se vendre aux opérateurs de tous les secteurs d’acti- vité du monde. Dschang se félicite de sa participation et de ses choix dans la ma- tière exposée. Le nouveau chef de bureau de l’état civil vient de prêter serment. Le vendredi 27 novembre 2015, Tonleu Rosalie, a prêté le serment qui lui permet d’entrer dans ses nouvelles fonctions. « Jurez-vous sur l’honneur de remplir loyalement et fidèlement, conformément à la loi les fonctions de secrétaire du centre principal d’état civil, que vous confère votre nomination, en qualité de chef de bureau de l’état civil de la commune de Dschang ? » C’est par cette formule consacrée que Tchihikou Daniel, président des tribunaux de première et grande instance de Dschang, a fait prêter ser- ment, le vendredi 27 novembre 2015, à Tonleu Rosalie pour lui permettre de s’acquitter de cette obligation, nécessaire à son entrée dans sa res- ponsabilité nouvelle de chef de bureau de l’état civil à la mairie de Dschang. Peu auparavant, l’homme de loi a renvoyé l’im- pétrante dans l’exercice de ses fonctions, après avoir donné acte au procureur de la République de ses réquisitions, et au greffier audiencier de la lecture de l’acte de nomination de Tonleu Ro- salie. N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN
  20. 20. e Projet de gestion des déchets de la ville de Dschang lancé le 1er Avril 2011 s’est achevé en octobre 2015 avec la céré- monie de clôture de la se- maine annuelle de la gestion des déchets. Un évènement qui, rendu à sa 2ème édition s’est produit avec l’ensemble des autres collectivités territo- riales du département de la Menoua. Pendant quatre années, il s’est agi pour les associations ELANS et Tockem d’apporter à Dschang leur appui sur deux plans principaux à savoir : Technique et financier. Les activités pendant tout le temps qu’a duré cet ambitieux projet ont consisté en de nom- breuses campagnes de sensi- bilisation menées dans les écoles et ménages de la Com- mune, le renforcement des ca- pacités du personnel qu’a la Commune de Dschang pour la gestion de ses déchets, l’en- couragement des ménages à la pratique du compostage à domicile et de l’amélioration du parc des engins destinés à la précollecte et à la collecte des déchets à travers l’achat de deux camions à compac- tion et de quatre moto-tricy- cles. La Semaine Annuelle de la Gestion des déchets initiée par ce projet en 2014 s’est pro- duite pour la deuxième édition en d’Octobre 2015. Pour cette édition, la Commune de Dschang et les associations ELANS et Tockem ont jugé de la nécessité de tendre la main aux autres communes du dé- partement. Même si ces autres communes au regard de leur degré d’implication ont certai- nement trouvé cette main très lourde, il est de bon ton de sa- luer cette initiative qui se doit d’être copiée ailleurs compte- tenu des enjeux actuels de la problématique de la gestion des déchets et de la protec- tion de l’environnement dans les collectivités des pays en voie de développement. C’est un évènement qui s’est ouverte le mardi 20 Octobre dans la salle des Actes de la Commune de Dschang par les travaux du comité de pilotage du PGD, une instance qui a permis aux parties prenantes d’évaluer le chemin parcouru depuis 2011 par la Commune avec l’appui de ses parte- naires arrivés au terme de leur séjour à Dschang. Ce Copil était présidé par Dr BIPELE KEM- FOUEDIO Jacques, 2ème ad- joint au Maire, représentant le Maire Beaudelaire DONFACK retenu à DAKAR pour un atelier sur l’efficacité énergétique dans les villes d’Afrique subsa- harienne. 20 ACTIVITES COMMUNALES N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN Retour sur la SAGD 2015
  21. 21. 22 RUBRIQUE N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN L’AFD et la valorisation du potentiel énergétique de Dschang ’immense potentiel hy- droélectrique de la Commune de Dschang estimé à plus de 2000 KW n’est exploité aujourd’hui qu’à hauteur de 5%. Son ex- ploration et sa valorisation est pour l’exécutif communal au centre des priorités de l’heure. Développer des microcen- trales à l’image de celle déjà fonctionnelle à Tchouadeng (qui dessert 04 villages) pourra résoudre un certain nombre de problèmes qui entravent et freinent l’épanouissement et le développement des popula- tions de cette cité. La Commune de Dschang vient de recevoir de l’AFD (Agence Française de Déve- loppement) l’accord de prin- cipe pour la subvention de près de 410 millions de franc CFA destinée à la construction de deux microcentrales hydro- électriques pour valoriser les chutes de Lingang-Foto et de Lefock. Cette bonne nouvelle qui sonne à Dschang telle le meilleur cadeau de fin d’an- née est le résultat d’une dé- marche concertée menée par la Commune de Dschang et ses partenaires Nantes Métro- pole et ESF. Bernard GUILLEMOT et Didier ROBICHON de ESF à ligang-Foto 22 L’Ambassadrice et le Consul General de France au Cameroun étaient dans la ville de Dschang le Dimanche 27 septembre 2015. Arrivée dans la ville à 14h , cette délégation qui avait fait es- cale au siège de l’association Tockem à Bafou a été accueillie par le Maire de la Commune de Dschang SM Beaudelaire DONFACK et son collaborateur, Chef de la Cellule de Coopéra- tion Barthelemy NDONGSON LEKANE. Ce court séjour privé passé dans la cité clima- tique leur a permis de toucher du doigt les réa- lités du processus de compostage mis en œuvre à Dschang depuis 2010 avec l'appui d’ERA-Cameroun, des partenaires Français, de l'Union Européenne et de visiter le légendaire musée des civilisations de Dschang, un autre fruit de la Coopération que Dschang déve- loppe avec la France via la ville de Nantes. L’Ambassadrice et le Consul Général de France étaient à Dschang COOPERATION DECENTRALISEE
  22. 22. 23 Titre Sous titre legende N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN 23 La mission du 05 au 13 Novem- bre 2015 de deux émissaires de l’ONG Française électri- ciens sans Frontières (ESF) a permis de se rendre compte de la diversité et de la pluralité des chutes et cours d’eau ex- ploitables à Dschang pour des besoins d’énergie électrique. C’est depuis 2009 que Dschang s’est engagée sur la voie d’exploitation de cette ri- chesse naturelle qui lui permet aujourd’hui de desservir en électricité une bonne partie de son territoire, celle oubliée par la société nationale. Après Tchouadeng, Nzinpouet, Nkeuli, Mveouh et Tsimbing déjà éclairés, c’est au tour de plusieurs autres de connaitre le même bonheur grâce à une subvention de près de 400 mil- lions de FCFA de l’AFD (Agence Française de développement) dont l’accord de principe vient de tomber. La mission susmen- tionnée que viennent d’effec- tuer à Dschang Bernard GUILLEMOT et Didier ROBU- CHON visait certains points re- latifs à ce projet. Arrivée à Dschang le samedi 07 Novembre dernier et après les civilités d’usage au Maire de la ville, cette délégation guidée par les équipes de la cellule de coopération et de l’AMEE s’est d i r e c t e - ment jetée à la tâche. Que ce soit à Lin- gang par où le péri- ple com- m e n c e , L e f o c k , Lepe, Fo- tetsa ou au pied de la falaise, il est in- déniable que le potentiel à va- loriser est énorme, les impacts escomptés sur la vie des popu- lations importants. A Lingang, la dénivellation (45m) entre le point de bar- rage et la zone de production garantit la production d’au moins 40 KW d’énergie, quan- tité suffisante pour lever une contrainte forte au développe- ment des PME et à l’améliora- tion du cadre de vie des populations des villages Mefet, Lesseh,…etc -Aux abords de la chute de Lin- gang-Foto se trouve une des plus importantes carrières de sable et de pierres où tout se fait par les mains. La produc- tion de l’énergie dans la zone améliorera cette activité qui pourra désormais s’opérer avec l’aide des « suceuses » électriques. -Ce sont au total près de 350 ménages dont 160 dans le seul village Mefet qui seront desservis par ce réseau. -Le lycée de Lingang encore dans le noir se trouve dans la zone devant être couverte par ce réseau. À Lefock, la dénivellation de 10m mesurée permettra la pro- duction d’une quantité d’éner- gie suffisante pour alimenter toutes les boutiques et agences de voyage installées à la gare routière. Le secteur et ses environs pourront égale- ment connaitre en fin une sta- bilité certaine dans le domaine de l’éclairage public. Cet in- vestissement, l’a signalé SM Beaudelaire DONFACK, Maire de Dschang trouve son impor- tance dans la sécurisation sou- haitée des hommes et de leurs biens dans ce cadre haute- ment marchand. Parmi les autres sites potentiel- lement choisis pour la construction future d’autres mi- crocentrales, figurent en bonne place les chutes de la falaise. Ici, la dénivellation est la plus importante de toutes, elle dépasse les 100m. C’est aussi cette zone qui des- sert les différents marchés du département en huile de palme, laquelle est obtenue par des méthodes rudimen- taires. Si cette activité venait à se réaliser grâce à l’électricité, le prix sur le marché local de l’huile de palme baisserait considérablement. Il en est de même du cacao qui est pro- duit dans la zone mais qui souf- fre en saison de pluies faute de chaleur pour séchage. Avec l’accord de cette sub- vention, la Commune de Dschang intègrera magistrale- ment le cercle des collectivités territoriales et villes bénéfi- ciaires de l’action de l’AFD offi- ciellement aux côtés du Cameroun depuis 2006, année de signature du premier contrat de désendettement et Développement(C2D) avec notre pays.
  23. 23. N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN 24 ussitôt arrivés dans la cité la plus clima- tique de la région de l’Ouest et même du Cameroun, Gildas Salaun, Louis SOUSHAL et An- toine LONGET, membres de cette délégation Nantaise n’ont pas hésité, malgré la pluie bat- tante, à se lancer sur le terrain. Après une visite de courtoisie au Préfet de la Menoua et au Sous- préfet de Dschang, les hôtes de marque du maire DONFACK Baudelaire ont entrepris leur vi- site des chantiers réalisés sous fi- nancements de Nantes. Les réseaux d’eau d’Atchoua- zong (dans le groupement Fo- réké-Dschang) et de Madagascar (au Centre-ville) ont été passés au peigne fin. Pour leur deuxième journée à Dschang, les hôtes du maire Baudelaire DONFACK dès 9h ont été accueillis par les apiculteurs de la Menoua regroupés en ré- seau. Un réseau dont la mise en place n’aurait été possible n’eut été le soutien de Nantes. puis s’en est suivie la visite des infra- structures de la microcentrale hydroélectrique dont le projet d’extension a recemment été fi- nancé par la ville de Nantes. Dans l’après-midi, les hôtes du Maire de Dschang se feront pré- senter les réalisations culturelles, en l'occur- rence l'Office de tou- risme, le Centre de réhabilitation des aveu- gles 'CREFISAC), et le Musée des Civilisations. Le CREFISAC parce qu’il s’agit d’une des 05 organisations de la société ci- vile OSC) ayant bénéficié du soutien en 2013 de Nantes via la ligne prévue pour la promo- tion de la dé- m o c r a t i e locale. Ce cen- tre avait comme les 4 autres OSC reçu une enveloppe de 500 000 FCFA, une somme qui aura permis à son Di- recteur Francky Vincent Nan- fack de booster l’élevage qu’il venait de lan- cer. L’escale de l’OTD (office de Tourisme de Dschang) a permis à Gildas SALAUN et son équipe de suivre la présentation faite par le Directeur de cet établis- sement public communal de la stratégie devant être mise en œuvre pour faire du Tourisme un véritable levier de développe- ment à Dschang. L’escale du musée de civili- sations aura été l’une des plus importantes compte- tenu des multiples pro- blèmes qui minent le fonctionnement de cet éta- blissement construit aux abords du lac municipal dans le cadre de la Coo- pération Nantes-Dschang. L’importance de cette étape peut aussi s’expli- N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN 24 Coopération Nantes-Dschang: faire Le nouvel accord-cadre triennal entre Nantes et Dschang a été signé le 10 décembr 27 au 29 octobre 2015 par l’élu nantais Gildas SALAUN a procédé à un suivi-évaluatio Ce que j’ai vu et compris de ce qui se faisait ici c’est quand même une straté- gie globale d’aménagement, de déve- loppement des quartiers de Dschang. Ça c’est quelque chose que je trouve vraiment formidable, et on est prêt à être toujours le partenaire de Dschang sur ce principe-là. SOUSHAL Louis, Directeur Général délé- gué Ville de Nantes
  24. 24. 25 N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN quer par le fait que le Chef de la délégation nantaise s’est trouvé dans son élément étant bien entendu donné qu’il est un conservateur de musée. Après avoir visité les installations de la structure, c’est autour d’une table de réflexion que le point de chute a été fait. L’instant a permis à Madame GHOGUIA(PCA) et la Directrice du musée de s’étaler longue- ment sur la stratégie de promo- tion de cette structure. Les échanges ont couté aux uns et aux autres 55 minutes. La journée de jeudi 29 Octobre a été celle des échanges en salle. Et tout naturellement c’est la salle des Actes de la Com- mune de Dschang qui servi de cadre à l’examen et discussions autour du projet de la nouvelle convention qui sera signée en décembre prochain. Les échanges avec la presse ont permis de noter les points sail- lants de ce nouvel accord cadre triennal. Le tourisme a été priorisé. Comme actions, la coopération institutionnelle se poursuivra à travers le renforce- ment des capacités techniques et administratives, il y’aura le point sur le développement touristique de la ville, l’aména- gement et l’animation des abords du lac municipal dans le chapitre Culture et sport, « l’encouragement à la démo- cratie locale, à l’expression de la société civile et la lutte contre les discriminations », le soutien à la gouvernance et aux aménagements du musée recevront un financement conséquent durant les trois pro- chaines années. 25 faire le point pour maintenir la flamme 0 décembre 2015. En prélude à cet évènement, Une délégation conduite à Dschang du vi-évaluation des réalisations du plan triennal 2012, 2013 et 2014 qui s’est achevé.
  25. 25. Titre Sous-tire 26 RUBRIQUE N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN Cooperation Sud-sud: Dschang au centre d’une extreme convoitise e Maire BIKORO ENEME Alain Didier et ses colla- borateurs de la Com- mune de Kyé-ossi dans le Sud du Cameroun viennent de séjourner dans la ville de Dschang.la rencontre et la séance de travail qu’ils ont eues avec le Maire de Dschang et Dr Martin SOBZE de l’ONG PIPAD a été riche et pleine d’émotions. Il est ques- tion pour le maire de Kyé-ossi de s’accrocher à la Commune de Dschang afin qu’elle initie et coache sa collectivité sur le chemin du développement qu’il est appelé à tracer. L’ex- pertise de la Commune de Dschang en matière de déve- loppement de projets via les différents partenaires et ré- seaux serait le charme et l’élé- ment recherchés par cette ville carrefour du Sud-Cameroun. SM Beaudelaire DONFACK pour qui, l’émergence que le Chef de l’Etat du Cameroun appelle de tous ses vœux ne sera ef- fective que si toutes les collec- tivités du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest se mettent ensemble, leur a garanti la parfaite dispo- nibilité de sa commune à les accompagner. Un pacte d’en- traide et d’amitié entre les deux collectivités, selon le Maire de Dschang n’est qu’une affaire de seconde et de vo- lonté de la part de Kyé-ossi, le conseil municipal de Dschang ayant déjà signé une délibéra- tion autorisant la Commune à s’engager sur ce plan. Le « la » pour ce vent qui souf- fle désormais à Dschang a été donné le 5 avril 2015 par le PNDP qui a conduit une délé- gation de près de 40 maires du Cameroun venus s’inspirer des avancées de Dschang en matière de maitrise des rouages de la décentralisation et des projets de la coopéra- tion dont Dschang semble dé- tenir le secret. Les 14 et 15 juillet 2015, ce sont Bafia et Sa’a dans le Mbam et Inoubou qui foulaient le sol de Dschang pour des buts similaires. La Commune de Dschang a à cet effet ac- cueilli Bouil Adiaba, premier adjoint au maire de Bafia ; Charles Béyéné Okala, premier adjoint au maire de Sa’a. dans le même élan, deux ca- dres de la Communauté ur- baine d’Ebolowa ont séjourné à Dschang du 16 au 20 No- vembre 2015. Olivier NTONGA ONGUENE, Chef de la Cellule de Coopération et EDANE EDANE Adonis, responsable du Tourisme et des loisirs de cette collectivité. Ils se sont abreuvés à la source d’inspiration et d’expérience de la Commune de Dschang. D’autres communes à l’instar de Mbanga envoient réguliè- rement leurs agents passer des semaines de formation à Dschang. Que ce soit l’une ou l’autre de ces collectivités sus- citées, toutes sont unanimes que la commune de Dschang, sur le plan de la coopération a pris une longueur d’avance sur les autres communes du Ca- meroun et celles-ci se doivent de se mettre à la page. 26 Après Mouanko, Guider, Bafia, Sa’a, Mbanga et Ebolowa, c’était ce jeudi 24 décembre 2015 au tour de Kyé-ossi de solliciter l’expertise et l’accompagnement de la Commune de SM Beaudelaire DONFACK. COOPERATION DECENTRALISEE
  26. 26. 27 N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN 27 e Conseiller municipal, président de la Com- mission Coopération décentralisée au conseil municipal de Dschang, membre de la forte délégation conduite par le Maire Beaude- laire DONFACK en terre ita- lienne a lors de la journée dédiée au Cameroun exposé sur ce produit « Moringa olei- fera » qui est en cours de la- bellisation, grâce à la Coopération que le Cameroun développe avec l'Italie. En rappel, cette Coopération se matérialise à travers les Uni- versités de Rome Tor Vergata représentée par le Pr Colizzi, de Dschang représentée par le Pr Fomethe Anaclet et SOCOPMO du Cameroun dont Mbi Sa'a Diffo Kenzo Maurice est le Pré- sident et lui-même Jacquis Kemleu Tchabgou le Directeur Général. Des propos de Jacquis Kemleu rencontré,il ressort que« la ma- tière première issue de la graine de moringa qui est pro- duite et pressée respective- ment dans les plantations et l'usine de SOCOPMO au Ca- meroun, est acheminée en Ita- lie dans les unités de cosmétique et de production de pâte alimentaire avec les- quelles SOCOPMO est en par- tenariat. » il a fait cette présentation en présence du Ministre du Commerce Chef de la Délégation Camerou- naise, de l'Ambassadeur du Cameroun en Italie, de l'Am- bassadrice de l'Italie au Ca- meroun, du Commissaire de l'Expo de Milan, des Représen- tants de la Primature, des Minis- tères de l'Economie, des Travaux Publics et de l'agricul- ture, du Directeur Général de l'ONCC, du Président de la Chambre d'Agriculture, du Roi des Foto, des Maires de Vasa- nello en Italie, de Dschang et de Fongo Tongo et bien d'au- tres personnalités. « Cacao-culture: un argument d'opportunités ». C'est la thématique spécifique au cluster qui a abrité le pa- villon du Cameroun à cette édition 2015 de l'Exposition uni- verselle de Milan (Expo Mi- lano), qui s’est tenu le 1er mai 2015. Le ministre du Com- merce, Luc Magloire Mbarga Atangana, qui a conduit une forte délégation camerounaise à cet événement, est en par- faite cohérence avec la thé- matique générale de l'exposition, « Nourrir la pla- nète, énergie pour la vie », et davantage avec « la politique conduite par le président de la République, son excellence monsieur Paul Biya, Expo de Milano 2015 : Jacquis Kemleu Tchabgou a pré- senté lors de la journée Camerounaise l’arbre miracle, producteur de Moringa Oleifera.
  27. 27. 28 RUBRIQUE N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN Programme DANK : Des félicitations de la délégation de Nantes Métropole à la Commune de Dschang pour l’accueil et l’organisation conviviale et sans faille du comité de pilotage 2015 e programme DANK a réuni ses principaux ac- teurs à Dschang du 3 au 6 mars 2015. Malgré l’absence regrettée de la dé- légation guinéenne, qui n’a pas obtenu de visa camerou- nais à cause de l’épidémie Ebola, cette rencontre a per- mis de mesurer les avancées et de fixer de nouveaux caps dans l’amélioration pérenne de l’hygiène publique à Dschang (Cameroun), Kindia (Guinée) et en Grand’ Anse (Haïti) : A Dschang, l’Agence Munici- pale de l’Eau et de l’Energie (AMEE) créée en 2011 entre- tient ses installations d’eau potable, avec l’aide des po- pulations bénéficiaires consti- tuées en comités locaux de gestion. Elle a également construit des toilettes publiques (dans des marchés, des écoles) et veille à leur bonne gestion, déléguée à des gestionnaires privés ou aux associations sco- laires. De plus, Dschang a élaboré un programme de près de 400 000 euros pour développer en- core ses infrastructures. Fi- nancé par ses fonds propres, la Ville de Nantes, Nantes Mé- tropole, l’AIMF et l’Agence de l’Eau Loire Bretagne, ce pro- gramme est en cours de réali- sation. A la fin de l’année, ce seront 60 % des populations, soit environ 130 000 per- sonnes, qui bénéficieront d’une eau potable contrôlée et disponible en permanence. A Kindia également, l’Agence Communale de l’Eau et de l’Assainissement (ACEA), créée en 2010, s’organise pour pren- dre en charge la fourniture d’eau potable de manière au- tonome dès 2017. Au parc de forages, sources aménagées et bornes fon- taines qu’elle gère déjà, s’ajoutent de nombreux fo- rages qui lui sont progressive- ment transférés par le Service National des Points d’Eau de Guinée. Ceci implique pour l’ACEA de prévoir les res- sources nécessaires pour contrôler et entretenir ces ins- tallations, et également pour les renouveler lorsqu’elles de- vront l’être. La Commune de Kindia s’est officiellement en- gagée à compléter les res- sources de l’ACEA en cas de déficit. Dans les deux villes, les agences ACEA et AMEE comptent moins de 10 per- sonnes : Elles délèguent la gestion courante des points d’eau aux populations bé- néficiaires, organisés en comités responsables de la vente de l’eau et de l’entre- tien de leurs équipements, et rémunérés en consé- quence. En Haïti, l’eau potable est du ressort de la Direction Natio- nale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA). L’As- sociation des Maires de la 28 Grâce au paiement de l’eau et des toilettes du marché par les usagers, ce service sera autonome dès 2017 : Dschang assurera le contrôle et la maintenance de ses installations sans l’aide de financements internationaux. COOPERATION DECENTRALISEE
  28. 28. 29 Titre Sous titre legende N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN 29 Grand’Anse (AMAGA) n’a pour l’instant pas d’action concer- tée avec ce service décon- centré de l’Etat. L’eau potable n’est pour l’instant pas disponi- ble partout dans le départe- ment. L’AMAGA a testé avec quatre communes (Les Irois, Anse d’Hainault, Pestel et Corail) un type de latrines adapté aux zones rocheuses et aux en- droits où la nappe phréatique est peu profonde. Cet équipe- ment, étanche et surélevé, permettant de surcroît la fabri- cation de compost, s’avère adapté pour offrir un assainis- sement là où il n’y en avait pas jusqu’à présent. Il s’agit main- tenant de trouver les moyens de le généraliser, pour éviter des épidémies telles que le choléra ou la fièvre typhoïde. Concernant la gestion des dé- chets, les trois partenaires se mobilisent chacun à sa ma- nière : L’AMAGA mène un programme «Villes Propres» avec chacune des douze communes de la Grand’ Anse : Il consiste à équi- per chaque commune d’une décharge sommaire, d’un tri- porteur et de matériel de col- lecte des déchets. Chaque commune pour sa part doit se charger de mettre en place un service de collecte et d’éva- cuation des déchets urbains. Cette étape embryonnaire ap- pellera un renforcement de ce service, qui nécessite plus de moyens pour assainir correcte- ment les centres-villes. Le comité de pilotage a mis en avant des disparités dans la mise en place du service des déchets des douze com- munes. L’AMAGA se concentre actuel- lement sur la commune d’Anse d’Hainault : Il s’agit de monter un programme pour régler les problèmes d’assainissement, d’en trouver le financement et de le mettre en œuvre, avec en ligne de mire l’ambition de traiter les autres problèmes d’hygiène publique de cette commune côtière : accès à l’eau potable, gestion des dé- chets et lutte contre les inon- dations. A Kindia, l’ACEA agit sur tous les fronts : Elle encadre des PME de quartier, chargées de sen- sibiliser les habitants au tri, de collecter les déchets, et parfois de réaliser et vendre le com- post à partir de la partie orga- nique des déchets. Cette méthode, expérimentée dans quelques quartiers, com- mence à être rodée et une ré- flexion est en cours pour la reproduire dans d’autres quar- tiers. L’association nantaise COMPOSTRI apporte son sou- tien et son expérience à l’une de ces PME. L’ACEA organise également l’évacuation vers la décharge des autres déchets, dans la mesure de ses moyens, par délégation à une entreprise privée. Enfin, elle organise et finance le nettoiement de certaines zones par des équipes de ba- layeuses, et coordonne l’ac- tion des ONG impliquées sur son territoire. A Dschang, la Mairie appuyée par des ONG (ERA-Cameroun, Gevalor, Etc Terra) a conçu un programme ambitieux de compostage des déchets et obtenu le soutien de l’Union Eu- ropéenne à hauteur de 350 000  . Elle prévoit de créer une agence municipale de gestion des déchets et d’équi- librer à terme le service de compostage par la vente du compost et des crédits car- bone. Le programme DANK a financé les ressources humaines muni- cipales capables de monter ce programme et le maintien de l’expérience de compos- tage dans l’attente de l’obten- tion du financement européen. Il participe égale- ment pour 21 000 euros à ce programme et a permis d’ar- gumenter auprès de l’Union Eu- ropéenne sur la pérennité des a c t i o n s projetées. Par ailleurs, le service d’hy- giène de la Mairie évacue les déchets non organiques vers la décharge créée en 2008 avec le soutien de Nantes Mé- tropole. Le comité de pilotage du pro- gramme DANK a également permis de fixer de nouveaux caps pour 2015 : - Tout d’abord, anticiper dès maintenant ce qui se pas- sera en 2017, lorsqu’il sera ter- miné : Quels seront les services et les emplois à pérenniser, quelles seront les ressources de chacune des collectivités pour les financer ? - Travailler sur la préven- tion des risques liés aux inon- dations et la réaction des collectivités si elles se produi- sent tout de même. Il s’agit en particulier d’éviter les départs d’épidémies. - Continuer à travailler en synergie avec les services des Etats. - Enfin, utiliser en Grand’ Anse et à Kindia l’expertise de Dschang à monter des projets et à mobiliser des finance- ments. Antoine LONGET
  29. 29. 30 N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN Nantes Métropole soutient le développement durable de ses partenaires africains. Du 7 au 10 décembre dernier s’est tenu à Nantes un séminaire international de gestion des services urbains. Son objectif : approfondir et démultiplier les exemples de décentralisation réussie en Guinée et au Cameroun. Q ue de chemin parcouru depuis 2006, date des premières coopérations entre Nantes Métropole, Kindia en Guinée et Dschang au Cameroun ! Les deux villes africaines sont main- tenant organisées pour offrir à leurs habitants des services d’eau potable, d’assainissement, de ges- tion des déchets, mais aussi pour prévenir les inon- dations, voire produire de l’énergie renouvelable. Ainsi, ont vu le jour l’Agence municipale de l’eau et de l’énergie à Dschang et l’Agence communale de l'eau et de l'assainissement à Kindia. En décembre 2015, se tenait à Nantes un séminaire international, pour faire le point sur ces partenariats et réfléchir au moyen de changer d’échelle. Une occasion d'identifier les freins à lever pour renforcer ces acquis, et d’esquisser un nouveau programme pour que l’expérience de Kindia et celle de Dschang profitent à d’autres communes. Etaient donc réunis des élus de ces deux villes et du pôle métropolitain Nantes- Saint-Nazaire, mais aussi le Conseil des communes et régions d’Europe (CCRE- Platforma), et l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF). Les associations nationales des communes de Guinée et du Cameroun étaient également présentes. Particulièrement actives, elles œuvrent pour renforcer les capacités des com- munes, via des actions de lobbying auprès des États et la mise à disposition de personnels et de moyens au service des mairies. La Commission Eu- ropéenne, en plus d’apporter un soutien financier à cette rencontre, est également venue expliquer la politique de coopération de l’Europe, à laquelle le futur programme devra contribuer pour bénéfi- cier d’un cofinancement. L’enjeu a été résumé par Frédéric Vallier, secrétaire général de CCRE : « Même en Europe la décentralisation a pris du temps, mais il faut inciter les gouvernements cen- traux à donner davantage de moyens pour que les collectivités du Sud aient leurs ressources propres et puissent se développer». Dschang et Kindia : 2 villes référentes en Afrique Et ce n’est pas le maire de Dschang, Beaudelaire Donfack, qui le contredira sur ce point puisque, avec l’appui de Nantes Métropole, sa ville est de- venue un exemple à suivre au Cameroun : « Dans 4 ans, nous serons en mesure de traiter 10 000 tonnes par an de déchets compostables. Quant aux énergies renouvelables, avec la création de 2 centrales hydro-électriques, Dschang croule sous les demandes de stage, parfois de personnes vi- vant à plus de 6 000 km de là. » Même constat en Guinée, dont plusieurs grandes villes s’inspirent dans les domaines de la gestion des déchets, de l’hy- giène et de la prévention des risques sanitaires. La ville équipe notamment ses écoles de toilettes et d’eau potable, contribuant ainsi à la propagation de l’hygiène plutôt que des épidémies. « À l’heure du changement climatique, les collectivités locales ont un rôle essentiel, elles peuvent être moteur et attirer d’autres communes pour essaimer ces expé- riences de gestion durable », insiste Marie-Hélène Nedelec, vice-présidente de Nantes Métropole en charge de la coopération décentralisée. Le person- nel est qualifié et mobilisé. » C’est d’ailleurs une des attentes des villes africaines de mieux former leurs élus et cadres, mais aussi que les associations soient reconnues d’utilité publique. Elles souhaitent voir se consolider les échanges Sud-Sud en incluant d’au- tres pays comme le Sénégal, tout en permettant aux villes qui partagent leurs compétences avec d’autres de ne pas se trouver à court de ressources humaines. L'objectif des futurs partenaires est éga- lement de s’organiser pour rechercher les finance- ments nécessaires au développement durable des villes du Sud. En conclusion du séminaire, l’annonce d’un nou- veau programme piloté par la Commission Euro- péenne en 2016, doté de 10 millions d’euros sur « 10 villes pilotes africaines zéro carbone », a su re- nouveler s’il en était besoin l’énergie « verte » de tous les participants. Source: nantesmetropole.fr COOPERATION DECENTRALISEE
  30. 30. 31 N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN Tout sur l’AMGED: Les explications de Barthelemy NDONGSON LEKANE, le directeur du nouvel établissement public communal, l’Agence Municpale de la Gestion des Déchets Pourquoi une Agence municipale de la gestion des déchets ? Notre commune, malgré ses efforts avec ses partenaires souffre d’une gestion des dé- chets insuffisante, caractérisée par des infrastructures de ges- tion des déchets dégradées, de matériel dégradé, une ges- tion par projets séparés et une couverture incomplète des be- soins de la population en forte croissance. Cette gestion inadaptée ré- sulte d’une dispersion des acti- vités de ramassage, du service d’hygiène et de l’Environne- ment et du projet de compos- tage. Quelques unes de nos missions : - la maîtrise d’ouvrage déléguée dans les domaines de compétences de la gestion des déchets (à savoir pré-col- lecte, transport, valorisation et traitement, sensibilisation au- près des populations); - l’amélioration des conditions d’hygiène des po- pulations de la Commune de Dschang par l’organisation de la pré-collecte, du transport, du traitement et de la valorisa- tion des déchets; - le développement des différentes formes de valorisa- tion (dont le compostage et la commercialisation du produit); - la coordination des in- terventions des acteurs du sec- teur de l’hygiène et salubrité, du ramassage (collecte et pré- collecte), du compostage, et de la prévention et sensibilisa- tion. Nos ressources : -les subventions de la Com- mune et de ses partenaires ; -les subventions des organisa- tions internationales ou natio- nales ; -les dons, legs et autres contri- butions des organismes publics ou privés ; -les emprunts. -Les fonds propres (vente de compost) Notre action en 2016 Nous comptons en 2016 ac- centuer l’assainissement urbain à travers la mise en place de la précollecte participative. Il sera question pour les associa- tions dont les dossiers viennent d’être arrêtés à la suite d’un appel à candidature de tra- vailler dans les zones encla- vées de notre ville en vue de limiter les incivilités qui freinent l’élan de la commune dans le domaine. La précollecte participative : comment ça fonctionne ? L’association entrera en contrat avec chaque ménage volon- taire. Les deux parties arrête- ront ensemble les modalités de l’opération y compris les obli- gations de chacune des par- ties. Le précollecteur employé par l’association sera appelé à respecter le calendrier arrêté au terme de l’entente. Le mé- nage qui n’adhèrera pas au système ne sera en aucun cas forcé de le faire, plutôt, il sera tenu d’aller décharger sa pou- belle au point de regroupe- ment. Avantages de la précollecte volontaire par les associations organisées - le système permettra d'amé- liorer l'assainissement des prin- cipaux quartiers de Dschang -l’autocensure diminuera les jets d’ordures à des endroits in- terdits et obligera les non vo- lontaires à emprunter le droit chemin -les associations qui seront re- tenues, en respect des normes de la convention avec la Mai- rie iront directement au site de traitement décharger les dé- chets collectés, ce qui allè- gera la tache communale -la Commune de Dschang à travers l’AMGED assurera l’en- cadrement de cette activité qui pourra bénéficier des sub- ventions des partenaires de développement.
  31. 31. 32 N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN La Coopération en plus Dschang-Vasanello Dschang a reçu au mois d’Avril 2015 le Maire de la Commune Italienne de Vasanello venu inaugurer trois points d’eau à MEKA’A, MEFET, TOULA DEZONG. Le Maire de la Commune de Dschang a pris part au mois de juillet 2015 à l’expo de Milan à travers la Commune de Vasanello et au mois de septembre 2015, le Conseiller GOUFAK Bernard a également fait une mission à Vasanello pour examiner la possibilité d’engager des échanges futurs avec cette commune sur le plan économique. Dschang - Nantes La Commune de Dschang a été invitée et a participé à un séminaire Sud-Sud sur la gestion des services urbains décentralisés à Nantes du 06 au 11 décembre 2015. Il était question de mobiliser les collectivités locales sur les objectifs de développement durable et à cet effet, la commune de Dschang a été citée et retenue comme un exemple qui, à travers ce nouveau programme, accompagnera d’autres collecti- vités camerounaises et africaines. Nantes et Dschang organisent à Nantes du 06 au 21 juin 2016 un évènement dénommé « Expo de Dschang » à l’espace cosmopolis de Nantes pour faire connaitre davantage la Com- mune de Dschang et le Cameroun aux Nantais. Dschang – Union Européenne La Commune de Dschang a bénéficié en 2015 d’une subvention de l’UE pour son projet de Maitrise de la Gestion, du Traitement, de la Ges- tion et de la Valorisation des déchets solides. La Commune de Dschang a également pris part sur invitation de l’UE, les 1er et 2 juin 2015 aux 4èmes assises européennes de la coopé- ration décentralisée et à l’atélier de Dakar en octobre 2015 sur l’efficacité énergétique en Afrique subsaharienne. À l’issue de cet atelier, elle a compris son intérêt à intégrer la Conven- tion des Maires dont l’appel à candidature sera lancé en début d’année 2016. Notons qu’à tra- vers cette convention, Dschang pourra réaliser bon nombre de ses projets de développement. Dschang héberge depuis le 5 mai 2015, un vo- lontaire de l’ONG Gevalor(Julien Garnier) qui est venu en appui technique et organisationnel à la commune, notamment pour la réalisation du schéma directeur de la gestion des déchets de la ville et les textes de l’AMGED. Une délégation de GEVALOR et ETC Terra est également venue à Dschang en juin 2015 ap- précier l’état d’avancement du projet MaGeTV. Le maire de Dschang a enfin été invité et a par- ticipé aux assises de la délégation de l’Union Européenne les 1er et 2 juin dernier. Il était ac- compagné pour ce voyage du Conseiller Ber- nard NOUKONG. Dschang - AIMF La Commune de Dschang a Participé via le Conseiller Bernard NOUKONG aux assises de Lyon (Sommet Mondial pour le Climat et Terri- toires) organisé par l’AIMF sur le mécanisme de financement des fonds verts. Elle a également participé du 05 au 11 Octo- bre 2015 à l’assemblée générale de l’AIMF et de AIVDMD à Tunis. Le Maire de la Commune de Dschang s’y est rendu avec le Chef de la Cellule de la Coopération et de la Communi- cation. Dschang - PNDP Les projets issus de la convention de finance- ment des microprojets 2014 avec le PNDP sont en cours d’exécution (pont de Zembing, route F4 et route Tchouadeng). Dschang - FEICOM La Commune a bénéficié cette année d’une subvention d’un montant de 184.000.000 Francs CFA pour l’éclairage public par pan- neaux solaires. L’appel d’offre pour le recrute- ment du bureau d’étude qui viendra finaliser les études est déjà lancé. COOPERATION DECENTRALISEE
  32. 32. 34 N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN es fils et filles du village TOULA-NDIZONG dans le groupement Foto ont célébré le 14 Aout 2015 le 10ème anniversaire du trône de leur dynastie, la 17ème par ordre chronolo- gique. L’occasion a servi de prétexte pour tous les Ndizong de faire le bilan du chemin parcouru par le train de renais- sance et du modernisme lancé en 2004 avant de fixer de nouvelles bases pour un Toula toujours debout. Pour FOLEPE KEMLOH WAMBA, « c’était surtout l’occasion de faire le point et de mettre en relief la fierté et le dévouement du peuple Toula NDIZONG pour son souverain et son vil- lage.» « On ne peut pas faire le déve- loppement des gens contre leur volonté », a dit le nouveau président du comité de déve- loppement pour justifier la pre- mière action qu’il compte poser et qui consistera à orga- niser ce qu’il convient d’appe- ler consultations populaires en vue de rédiger un plan d’ac- tions pour le développement de TOULA. Etienne TAYO DEMA- NOU propose que les fils et filles de TOULA placent ce quin- quennat sous le signe de la fer- meté dans le dialogue. Pour Alain Jérôme TATANGMO, PCO de ce 10ème anniver- saire, c’est dans l’adversité que les génies se développent : « l’évènement du jour est le début d’une longue marche que nous commençons ce jour…aucun TOULA NDIZONG ne sera fatigué dans cette marche là…nous devons ai- guiser notre intelligence, nous devons préserver notre santé, nous devons consolider nos fa- milles, nos ménages, nos en- fants devront être plus disciplinés parce que la voix du succès est jalonnée de beaucoup d’embuches et TOULA NDIZONG s’est placé ré- solument sur la voix du succès et vous savez c’est dans l’ad- versité que les génies se déve- loppent… » Qu’est ce qui a changé à TOULA NDIZONG en 11 ans sous le règne de Folepe ? « … Depuis le 18 Aout 2005, date de la sortie du LAHKEM du chef Eric TAGNANG 1er, TOULA NDIZONG est un vaste chantier de construction ou de réformes sur les plans traditionnel, éco- nomique et social : Les routes qui passent dans les axes cen- traux facilitent les déplace- ments qui jadis étaient pénibles, Celles qui sont croi- sées permettent le désencla- vement et l’ouverture dans tous les quartiers, Les constructions nouvelles en béton armé au palais royal, Lycée bilingue, Hôpital AD Lucem, ……,L’éclai- rage public de certains quar- tiers et espaces facilite les déplacements nocturnes, Les fontaines publiques dans cer- tains points de regroupement massif permettent l’accès à l’eau potable…» En dehors des activités spor- tives, de la procession au lieu sacré Folepé, de la grande campagne médicale menée, cette célébration a donné du sourire aux élèves qui se sont distingués par leur travail au courant de l’année scolaire 2014/2015. Les lauréats aux examens officiels ont été ré- compensés et encouragés. Un nouvel homme fort à la tête du comité de developpement de Toula-Ndizong Etienne TAYO DEMA- NOU a été copté par ses pairs le 14 aout 2015 pour continuer l’œuvre de renais- sance et de moder- nisme dudit village commencée en 2004 par FOLEPE KEMLOH François. Au micro, Etienne TAYO DEMANOU, nouveau présient du comité SOCIETE
  33. 33. 35 N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN Mariages collectifs: L’exécutif communal de Dschang extirpe 51 couples du «maquis conjugal» en 2015 l’occasion de la fête du nouvel an et de la journée mondiale de la famille, édition 2015, le Maire Beaudelaire DONFACK et ses adjoints ont célébré des mariages collectifs. Des opérations coups de poings répétées qui visent la sortie des cou- ples de la clandestinité et du «maquis conjuga- lal». Ils sont respectivement 32 et 19 couples à avoir décidé de mettre un terme au « viens on reste » lors des célébrations en Mai et en Décembre 2015 des mariages collectifs organisés par l’exécutif communal en collaboration avec la délégation départementale de la de la promo- tion de la femme et de la famille pour la Me- noua. C’est la salle des actes de l’hôtel de ville de Dschang qui à chaque fois a servi de cadre à ces importantes cérémonies. L’agent communal Jacques Simplice ZEMO DJOUTIA, est décédé le 17/09/2015 à Ba- foussam de suites d’une coute maladie à 38 ans. Un départ bruque et inattendue car peu sont ceux de son entourage qui le sa- vaient malade. devenu pratiquement le poumon gauche du service financier de la commune de Dschang, «Simplo» comme l’appellaient affectueusement ses amis n’occupera plus son poste. La commune de Dschang et ses collègues qui l’ont conduit à sa dernière demeure à Mefet- Foto le 26 Septembre 2015, lui rendent une fois encore un vibrant hommage. Hommage à «Simplo» Célébration de mariages collectifs à la salle des Actes de la mairie
  34. 34. 36 N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN ommé le 15 septem- bre 2015 au plus haut niveau des charges académico-adminis- tratives de l’université de Dschang (UDs), le Pr Tsafack Nanfosso Roger Antoine Pépin vient d’être installé dans ses nouvelles fonctions. La céré- monie a été présidée par le Pr Fame Ndongo Jacques, minis- tre de l’Enseignement supérieur et chancelier des ordres aca- démiques. C’était le mercredi 23 septembre dernier en l’am- phi six cents de l’UDs, rempli de personnalités distinguées. SM Donfack Beaudelaire, maire de la commune hôte, a articulé son mot de bienvenue autour de deux axes essentiels : le renouvellement de la confiance des populations de sa commune à l’endroit du chef de l’Etat ; le merci au rec- teur sortant, le Pr Fométhé Ana- clet, pour avoir hissé l’UDs au premier rang des universités d’Afrique centrale. Il n’a cependant pas omis de formuler trois demandes, au bénéfice de la cité capitale touristique de l’Ouest : création d’un hôpital de référence, ou- verture d’une école normale supérieure, transformation de la filière sciences biomédicales de l’UDs en faculté de Méde- cine, de pharmacie et de sciences biomédicales. Dans son discours d’installation, SE Fame Ndongo Jacques a égrené, à l’adresse du nou- veau recteur, les repères qui devront baliser ses actions au quotidien, afin que l’institution universitaire dont il a la charge continue à réaliser sa triple mis- sion d’enseignement, de re- cherche et d’appui au développement. Citons au nombre de ces ba- lises : la professionnalisation accrue de l’enseignement à tous les cycles, la consolida- tion de la synergie entre le monde du travail et celui de la formation, la revitalisation des écoles doctorales, l’améliora- tion des recherches fonda- mentale et appliquée, la culture de l’esprit d’entreprise dans tous les établissements, la sécurisation de tous les cam- pus liés à son université à tra- vers le pays… Pour résumer le discours du mi- nistre, l’on peut se hasarder à lancer : « Capitaliser les jalons positifs laissés en aval par ses sept prédécesseurs, pour aller plus en amont dans sa mission. » Tsafack Nanfosso Roger An- toine Pépin est âgé de cin- quante-un ans. Il est marié et père de plusieurs enfants. Cet enseignant de formation est spécialiste de l’économie du travail. Il est passé au grade de professeur titulaire des universi- tés du Cameroun en 2006. Sur le plan professionnel il est resté, jusqu’au 15 septembre dernier, vice-recteur chargé du Contrôle interne et de l’évalua- tion à l’université de Yaoundé II et, cumulativement, directeur du programme de Formation en gestion de la politique éco- nomique. Ce programme est financé par la Banque mon- diale et la Fondation african capacity bulding. Le huitième recteur de l’Université de Dschang en poste: Le mercredi 23 septembre 2015, le périmètre urbain de Dschang tout entier a vibré au rythme de l’installation du Pr Tsafack Nanfosso, dans ses fonctions de recteur. SOCIETE
  35. 35. 37 N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYENN° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN uvert en 2012, le Centre de promo- tion de la femme et de la famille reste opérationnel à ce jour. Son fonctionnement est cepen- dant handicapé, par manque de moyens. Le Centre de Promotion de la Femme et de la Famille (CPFF) de Dschang a ouvert ses portes au public en début 2012. Il a essentiellement une double fonction. D’abord, ac- cueillir et héberger des per- sonnes en grande détresse et exclues de leur environnement habituel. Comme cet héber- gement ne dure que le temps de chercher un point de chute, il n’excède générale- ment pas trois jours. L’autre mission du CPFF est de dispenser des formations pra- tiques à des apprenants. Ces savoirs se déclinent en deux formules : les formations occa- sionnelles et les formations continues. Les premières sont ponctuelles et se déroulent sur une durée allant de quelques heures à quelques jours. Elles viennent généralement étoffer l’organisation célébrant des journées commémoratives d’événements particuliers, à l’instar du 8 mars. De leur côté, les formations continues sont sanctionnées par des diplômes, au bout de deux années de théorie et de pratique en ateliers. Elles sont ouvertes aux adultes des deux sexes et aux personnes n’ayant pu s’épanouir ailleurs. Les frais d’inscription s’élèvent à trente milles francs par an (30 000 Fcfa/an). Le payement de cette somme donne à l’apprenant le droit de bénéficier de toutes les for- mations ponctuelles. À l’heure actuelle, quatre ateliers per- manents sont opérationnels au Centre. Ces ateliers portent sur : la couture, l’esthétique-coif- fure, l’hôtellerie-restauration et les technologies de l’informa- tion et de la communication. Grâce à un appui de la Com- mune de Dschang, l’atelier d’hôtellerie-restauration a été équipé dans sa partie restau- ration. Ces équipements sont composés : d’un réfrigérateur, d’un four à gaz avec bou- teilles, de plusieurs marmites et d’un peu de vaisselles. À en croire Fouogue Antoi- nette, Directeur du CPFF, de nombreux projets générateurs de revenus sont prêts à être mis en œuvre au Centre. L’on peut citer : la fabrication de confiseries et de jus de fruits naturels, le séchage de fruits en saison d’abondance, l’ou- verture d’un restaurant et d’un centre d’hébergement d’une capacité de dix lits, la fabrica- tion de yaourts à base de soja et de lait de vaches… Seulement, le CPFF manque grandement de financements pour transformer ses multiples projets en réalité. Le Centre dispose d’une grande salle po- lyvalente de cinq cents places, et de dix salles modu- lables de cinquante places. Ces dix salles peuvent aisé- ment servir d’ateliers… » Avec l’arrivée de son actuel di- recteur, le CPFF offre égale- ment des formations à la carte, selon les besoins des deman- deurs. A la découverte du CPFF et de ses missions. Elèves en atelier de couture au CPFF
  36. 36. 38 N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN DES ACTIONS EN PLUS N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN Des tables bancs de la Commune de Dschang remis le lundi 14 septembre 2015 à 11 écoles primaires publiques (NdahFongo-Ndeng, Siteu, Foto, Nteingué-Foreke-Dschang, NzentsoForeke- Dschang, Fossong-Wentcheng, Fotetsa,Tchouale, Ngui, Application du centre, Toula Foguimgo, Plateau). Toits coniques refaits de l’entrée du marché A de Dschang De nouvelles boutiques à l’ancienne gare-routière. Travaux de construction du nouvel hangar du marché B en cours d’achèvement. Première phase achevée des travaux de construction de la clôture de l’hotel de ville Aménagement d’espaces verts au centre administratif
  37. 37. 39 C’est conscient de ces enjeux, que la Cellule communale de Communication a entrepris d’élaborer un Plan Stratégique de Communica- tion Communal (PSDC) pour mieux cadrer et va- loriser les différentes initiatives dans la commune dans le domaine de la communica- tion. Pour ce faire, un diagnostic ou état des lieux de la communication communale a été mené. Dans le chapitre concernant les radios, la ville de Dschang est couverte par les ondes de qua- tre radios. Il s’agit de la Radio Yemba , de la Radio Nghie-lah, de la toute nouvelle Radio NKWALAH et de la Dschang University radio.Toutes ces radios, au-delà des spécificités qui leur sont propres, travaillent à éduquer et sensibiliser les populations. Avec deux d’entre elles, la Commune de Dschang a signé une convention pour la diffusion régulière de ses communiqués ; spots et programmes. La commune de Dschang densifie la communication sur ses activités dès janvier 2016 Objectifs de l’action: Donner une visibilité des actions de développement communales, ren- forcer la culture démocratique et contribuer à la formation d’une opinion publique locale. N° 010 Décémbre 2015 LE CITOYEN Podium Communal : tous les vendredis (19h30-20h), les lundis (14h-14h30), les jeudis (22h-22h30) et les dimanches (14h-14h30) Eau et Energie pour tous : Tous les mardis (18h30-19h) MaGeTV sur les ondes : Tous les vendredis (14h-15h) Tourisme et Développement: tous les samedis (14h-14h30) Voici les rendez-vous de la commune de Dschang sur les ondes de ces radios partenaires Espace Communal : Tous les mercredis (20h30- 21h) et les vendredis (9h30-10h)
  38. 38. La FASA de l’Université de Dschang Entrée du Marché A de Dschang Eglise du Sacré-Coeur de Dschang Pont des plaisirs du lac munici- pal de Dschang Le rond-point de la Place de l’Indépendance Musée des Civilisations Centre climatique de Dschang

2015 à la Commune de Dschang a été l'année de tous les défis que l'exécutif communal s'est attelé à relever malgré un chemin parsemé d’embûches. Elle a aussi été l'année de grands succès sur le plan de la Coopération décentralisée avec l'amélioration de la desserte en eau, conséquente de l'aboutissement de la deuxième phase du projet AIMF, le réchauffement des liens d'amitié et de coopération entre Nantes et Dschang, des subventions accordées par l'AFD et l'UE pour des projets touchant directement l'amélioration du cadre de vie des populations.....

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